Bilan de la saison US 2010/11

Comme tous les ans, la rédaction de Critictoo vous propose un bilan de la saison qui vient de s’achever. On change toutefois la forme puisque le grand tableau de notes disparait et, surtout, nous avons décidé de dédier ce bilan uniquement à la saison américaine. On offrira un bilan pour la production britannique plus tard cette année.

Enfin, la saison 2010/11 représentée ici est composée des séries diffusées entre le 1er juin 2010 et le 31 mai 2011.

Carole

Meilleure nouveauté de la saison : Terriers possède une seule et unique saison qui forme un tout.
Meilleur drama : Mad Men et sa quasi-parfaite saison 4.
Meilleure comédie/sitcom : Archer, encore mieux qu’en saison 1.
Meilleur personnage (au masculin) : Tyrion Lannister (Game of Thrones), parfaitement écrit et interprété.
Meilleur personnage (au féminin) : l’impeccable Diane Lockhart (The Good Wife).
Meilleur duo/équipe : Contre toute surprise, Linden et Holder (The Killing). Ils ne rivalisent pas avec Lund et Meyer, au contraire, ils ont leur propre dynamique, et ils s’inscrivent ainsi comme la petite réussite d’une adaptation malheureusement ratée.
Le personnage sous-exploité : Cette question n’existe que pour me laisser la possibilité d’écrire Tim Gutterson, et par extension Rachel (dont je ne suis pas capable de me souvenir du nom de famille). On pouvait espérer que la saison 2 de Justified rectifierait le tir, mais ce ne fut pas le cas.
Le personnage sur-exploité : Leila dans The Event. Elle fut un aimant à mauvaises idées. Toute personne s’approchant trop près d’elle perdait en plus une part de son intérêt. Autrement, Tyler dans « V », sa simple présence était de trop.
Meilleur acteur : Kyle Chandler (Friday Night Lights) pour ses 5 saisons à avoir été coach, époux, père et optionnellement homme idéal.
Meilleure actrice : Anna Torv (Fringe) pour avoir tenu trois rôles (Olivia, Faux-livia et Bellivia).
Meilleur épisode : le tout simplement hilarant Placebo Effect (2.09) dans Archer. Mad Men, Terriers ou Friday Night Lights possèdent sûrement un épisode qui mérite d’être cité, mais départager se révèle beaucoup trop compliqué.
Meilleur générique : The Chicago Code, meilleur moment d’un épisode.
Meilleure soundtrack : Rescue Me et Californication sont toujours à la hauteur sur le plan musical. Pour la composition originale, je suis totalement sous le charme de Game of Thrones.
Une scène inoubliable : la scène de fin de saison de The Mentalist. Elle avait l’intensité parfaite que le moment méritait.
Une série qui s’est améliorée cette saison : Le retour de Anthony Zuiker a énormément aidé CSI.
Une série qui s’est détériorée cette saison : True Blood, avec une saison 3 bourrée d’intrigues et de personnages, et au final peu de place pour mener à bien l’ensemble.
Une série qui devrait s’arrêter : House se dirige vers sa fin, et je trouve que c’est une bonne chose. Je préfère la voir partir quand j’ai encore de l’affection.
Une série que l’on ne reprend pas l’année prochaine : j’aimerais écrire sans une arrière pensée Camelot, mais me connaissant, je serais capable de reprendre si la série est renouvelée.
Une nouveauté que je n’aurais pas du regarder jusqu’au bout : À un épisode près, The Cape.
Une série que l’on voudrait que plus de monde regarde : avant de ne plus pouvoir inscrire son nom, Rescue Me.
Une série que l’on regrettera l’année prochaine : Stargate. Pas Universe, mais juste le fait que cela sera la première saison sans une série Stargate en 14-15 ans.
Une série que l’on compte rattraper cet été : Stratégiquement, avec le retard de la saison qui vient de se terminer, je ne suis pas convaincue d’avoir le temps d’aller au delà, mais si je peux, Parks and Recreation, que je devais déjà regarder au cours de la saison.
La réplique de la saison : « Clear eyes. Full heartsWe’ll deal with that later.«  – Coach Taylor (Friday Night Lights).

