A la découverte de : The Larry Sanders Show

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16 août 2012 à 8:30
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The Larry Sanders Show

Le 15 aout 1992, HBO lançait la diffusion de The Larry Sanders Show, une comédie pas comme les autres dans son format et dans son ton qui est devenue une référence dans son genre et dont l’influence sur le monde des sitcoms est aujourd’hui encore bien visible.

De quoi parle la série

Larry Sanders est le présentateur d’un talk-show populaire diffusé sur la cable, The Larry Sanders Show. Sa vie de tous les jours est pavée d’embuches, entre les invités, ses employés, son producteur, les dirigeants de la chaine et sa vie personnelle. Larry fait donc de son mieux pour satisfaire son égo de star et embrasser son narcissisme.

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L’histoire derrière la série

Co-créateur et acteur principal de The Larry Sanders Show, Gary Shandling était un comique qui débuta dans le milieu de la stand-up comedy à Los Angeles. Comme beaucoup à l’époque, il s’est fait un nom en passant par The Tonight Show animé par le légendaire Johnny Carson. Il est alors devenu un invité régulier de l’émission et finira même par être un animateur occasionnel, remplaçant Carson quand celui-ci était indisposé ou en vacances.

Après l’annulation de sa comédie It’s Gary Shandling’s Show sur Showtime (1986-1990, 72 épisodes), et une rediffusion de la série sur FOX qui lui apporta une certaine reconnaissance, Shandling s’appuya sur son expérience sur The Tonight Show pour poser les bases de The Larry Sanders Show. Elle sera diffusée sur HBO durant 6 saisons pour un total de 89 épisodes.

Naturellement classée dans la catégorie sitcom, The Larry Sanders Show est parfois simplement cataloguée comme un talk-show satirique. C’est en fait un mélange des deux formats, étant donné que la série a une partie talk-show enregistrée dans des conditions réelles avec des invités jouant leurs propres rôles devant un véritable public, tandis que le reste – dans les coulisses – s’apparente à de la traditionnelle comédie single-camera.

Ironiquement, la barrière entre la réalité et la fiction était encore plus fine qu’on pouvait le croire, puisque Gary Shandling s’est vu offrir une place d’animation pour un talk-show en 1993, quand David Letterman quitta NBC pour CBS. Bien entendu, il refusa et cela fut tourné en blague dans la série avec une petite apparition de Letterman en prime.

The Larry Sanders Show est aussi connu pour les talents qu’il révélait. Si, par exemple, Peter Tolan et Judd Apatow restèrent d’un bout à l’autre, devant la caméra, Jeremy Piven et Janeane Garofalo sont partis parce qu’ils n’avaient pas assez de matériel (selon eux) et que leurs carrières décollaient réellement.

Enfin, si on peut voir l’empreinte de The Larry Sanders Show sur des comédies comme 30 Rock, Curb Your Enthusiam, Extras ou encore Alan Partridge, la série est surtout à la base de la réputation de HBO, délivrant de la télévision de qualité repoussant des limites en explorant des thèmes sensibles de manière intelligente et en maintenant un standard de production élevé.

Découvrir la série aujourd’hui

The Larry Sanders Show 2

La première fois que j’ai entendu parler de The Larry Sanders Show fut à l’occasion des Emmy Awards avec la nomination de David Duchovny pour sa participation en guest star – pour rappel je m’occupais d’un site de fan sur The X-Files à l’époque (nostalgie…). Ne recevant pas les chaines qui la diffusaient en France à cette période, il était difficile de la regarder.

De nos jours, par contre, elle est disponible en intégralité en DVD zone 1, ce qui a permis il y a quelques années de la remettre sur les devants, et elle le méritait bien.

Lancée il y a maintenant 20 ans, The Larry Sanders Show est une véritable fenêtre sur la pop culture américaine des années 90, mais elle est également encore des plus modernes dans son ton et dans ses thématiques. Cela dit, il est indéniable qu’être familier avec l’univers du show-business de l’époque permet d’apprécier l’humour tournant autour des invités de Larry – de même que les blagues d’ouvertures du talk-show demandent une certaine remise en contexte pour être comprises, mais passer à côté n’entame pas le plaisir du visionnage.

Quoi qu’il en soit, l’esthétique est légèrement datée – la mode vestimentaire et capillaire du début des ‘90s ne pardonne pas –, ce qui est de l’ordre du détail qui tend surtout à faire naitre une certaine nostalgie. Côté scénario, le temps n’a clairement pas fait de ravage. Les dialogues sont affutés, les blagues font mouche, le comique de situation est d’une rare efficacité et les comédiens débordent d’énergie.

S’il faut s’adapter au style de comédie pratiqué par Gary Shandling pour apprécier son personnage sympathique, mais au combien névrosé, ce n’est pas la même chose avec son sidekick, Hank Kinsey, interpréter par l’inimitable Jeffrey Tambor. Ajoutons que Rip Torn dans son rôle d’Artie, le producteur protecteur et autoritaire, impose son charisme dès qu’il lâche son premier sourire hypocrite.

L’hypocrisie coule d’ailleurs à flots dans les coulisses du Larry Sanders Show, car c’est le show-business ! Tout le monde aime tout le monde, et tout le monde tire dans les pattes de tout le monde une fois que les dos sont tournés. Enfin, c’est probablement exagérer un peu, étant donné que Larry a quelques amis dans le milieu – ce qui n’empêche pas quelques trahisons.

La série ne tourne pas qu’autour des devants de la scène, se consacrant d’ailleurs plus aux coulisses. De ce côté-là, on parle relation avec les collègues et employés (les auteurs), le network, les affiliés et autres. Le tout étant souvent axé sur la volonté du staff à satisfaire leur patron, ce qui n’enlève rien aux critiques parfois acides des dessous du showbiz.

Enfin, Larry a une vie privée avec des ex-femmes et des aventures passagères – Artie veille au grain pour que cela n’affecte pas le show, car c’est ce qui compte avant tout.

Deux décennies plus tard, découvrir The Larry Sanders Show n’est clairement pas une perte de temps. C’est une comédie intelligente qui délivre toujours les rires et qui ne souffre pas véritablement d’être à ce point ancrée dans son époque. Certes, être familier avec les années 90 aide certainement à l’apprécier un peu plus, tout comme avoir déjà vu des talk-shows, mais même sans ça il est difficile de ne pas tomber sous le charme de la série et de ses personnages.

Le générique

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