Bilan 2014/15 : Les déceptions de la saison

Deceptions de la saison 2014-2015

Après les meilleures saisons et les meilleures nouveautés, nous changeons de disque pour parler de ce qui fut décevant durant cette saison 2014-2015. De façon plus que regrettable, on ne peut qu’observer le fait qu’il ne fut pas très difficile d’établir une liste de déceptions.

Que ce soit des acteurs mal employés, des concepts exploités de façon déplorable, des storylines qui ont mal tourné ou bien encore des séries qui combinaient tout cela, nous faisons un retour rapide et qui ne semblera probablement pas exhaustif pour tout le monde. C’est en tout cas la sélection de notre équipe et ne vous gênez pas pour partager vos déceptions de la saison dans la section commentaire.

Pour la suite, nous laisserons toute cette partie désagréable derrière nous, puisque vous pourrez retrouver dans les jours qui viennent nos listes regroupant les surprises de la saison et les meilleurs personnages, mais également un top des lecteurs qui viendra clôturer cette semaine de bilans.

Pour le moment donc, voici nos déceptions :

Les acteurs de talent dans des séries à la qualité discutable

Patricia Arquette, Halle Berry, Kyle Chandler et Jason Isaacs

Ce n’est pas une nouveauté. Pour rendre une série moins générique, on engage des acteurs de renoms pour porter les projets. C’est bon pour la promotion, en particulier pour le marché international. Le problème est que cela tourne bien souvent au gaspillage pur et simple de talent. Le plus bel exemple est Patricia Arquette. Après son rôle récurrent dans Boardwalk Empire où elle était simplement brillante et après avoir remporté un oscar, la voilà de retour sur CBS 4 années après la fin de Medium pour prendre la tête de CSI: Cyber. Dernière née de la franchise CSI, celle-ci ressemble plus à une mauvaise blague qui n’a pas de fin qu’à une série TV de qualité. Le pire étant qu’elle a été renouvelée et que Patricia Arquette est ainsi coincée dans ce show pour une saison supplémentaire au moins. Idem pour Halle Berry, car même si son oscar est plus vieux et qu’Extant est plus regardable que CSI: Cyber, on pouvait s’attendre à ce qu’elle s’installe à la télévision dans un projet de bien meilleure facture. Idem pour Jason Isaacs qui insiste à faire de mauvais choix et gaspille cette fois son talent dans Dig. La pire des illustrations du problème se trouve avec Kyle Chandler et Ben Mendelsohn dans Bloodline. Si on devait résumer ce qui donne de l’intérêt à cette série, la performance des deux acteurs est en tête devant tout le reste. On les enlève et il ne reste plus grand-chose et cela est fort regrettable.

Les séries qui n’ont pas exploité leur potentiel

Ascension, Backstrom, Stalker et American Horror Story: Freak Show

Cette année, les gaspillages ont été nombreux. Il n’y a peut-être rien de pire que de voir un concept de série se diluer complètement à une vitesse dramatique. American Horror Story: Freak Show a ainsi oublié de faire peur et même d’intéresser alors qu’elle avait le décor parfait pour donner des frissons. Stalker et Eye Candy ont des concepts qui sont relativement similaires et terriblement mal exécutés. Elles parlent de menaces réelles et d’actualité liées à internet et passent totalement à côté de leur sujet. C’est probablement mieux que Backstrom qui n’en a pas vraiment un. Avec son flic irascible incarné par Rainn Wilson, ce procédural policier semble vouloir être le nouvel House, mais vire à l’autoparodie involontaire à une vitesse impressionnante. Pour un projet qui fut longuement développé, c’est triste. Enfin, la mini-série Ascension avait de quoi devenir une véritable série sur SyFy, mais on ne peut qu’apprécier le fait que la chaine ait décidé de ne pas continuer, car son pitch de départ n’était qu’une façade pour camoufler un twist qui enlève tout l’intérêt de l’angle SF pour en faire un mauvais thriller de base.