Bilan personnel :
La saison 2010-2011 s’est terminée avec une once de déception. Peu de nouveautés sont sorties du lot, et trop d’anciennes ont souffert. Peut-être est-ce le cycle de la vie ? Si j’avais trouvé que la saison dernière s’était montrée qualitativement bonne, la saison suivante ne pouvait peut-être pas naturellement délivrer ce que j’en attendais.

Il y a quand même eu des ratés difficilement discutables. De la saison 1 de The Walking Dead qui ne fut pas très inspirée, au manque d’ambition de No Ordinary Family, à la destruction du potentiel de The Event, ou encore Caprica qui s’est refusée à décoller avant ses derniers épisodes.

Enfin, comme je ne suis pas de nature à me focaliser sur ce qui n’a pas fonctionné, la saison aura surtout été la fin émouvante de Friday Night Lights, l’amitié avec Terriers, la conspiration avec Rubicon, les pleurs de rires devant Archer, Louie ou même Futurama, quelques moments d’émotions avec Parenthood, du soleil avec Royal Pains, une sympathique première partie de saison pour Sanctuary ou encore un sentiment d’aboutissement avec Californication.

Mais, il ne faudrait pas oublier qu’écrire derrière un visionnage change la donne. Malgré une saison qui me laisse sur un sentiment mitigé, j’ai vraiment aimé écrire sur Supernatural. Beaucoup moins sur Sons of Anarchy avec une saison moyennement inspirée et une routine trop présente. J’ai eu un peu de mal à trouver mon rythme sur Boardwalk, comme la série finalement, et The Killing m’a confronté à l’horrible exercice d’éviter de continuellement ramener à l’original. On a toujours à apprendre des séries !

J’ai aussi appris à laisser plus de séries qu’à l’accoutumée de côté pour terminer la saison plus reposée et prête à me plonger finalement dans cette liste de programmes (avec nouveautés et retour) qui devra en partie égayer l’été – avec le soleil, il va de soi !

Fabien

Meilleure nouveauté de la saison : Game of Thrones. La série HBO a rempli son contrat sans se forcer, et c’était plus que la majorité des nouveautés de la saison.
Meilleur drama : Mad Men. La meilleure saison jusque-là.
Meilleure comédie/sitcom : Louie. Elle a redéfini les limites de la comédie sur petit écran.
Meilleur personnage (au masculin) : Ron Swanson (Parks and Recreation). Imperturbable dans son excellence.
Meilleur personnage (au féminin) : Pam Poovey (Archer). Elle arrive toujours à se surpasser, de la pire des façons.
Meilleur duo/équipe : Hank/Britt (Terriers). C’est toute la force de la série.
Le personnage sous-exploité : Rachel ou Tim dans Justified. Ils sont probablement trop occupés à faire le travail de Raylan pour avoir le temps d’apparaitre à l’écran.
Le personnage sur-exploité : Lucy Danziger (Paz de la Huerta) dans Boardwalk Empire. Le fait qu’elle soit là au point de départ est déjà trop.
Meilleur acteur : Donal Logue (Terriers).
Meilleure actrice : Anna Torv (Fringe). Elle mérite vraiment de la reconnaissance pour son travail.
Meilleur épisode : Placebo Effect (Archer– 2.09). Un épisode purement génial et complètement fou.
Meilleur season/series finale : Terriers. Offre une conclusion parfaite à la série, sans fausse note et avec une légère ouverture qui nous laisse imaginer que l’aventure aurait bien pu continuer.
Meilleur générique : The Chicago Code. Billy Corgan pose sa voix sur des images qui résument parfaitement le sujet de la série et son esthétisme, tout en faisant naitre un enthousiasme pour la suite. Tout ce qu’on peut demander à un générique en somme.
Meilleure soundtrack : Californication. Sur ce plan, la série délivre toujours ce que j’en attends (et la saison n’était pas trop mauvaise en plus).
Une scène inoubliable : L’intro de l’épisode « Chapter 12 » de la seconde saison de Eastbound & Down dans laquelle le personnage de Pat Anderson, joué par Adam Scott, termine son passage en rehab, décidé à s’excuser auprès de ceux qu’il a blessés (dont Kenny F-ing Powers). La chute est épique.
Une série qui s’est améliorée cette saison : Sanctuary.
Une série qui s’est détériorée cette saison : House. La dernière saison commençait bien, mais elle a fini par n’avoir juste plus rien à dire, laissant les personnages s’enfoncer tout simplement ou être mis au rencard.
Une série qui devrait s’arrêter : Two and a Half Men. Cela fait surement quelque temps déjà, mais maintenant ça devient ridicule, à moins qu’Ashton Kutcher sauve les meubles – ce qui parait peu probable pour le moment.
Une série que l’on ne reprend pas l’année prochaine : Episodes. Un gros potentiel de gâché, rien à raconté, et relativement ennuyeux. Ce qui se passera après ne risque pas de m’intéresser plus que ce qui s’est passé dans la première saison.
Une nouveauté que je n’aurais pas dû regarder jusqu’au bout : Persons Unknown. Il ne se passe rien et il n’y a même pas de conclusion !
Une série que l’on voudrait que plus de monde regarde : Rescue Me. Elle se termine dans quelques semaines, mais il n’est pas encore trop tard pour la soutenir.
La réplique de la saison : « Well, I am not usually one for speeches. So, goodbye. » – Ron Swanson (Parks and Recreation).

