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Part. 1 – Tableaux Récapitulatifs
Part. 2 – Le Bilan de Carole
Part. 3 – Le Bilan de Fabien

Le Bilan de Carole

La meilleure nouvelle série : Life
La meilleure saison : Journeyman
La série surestimée du moment : Mad Men
On aimerait que cela s’arrête : Heroes
Le pire moment télévisuel de l’année : Claire Bennet amoureuse.
Un grand moment de télévision : Live No One Behind (2.14) – FNL (tout l’épisode)
On en rigole encore : Shawn Spencer/Burton Guster dans American Duos (Psych – 2.01)
Le meilleur season finale : Supernatural
La déception de l’année : Bionic Woman
Le coup de cœur : The Riches
L’incontournable : John Adams

Bilan

Le bilan se révèle bien difficile cette année. Premier obstacle : un visionnage plus conséquent que l’année dernière. Second obstacle : des programmes qui remontent dans le temps, beaucoup de choses ont été vu entre temps.

Qu’importe son annulation et les possibles critiques négatives, Journeyman est LA seule série que j’ai aimée de A jusqu’à Z. La mauvaise programmation, après Heroes, et son genre l’a malheureusement voué à l’échec. Dans quelques années, elle ne sera citée que par les amateurs de SF et autres, et tant mieux pour nous qui l’auront vu.

Life est donc la meilleure nouvelle série de l’année, elle a été renouvelée, et malgré quelques faiblesses, elle n’est aucunement surestimée, elle ne m’a pas déçue, et elle m’a même surprise.

Regardé un peu à retardement, Mad Men m’a profondément ennuyée, et s’est révélé être plus prétentieuse qu’ambitieuse. Il y a une leçon évidente à tirer : mettre un scénariste des Sopranos n’est pas synonyme de qualité. The Sopranos, c’était David Chase.

J’ai quand même beaucoup plus souffert au cours de mon visionnage d’Heroes, où si peu d’acteurs arrivaient encore à sonner juste, où j’aimerais tant que Tim Kring se décide à lire X-Men et Rising Stars au lieu de les pomper sans en comprendre la force. C’était très mauvais, et je ne suis pas sûre que les moments mielleux de Claire aient été les plus douloureux, mais j’ai fait un blocage sur les autres.

Le grand moment de télévision est censé nous marquer, nous venir tout de suite à l’esprit. J’ai pensé à John Adams, à sa musique, à ses décors, à son visuel, et ses acteurs. D’un autre côté, je crois que même le plus émotionnel des épisodes de In Treatment n’a pas réussi à me prendre autant aux tripes que celui de Friday Night Lights.

Un autre épisode de Friday Night Lights m’a beaucoup marquée par sa détente et ses moments comiques, tout autant que le duo Shawn/Gus de Psych. Ils étaient tellement allumés dans cet épisode qu’il est définitivement impossible de l’oublier. Ex-eaquo, les Frères Winchester dans Bad Day at Black Rock (3.03). Supernatural sait vraiment être très drôle.

Ce n’est pas tout ce qu’elle sait faire, elle sait aussi bien faire peur, ou tenter de faire pleurer. Il y a un défaut inhérent à la série, son dramatique devient parfois bien trop lourd et pesant. Qu’importe, car tous les ans, c’est encore mieux, car ces défauts-là peuvent aussi être des qualités. Je ne sais pas si c’est véritablement le meilleur season finale de la saison, mais en tout cas, c’est celui qui me donne envie d’être là pour la saison suivante.

Je passe rapidement sur Bionic Woman, qui n’est pas une déception dans le sens où je n’ai pas eu ce que je voulais, mais un simple gaspillage. La saison a été bonne puis mauvaise. Les changements de showrunner ont eu sa peau. Dommage.

Mon coup de cœur n’est pas une nouveauté, il s’agit de The Riches. Je passe beaucoup de temps à en dire du bien, et à éviter de parler des défauts. J’avais commencé la saison 1, je m’étais arrêtée pour reprendre plus tard. Et au moment de la reprise, j’étais étonnamment impatiente, et ce que j’ai vu n’était pas obligatoirement ce que j’attendais, je me suis questionnée et je n’ai rien vu venir. La série a grandi en moi, sans que je le voie venir.

Cela n’a pas fait forcément du bruit, mais c’était majestueux : John Adams est l’exemple même des miniséries HBO, de leur force, de leur potentiel, de leur talent, de leur ambition. Aucune chaine ne raconte l’histoire – de n’importe quelle époque – avec autant de savoir-faire. De la grande télévision.

La saison à venir

Avec le recul, la saison qui vient de s’écouler n’était pas aussi mauvaise qu’on aurait pu s’y attendre. Malheureusement, la grève aura eu pour effet de déteindre sur la saison à venir. La grille de rentrée serait bien différente s’il en avait été autrement.

Je ne suis pas trop le type de personnes à m’emballer avant d’avoir vu au moins un épisode. Je suis quand même sur le pied de guerre pour la minisérie HBO, Generation Kill, et c’est surtout la curiosité qui me ronge pour True Blood. Les critiques pour le pilote ne sont pas positives, mais tant pis ! Je veux voir comment Alan Ball va réussir à rendre le ton décalé et léger de Charlaine Harris à l’écran en essayant de rendre l’univers crédible. A l’exception de N°1 Ladies detective Agency, HBO occupe une place de choix dans mes attentes de la saison à venir, et pas très loin, FX.

Sur les networks, le buzz ne prend qu’à moitié sur ma personne : je regarderais Beverly Hills et je triperais sur le générique (et je prie pour que ce soit bon), et j’espère que Fringe sera à l’arrivée une belle surprise. Merlin et Crusoe sont des projets ambitieux (et en coproduction avec l’Angleterre), de même que Kings, qui me fait penser à Goong (hit coréen) dans son idée de départ. The Ex-List ne m’intéresse pas du tout, Eleventh Hour beaucoup plus. Si beaucoup laisse déjà les projets de CBS sur le carreau, les castings de ses séries sont pour moi source de motivation.

Je pourrais pour l’occasion tergiverser sur les remakes de la saison, mais on n’en a pas fini autrement.

La BBC et ITV ont beaucoup de séries ou miniséries qui m’intéressent. On ne sait pas si cela va être bon avant de l’avoir vu, mais l’envie est bien là.

Je termine sur une série asiatique, The World That They Live In, avec Hyun Bin et Song Hye Gyo. Le casting est suffisant pour que je sois devant.

On espère plein de bonnes choses en perspective, et de beaucoup de moins bonnes. Un peu quand même, on veut pouvoir encore dormir.