Les ratages de Gotham et The Strain

Gotham et The Strain

Voilà deux séries promues avec beaucoup de vigueur par deux chaines qui voulaient en faire des succès. Créativement parlant, pour l’une comme pour l’autre, le ratage est retentissant. The Strain est clairement plus mauvaise que Gotham avec ses personnages péniblement stupides, ses twists ridicules, son rythme fatigant et son incapacité à améliorer une histoire qui ne demandait qu’à être rendu un peu moins mauvaise. Si le livre qui sert de base à The Strain n’était pas très bon au départ, l’univers de Batman d’où sortent les personnages de Gotham était plus solide et c’est bien là le souci, car Bruno Heller parait incapable de le réaliser et enchaine les storylines sans saveur en espérant qu’un protagoniste secondaire viendrait sauver le tout. Le Pingouin ne pouvait pas tout faire et l’Ogre arrive trop tard, rappelant tout de même que Gotham avait justement du potentiel.

Ra’s al Ghul et la Ligue des Assassins dans Arrow (saison 3)

Ra's al Ghul (MAtt Nable) dans Arrow

Dans le genre personnage problématique, Arrow n’est pas en manque. Le souci est que son grand-méchant de la saison, le fameux Ra’s al Ghul (Matt Nable), en fait partie. Sans un ennemi de taille à abattre, le super-héros n’a rien de mieux à faire que s’en prendre à des petites frappes qui volent les sacs des grands-mères. Le but de Ra’s était d’être un challenge insurmontable, ce qu’il ne sera pas. Son ton monocorde et sa logique tordue en font un opposant irritant, mais le plus grand ennemi d’Oliver Queen est lui-même, Ra’s n’est qu’un mauvais second – ce qui ne sera jamais reconnu par les scénaristes. En passant derrière le colossal Slade Wilson, Ra’s al Ghul et sa ligue d’assassins avaient du travail à faire et n’accomplissent pas grand-chose.

Les Queens of Darkness de Once Upon a Time

Malefique, Cruella et Ursula de Once Upon a Time saison 4

Pour sa seconde moitié de saison, Once Upon a Time nous promettait trois nouvelles méchantes diaboliques, les Queens of Darkness : Maleficent, Cruella et Ursula. Elles veulent leur fin heureuse et sont prêtes à tout pour l’obtenir. Du moins, c’est ce qu’on nous répète au départ. Le souci est qu’elles ne sont au final qu’une grosse distraction, ce qui est regrettable quand on voit que Cruella était la première véritable psychopathe à prendre ses quartiers à Storybrooke, là où les méchants habituels ont toujours une bonne excuse pour ne pas être gentils. Elle était née comme ça, ce qui était un twist intéressant, surtout après que l’on ait découvert qu’Ursula n’était pas vraiment méchante dans le fond et que Maleficent était juste en deuil. Les Queens of Darkness ne sont pas vraiment les reines de quoi que ce soit, juste un gimmick promotionnel de plus.

Le retour à l’espionnage d’Archer

Archer - Saison 5

Pendant une saison, Archer et ses amis ont tenté d’être des trafiquants de drogues. Ils étaient simplement horribles à cela, incapables de refourguer leur cargaison avant que Pam ait fini de la consommer. Heureusement, Christian Slater est arrivé et, avec lui, c’est le monde de l’espionnage qui a repris les dessus. Le résultat est relativement sans intérêt. Quelques épisodes étaient réellement excellents, mais le reste est juste paresseux. Les scénaristes se contentent de lancer leurs personnages dans une situation et les laissent être eux-mêmes en espérant que cela soit suffisant. Ce n’est plus le cas à ce niveau de la série.

Le traitement de la carrière politique d’Alicia (seconde partie de saison)

Alicia Florrick - The Good Wife, saison 6

Si la saison 6 de The Good Wife avait commencé sous les meilleurs auspices avec la storyline entourant l’emprisonnement de Cary, la série aura cependant plus de mal à nous faire adhérer à la nouvelle carrière d’Alicia, et surtout au traitement de celle-ci durant la seconde partie de saison. Alors que cette dernière venait juste de créer un nouveau cabinet avec son ami Cary, et que des circonstances exceptionnelles avaient amené Diane à se joindre à eux, les scénaristes avaient décidé que la carrière de notre héroïne devait suivre les traces de son mari en se présentant aux élections de Procureur d’État. Le résultat sera alors plus que mitigé oscillant entre de grands épisodes et d’autres tellement éloignés des standards de la série qu’ils malmèneront grandement les seconds rôles et Alicia, ce qui s’avèrera plus que préjudiciable. Si l’idée de base était innovante, le traitement de cette intrigue avec ces incohérences et sa fin douce-amère se révèlera donc être un grand point faible de cette sixième saison de The Good Wife.

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