Bilan personnel :
Je n’aime pas écrire qu’une saison n’a pas été bonne, car j’ai l’impression de généraliser de la pire des manières possibles. Malgré ça, il n’y a finalement eu que peu de séries qui m’ont réellement enthousiasmé sur les écrans US cette saison, et trop qui m’ont déçu ou qui n’ont pas réussi à être captivantes.

Heureusement, il y a toujours des séries qui parviennent à offrir plus que ce qu’on en attend et Fringe a été là pour ça, égayant mes fins de semaines. Dans un autre registre, Archer a été encore meilleure que la saison dernière. Parmi les valeurs sûres, Mad Men s’est surpassée, et parmi celles qui s’éteignent doucement, CSI a montré qu’elle avait encore des munitions, tout comme Weeds, tandis qu’House a très bien démarré pour soudainement tomber en panne sèche à la moitié – et ce fut douloureux par moments.

Il y a eu beaucoup de séries annulées cette saison, trop. Dans le genre, Terriers a tout pour devenir une série culte (on verra dans quelques années), car elle était réellement excellente et que pratiquement personne ne la regardait. Stargate Universe a remonté la tête dans sa seconde partie pour offrir un final bien supérieur à ce qu’on pouvait en attendre, ce qui est presque dommage dans un sens, car on pourrait avoir des regrets si on oubliait ce qu’il a fallu traverser pour en arriver là.

Sinon, dans mes réponses, je n’ai pas trouvé la place pour Nikita, mais c’est une série qui a dépassé mes attentes et qui semble bien partie pour continuer la saison prochaine.

Pour finir, la saison fut bonne pour les comédies. En plus de l’excellente Louie, Eastbound & Down n’a pas déçu, tout comme The Middle ou Modern Family. Enfin, n’oublions pas de célébrer le fait que Futurama a fait son retour.

