Avant la conclusion, retour sur Breaking Bad (saison 1 & 2)

Avant la conclusion, retour sur Breaking Bad (saison 1 & 2)

Après avoir lancé Mad Men durant l’été 2007, AMC proposa début 2008 sa seconde série originale, Breaking Bad. L’accueil critique plus que positif de la première ouvrit la voie pour celle qui suivit. Entre ça et le fait qu’avec la grève des scénaristes nous n’avions de toute façon pratiquement rien d’inédit à regarder, il va sans dire que le nouveau show de Vince Gilligan méritait à ce moment-là qu’on lui donne une chance.

Dans quelques semaines, Breaking Bad s’achèvera donc dans une conjoncture bien différente. À présent, il y a une bien meilleure excuse pour la regarder, elle est juste devenue une excellente série et il ne faut pas la rater, puisque de la télévision de ce niveau, on n’en voit pas beaucoup.

Pour tout dire, ce n’était pas forcément gagné au commencement. Si son concept était intrigant et prometteur, et le casting des plus solides – ou presque, car Anna Gunn n’a pas toujours brillé –, j’ai rencontré des difficultés à réellement apprécier la série à ses débuts. Avec un trop-plein de métaphores sur un rythme parfois trop lent, Breaking Bad me paraissait par moment être l’un de ses shows qui n’avaient été qu’à moitié réfléchis au point de départ et qui n’étaient finalement pas destinés à aller où que ce soit. Il lui faudra quelque temps pour montrer que ce n’était pas le cas, mais l’investissement a été tout de même plus que récompensé. Néanmoins, regarder un épisode par semaine au début n’était pas spécialement ce qu’il y avait de plus enthousiasmant durant les deux premières saisons.

Avant d’entamer la seconde moitié de la cinquième et dernière saison, nous allons donc revenir sur les grands moments de la série, ce qui pava la route vers l’excellence.

L’introduction

Si Breaking Bad peina à décoller, ce n’est pas la faute de son pilote qui est d’une grande efficacité. Il possède tout ce qu’on pouvait espérer : une exposition coup-de-poing, une couche émotionnelle tangible, un héros qui prend de mauvaises décisions et une iconographie forte.

Breaking Bad (s01e01)

L’explosion

La première saison avait ses moments, la dissolution du corps dans la baignoire est certainement l’un des plus marquants auquel le show fera plusieurs références par la suite.

Néanmoins, s’il y a bien un moment où les scénaristes ont montré qu’ils pouvaient vraiment emmener leur show là où ils le promettaient, c’est quand Walt se rend chez Tuco (Raymond Cruz) pour négocier et sort littéralement de façon explosive – épisode Crazy Handful of Nothin (1.06).

La fin de Tuco, le début de Hank

D’une certaine manière, la première saison s’est réellement achevée à la fin de l’épisode 2 de la saison 2. Le moment où Hank et Tuco se font face à face met un point final à la première grosse story-arc de la série et s’occupe également de mettre Hank sur la piste de Jesse. Si auparavant l’agent de la DEA était plus ou moins inoffensif, cela change après cela. On peut dire qu’à ce niveau, Breaking Bad met en place une conjoncture qui définira définitivement la suite.

Breaking Bad (S2 ep2)

Better Call Saul

Introduction de Gus Fring

D’une certaine manière, la seconde saison est celle où tout prend forme doucement. Les pièces se posent et commencent à s’emboiter. L’une d’entre elles est bien entendu Grus Fring. Personnage désormais mythique de la télévision, cet homme en apparence innocent qui se cache à la vue de tous est extrêmement dangereux. Un génie du mal qui vend du poulet. Toute l’intelligence de Breaking Bad pourrait presque finir par être résumée à la manière dont sont construites les figures secondaires. Dès le premier contact, Gus surprend et s’impose face à un Walt qui a déjà commencé à bien se salir les mains et à trouver en lui une force de persuasion qui le transformera. C’est un tournant majeur pour la série.

Le crash

Arrivée à la fin de sa seconde saison, Breaking Bad n’était définitivement plus la même qu’elle était quand elle débuta. Elle a lentement pris une forme sur laquelle l’histoire pouvait se bâtir et aller réellement quelque part. Pour la conclusion, on nous sert cependant un boom qui est, comme on le comprendra par la suite, le symbole d’une tragique étape, ce moment où Walt ne peut plus faire marche arrière. Ses actions ont des conséquences mortelles et si d’habitude il ne les voit pas, cette fois, elles s’écrasent directement dans son jardin. C’est le genre de métaphores élaborées sur lequel la série s’est construite. Elles s’estomperont cependant par la suite, au fur et à mesure que Walt acceptera qui il est réellement.

Nous reviendrons sur la troisième saison la semaine prochaine.

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