Cécile

Meilleure nouveauté de la saison : Nikita, étonnamment. Car sur le papier, je n’y croyais pas beaucoup. Et pourtant, je suis devenue accro.
Meilleur drama : J’ai un peu honte de l’affirmer, mais j’aime passionnément The Vampire Diaries qui passe très clairement devant Grey’s Anatomy.
Meilleure comédie/sitcom : Mon cœur balance entre Raising Hope et Modern Family ! Non, ne me demandez pas de choisir !
Meilleur personnage (au masculin) : Damon Salvatore dans The Vampire Diaries. Alors oui, niveau profondeur ce n’est pas Don Draper ou Walter Bishop. Mais cette saison, il dérouille salement et transcende son statut de méchant sans se renier !
Meilleur personnage (au féminin) : Olivia Dunham dans Fringe. Grosse saison pour elle avec son double qui traîne !
Meilleur duo/équipe : Virginia et Burt (Raising Hope) pour le côté sentimental, et Nikita et Alex (Nikita) pour le business.
Le personnage sous-exploité : L’intégralité des personnages de No Ordinary Family ne fut pas exploitée comme il le fallait, à l’image de la série. RIP.
Le personnage sur-exploité : On nous fait tout un foin de l’Arthur de Camelot, mais franchement, il a le charisme d’une betterave ce garçon !
Meilleur acteur : Cette année plus que toute autre, Michael C. Hall a fait un fabuleux boulot dans Dexter.
Meilleure actrice : Mariska Hargitay dans Law & Order : SVU. Elle est l’âme de la série depuis toujours. Ne pars pas, Mariska ! Snif !
Meilleur épisode : 6B, l’épisode 14 de « Fringe ». Que de poésie !
Meilleur season/series finale : Les 20 dernières minutes du season finale The Mentalist sont absolument hallucinantes, froides, flippantes. Et de son côté, Caprica nous offre un magnifique series finale qui répond à toutes les questions.
Meilleur générique : Ce n’est pas vraiment une nouveauté, mais j’ai un amour particulier pour celui de Fringe et notamment la version des années 80 ! Et puis, ce rouge quand il y a un changement d’univers, c’est une trouvaille. Dans un autre genre, celui de The Borgias est aussi magnifique.
Meilleure soundtrack : Entre Grey’s Anatomy, Chuck et Private Practice, il y a eu pas mal de bons morceaux.
Une scène inoubliable : Dans Dexter, quand Debra est séparée de son frère et de Lumen par une bâche et qu’elle les laisse partir sans savoir (ou pas) qu’il s’agit d’eux.
Une série qui s’est améliorée cette saison : Clairement The Good Wife dont la première saison ne m’avait pas beaucoup enthousiasmée et qui, cette fois, fait des étincelles.
Une série qui s’est détériorée cette saison : Une seule ? Vraiment ? Private Practice alors ! C’est une lente descente aux enfers !
Une série qui devrait s’arrêter : Gossip Girl. Elle n’a franchement plus rien à dire et les personnages sont grotesques. Et puis, ils n’ont plus tellement de choix au niveau des couples. Aucun regret quant aux départs de Taylor Momsen et Jessica Szohr.
Une série que l’on ne reprend pas l’année prochaine : J’ai appris à ne jamais dire jamais en matière de séries, mais je crois bien avoir atteint le seuil critique avec Private Practice qui m’insupporte sur le fond comme sur la forme.
Une nouveauté que je n’aurais pas dû regarder jusqu’au bout : Mr. Sunshine, pas yeaaaah du tout !
Une série rattrapée cette année : J’allais dire Supernatural mais en fait, c’est Mad Men que j’ai regardé en intégralité à la vitesse de l’éclair. Ah, Don !
Une série que l’on voudrait que plus de monde regarde : Covert Affairs est sympathique et a un certain potentiel. C’est parfait pour l’été en fait.
Une série que l’on regrettera l’année prochaine : Oui, je sais, ça craint, mais je crois que je vais regretter… Off the Map. Un peu de dépaysement même neuneu me faisait du bien !
Une série que l’on compte rattraper cet été : Il y a toujours foule l’été sur mon disque dur ! Je caresse l’idée depuis deux ans maintenant de m’attaquer à l’intégrale de Babylon 5, mais plus sûrement il y aura Hawaii Five-0 parce que Alex O’Loughlin et One Tree Hill dernière saison. Également 30 Rock parce que Tina Fey et Army Wives, mais là, sans grande conviction !
La réplique de la saison : J’ai une mémoire de poisson rouge, je n’en retiens jamais !

Bilan personnel :
Ni pire ni meilleure que l’an passé, ma saison 2010-2011 fut constituée grosso modo des séries habituelles qui me tiennent à cœur. Au total, j’en ai vu 65 (américaines). Côté nouveauté, j’ai clairement boudé celles de septembre pour une question de temps et d’intérêt mineur et j’ai eu raison puisqu’une bonne partie fut annulée. En janvier, par contre, j’ai fait le plein surtout en 20 minutes. Rien d’enthousiasmant pourtant entre Happy Endings et Breaking In.

C’est du côté des plus anciennes (ou pas) que mon cœur a battu la chamade grâce à The Good Wife, Fringe, The Vampire Diaries, Grey’s Anatomy, Modern Family, Nikita, Castle, The Big Bang Theory qui figurent en tête de liste. Grosse déception pour les pionnières, dont Desperate Housewives, How I Met Your Mother et House qui montrent de gros signes de fatigue. J’ai dit adieu sans remords, mais heureuse, à Brothers & Sisters qui avait fait son temps et à la science-fiction à la télévision américaine avec 10 très bons derniers épisodes de Stargate Universe. Enfin quelques bonnes surprises avec The Chicago Code, Game of Thrones et même The Borgias.

Une bonne année en somme, mais parfois bien trop chargée ! Maintenant, on souffle !

Martin

Meilleure nouveauté de la saison : Nikita, une très bonne surprise.
Meilleur drama : Mad Men, encore et toujours. Mention spéciale pour The Good Wife, du côté des networks.
Meilleure comédie/sitcom : Ex-aequo Community et Parks and Recreation.
Meilleur personnage (au masculin) : Don Draper (Mad Men), mythe devenu homme.
Meilleur personnage (au féminin) : Nancy Botwin (Weeds), femme au foyer devenue mythe.
Meilleur duo/équipe : Det. Goren et Eames (Law & Order: CI), le retour ! Cela fait longtemps qu’ils n’avaient pas été aussi en forme, dommage que ce soit la fin.
Meilleur acteur : John Hamm (Mad Men)
Meilleure actrice : Julianna Margulies (The Good Wife). Grâce à des développements scénaristiques ambitieux, l’un comme l’autre auront montré avec talent toute la complexité et la subtilité de leur jeu, cette année encore plus que les précédentes.
Meilleur épisode : The Office – Goodbye Michael (7.22). Un épisode très attendu, osant aller à contre-courant des attentes, et qui offre un départ parfait de discrétion à un personnage emblématique du petit écran.
Meilleur season/series finale : Déçu, aucun season finale ne m’a particulièrement enthousiasmé cette année. Le series finale qui m’a le plus touché est celui de Medium.
Meilleur générique : Treme.
Meilleure soundtrackTreme. Le générique, comme la B.O., nous transporte à merveille dans l’univers si riche de la série et de la Nouvelle-Orléans.
Une série qui s’est améliorée cette saison : Parenthood. Elle a su tirer pleinement avantage de sa saison complète. Les Walker sont morts, vive les Braverman !
Une série qui s’est détériorée cette saison : Modern Family, qui m’a ennuyé au plus haut point. Du côté des dramas, la chute vertigineuse de Brothers and Sisters est d’autant plus tragique qu’elle en restera là.
Une série qui devrait s’arrêter : Je dirais bien Glee, mais Desperate Housewives l’emporte de par son ancienneté.
Une série rattrapée cette année : Friday Night Lights.
Une série que l’on voudrait que plus de monde regarde : Treme.
Une série que l’on regrettera l’année prochaine : Medium.
Une série que l’on compte rattraper cet été : Raising Hope. J’avais adoré le pilote, mais j’ai du repoussé mon visionnage, faute de temps.

Bilan personnel :
Encore une année chargée niveau série, avec toujours cet éternel problème du manque de temps. Comme en 2009-2010, un sentiment de lassitude a prédominé mon année sérielle. La saison n’était pas mauvaise, simplement routinière. Cela vient probablement du fait que la plupart des séries à l’antenne commencent à avoir de la bouteille. Et ce n’est pas 2010-11 qui va leur trouver des remplaçantes, il n’y a qu’à voir le nombre pharamineux de nouveautés annulées après une saison. La seule nouveauté un tant soit peu ambitieuse était la prometteuse Lone Star, déprogrammée par Fox au bout de deux épisodes. Pourtant, faire différent ça peut payer, regardez Nikita la sympathique série d’action-espionnage made in The CW (!). Comme toujours, c’est du côté des «discrètes» qu’il faut se tourner. The Good Wife, Parenthood, Community, … autant de séries quasi-confidentielles qui brillent tant par leur écriture que le jeu d’acteurs et la réalisation. De quoi garder espoir, face aux grosses machines commerciales qui font les couv’ de magazines. Les phénomènes Glee et The Vampire Diaries s’essoufflent déjà, alors qu’ils n’en sont qu’à leur deuxième saison. Il est malheureusement déjà trop tard: le lancement de séries-clones est prévu pour la rentrée prochaine. De son côté, le câble continue de mieux s’en sortir, même si les nouveautés sont, elles-aussi, un peu en demi-teinte (Boardwalk Empire et The Walking Dead). Dans la rubrique nécrologique, je dis adieu avec tristesse, mais sans regret, aux familles Dubois, Henrickson et Walker. Dur, dur quand on aime les dramas familiaux. Autre constatation déplorable : la mort lente de la franchise Law & Order, dont il ne restera qu’une série à l’antenne l’année prochaine !

Pour conclure sur une note plus joyeuse, l’été est là! Je vais encore me la jouer schizophrène, entre séances de bronzette sur la plage et visionnage de séries en intérieur. Au programme : les séries d’été bien sûr, mais aussi rattrapage des dernières saisons de Sons of Anarchy et Breaking Bad, un coup d’œil à The Borgias, etc… De quoi entamer 2011-12 sous les meilleurs hospices !

Thomas

Meilleure nouveauté de la saison : Boardwalk Empire.
Meilleur drama : Friday Night Lights. Juste pour dire Adieu une dernière fois.
Meilleure comédie/sitcom : Archer. Ce qu’on a fait de plus drôle et de plus méchant depuis South Park, la direction artistique en plus.
Meilleur personnage (au masculin) : Sterling Archer (Archer).
Meilleur personnage (au féminin) : Sue Sylvester (Glee).
Meilleur duo/équipe : Abed et Troy (Community), c’est encore mieux si c’est « In The morning ».
Le personnage sous-exploité : Morgan (Chuck). Un bon départ en début de saison, avant de le lâcher bêtement sur la 2ème moitié, et d’en faire pâtir le show.
Le personnage sur-exploité : Barney Stinson (How I Met Your Mother). Plus grand-chose ne fonctionne dans How I Met…, et surtout plus Barney.
Meilleur acteur : Rob Lowe (Parks and Recreation). Il faut énormément de talent pour jouer un personnage aussi enjoué tout le temps, ça devait être très, très usant. Bravo Rob. Et en plus, il a également été étonnant dans Californication. Double Bravo.
Meilleure actrice : Mayim Bialik (The Big Bang Theory). La sidekick parfaite à Sheldon, une plus-value indéniable à l’ensemble de la saison.
Meilleur épisode : The Rocky Horror Glee Show. Il y avait tout dans cet épisode : du rythme, de beaux développements des personnages, un bel hommage à la pop culture, un humour décapant, John Stamos, une direction artistique fabuleuse.
Meilleur season/series finale : A fist Full of paintball part 1 & 2 (Community). Je ne sais pas combien de temps durera cette série, mais maintenant ils n’ont plus le choix : chaque season finale devra contenir BEAUCOUP de peinture.
Meilleur générique : Boardwalk Empire. Clair et classe.
Meilleure soundtrack : Boardwalk Empire.
Une scène inoubliable : Le départ de Michael Scott (The Office), mélancolique, mais pas triste. Les échanges avec Jim et Pam étaient vraiment touchants.
Une série qui s’est améliorée cette saison : Community. Et elle n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière, youpi !
Une série qui s’est détériorée cette saison : Chuck.
Une série qui devrait s’arrêter : Chuck ? Des longueurs cette saison, malgré quelques bonnes idées, et un personnage principal ayant perdu de sa superbe. Espérons que la prochaine soit la dernière, pour un grand et beau tour d’honneur.
Une série que l’on ne reprend pas l’année prochaine : How I Met Your Mother. Comme chez sa grande sœur, Friends, la saison 6 était dure à avaler. J’avais continué avec Friends, je n’ai plus l’âge (et la patience) de m’acharner.
Une nouveauté que je n’aurais pas dû regarder jusqu’au bout : The Event.
Une série rattrapée cette année : Battlestar Galactica, qui devrait m’emmener jusqu’en 2012 – au rythme où je vais –, mais ça a l’air passionnant.
Une série que l’on voudrait que plus de monde regarde : Archer. Ça a le goût de James Bond, ça a la couleur de James Bond, ça a la classe de James Bond, c’est juste que c’est South Park qui fait du James Bond. Oui, je me répète.
Une série que l’on regrettera l’année prochaine : United States of Tara. Ce show avait dressé un portrait de famille comme on aimerait en voir plus souvent.
Une série que l’on compte rattraper cet été : Raising Hope. Beaucoup de bons échos tout au long de l’année et un renouvellement suscitent un intérêt certain.
La réplique de la saison : N’importe laquelle tirée d’Archer, mais puisqu’il en faut une: « I’ve waited my entire life to say this exact phrase, « I’m commandeering this airboat! » » – Pipeline fever (2.04)

Bilan personnel :
Si côté drama le bilan est plutôt morose – hormis Boardwalk Empire et Friday Night Lights (et Nikita, dans une moindre mesure), rien n’a vraiment tenu ses promesses –, la comédie a été un régal à suivre cette année. Malgré un ronronnement certain, 30 Rock et The Office montrent qu’ils en ont toujours sous le coude, Community et Archer affichent fièrement leurs ambitions de devenir cultes, malgré leur peu d’écho dans les audiences, et les ajouts de casting se révèlent plus que probants (Adam Scott et Rob Lowe dans Parks & Recreation, Melissa Rauch et Mayim Bialick dans The Big Bang Theory notamment). La vie est définitivement plus belle quand on se marre…

Côté séries chroniquées, Glee a réussi à dépasser son statut de série musicale phénomène pour s’installer (parfois trop confortablement) dans la case série adolescente, et Chuck a montré ses limites, malgré un capital sympathie toujours inaltéré.

Clément

Meilleure nouveauté de la saison : Game of Thrones. La série n’est pas encore terminée, mais la mythologie qui se met doucement, mais sûrement, en place me ravit.
Meilleur drama : Treme. Ses personnages m’émeuvent toujours autant.
Meilleure comédie/sitcom : Modern Family. La concurrence n’est pas tout à fait rude, mais le show parvient toujours à surprendre.
Meilleur personnage (au masculin) : Hank Dolworth (Terriers). Il n’aura pas eu énormément de temps pour s’exprimer, la complexité de son cas en exigeait bien davantage.
Meilleur personnage (au féminin) : Margaret Schroeder (Boardwalk Empire). Le côté Rastignaquette qui ne s’assume pas est passionnant.
Meilleur duo/équipe : Le groupe d’étude de Greendale (Community) qui mérite bien cette distinction.
Le personnage sous-exploité : Debra Morgan (Dexter). Sans doute une propriétaire d’une trop grande attente cette saison, ses scripts n’ont pas été à la hauteur.
Le personnage sur-exploité : Sheldon Cooper (The Big Bang Theory). Jim Parsons est toujours excellent, mais à force de trop insister, ça finit par coincer.
Meilleur acteur : Sean Bean (Game of Thrones). Sa composition de roi déchiré entre devoir pour le royaume et inquiétudes familiales me séduit beaucoup.
Meilleure actrice : Kelly Macdonald (Boardwalk Empire). Pas une once d’objectivité dans ce choix, j’adore cette fille depuis Trainspotting.
Meilleur épisode : Boardwalk Empire (1.01). Un excellent début.
Meilleur season/series finale : Terriers, Hail Mary (1.13). Entre frustration et excitation provoquée par les derniers morceaux de réponse sur cette saison.
Meilleur générique : Boardwalk Empire. La série est très douée pour se rendre attractive dès les premières secondes.
Meilleure soundtrack : Treme, évidemment.
Une scène inoubliable : la dernière de Michael Scott (The Office). Entre rires et larmes.
Une série qui s’est améliorée cette saison : How I Met Your Mother. Un season finale en demi-teinte mais de vrais jolis moments pour un show qui revient de loin.
Une série qui s’est détériorée cette saison : Dexter. Trop de coups de mou.
Une série qui devrait s’arrêter : Two and a Half Men, mais j’attends quand même de voir.
Une série que l’on ne reprend pas l’année prochaine : The Walking Dead. Là, par contre, je n’attends pas.
Une nouveauté que je n’aurais pas dû regarder jusqu’au bout : Mr. Sunshine. Pas vraiment ravi, pas vraiment déçu, un robinet d’eau tiède qui a fui pendant une douzaine d’épisodes.
Une série rattrapée cette année : Family Guy, ah Stewie Griffin…
Une série que l’on voudrait que plus de monde regarde : Raising Hope. Une série qui pullule de bonne humeur.
Une série que l’on regrettera l’année prochaine : Terriers. « Regrettable » oui, c’est le mot poli pour parler de l’annulation de Terriers.
Une série que l’on compte rattraper cet été : Justified. Ça fait un moment que ça doit se faire.
La réplique de la saison : « ……. » (Michael Scott, tout juste dépossédé de son micro à l’aéroport – The Office)

Bilan personnel :
À force de se débattre vainement au milieu de cet océan de season finales, on est toujours saisi, quand arrive la fin du mois de mai, d’une sorte de mélancolie. Comme si l’été n’était pas rempli de trucs qui promettent d’être jouissifs (Breaking Bad en tête).

Cette année passée, c’est la nouveauté qui remporta la timbale pour moi, bousculant les vieux de la vieille bien installés au sommet de leurs séries respectives, les nouveaux rois, d’un royaume tout entier ou d’une cité en proie à la Prohibition, se sont largement imposés.

L’heure n’est plus aux hésitations, certes les productions ne sont plus aussi renversantes que pouvait l’être un premier épisode de Six Feet Under ou de The Sopranos, mais les récentes pièces sont remarquables de vigueur et de confiance en soi. Ainsi un pilote de Game of Thrones, de Boardwalk Empire ou un trailer de Hell on Wheels semblent inébranlables.

Les comédies ont largement fait le boulot aussi, entre jolies nouveautés (Raising Hope…) et valeurs désormais sûres (Modern Family, Community…) se détache ce départ de Michael Scott de son bureau. Lui ,dont le job était de faire sourire, le voilà débordant de sa fonction pour nous offrir gracieusement un superbe moment d’émotion.

C’est de toute cette excitation dont il faut s’emparer maintenant, peu importe les bonnes surprises que l’on espère ici ou là, se rappeler que, dès septembre, tout ce petit monde sera de retour ; cette impression éphémère d’apocalypse passera pour laisser sa place à une bien heureuse sensation que tout reste à faire, même pour de vieux médecins, tout grincheux et boitillants qu’ils sont après avoir traîné de la patte pendant sept saisons.

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