Bilan de la saison US 2012/2013 : Les derniers mots sur la saison

Nous voilà arrivés à la dernière partie de notre bilan sur la saison 2012-13 américaine. C’est l’heure, pour chaque rédacteur du site, de livrer ses derniers mots sur cette année télévisuelle avant de s’engager pleinement dans la prochaine.

  1. le bilan sur les nouveautés de la saison
  2. le bilan sur les séries qui ont fait leur retour
  3. le bilan orienté sur les personnages

Les rédacteurs de Critictoo

Fabien

Person of Interest (Harold)

Le moment est donc venu d’écrire quelques mots pour la postérité afin de laisser une trace marquante au sujet de cette saison 2012/13 qui est quelque peu partie dans tous les sens pour moi.

Le début fut assez solide, entre des séries qui reviennent avec une énergie retrouvée et des nouveautés prometteuses pas encore annulées. La rentrée est toujours pleine de promesses, ce qui parait surprenant quand on atteint le mois de novembre et que le ciel est tout gris.

C’est à ce moment-là où je me dis en général qu’il serait bien de me pencher sur les nouveautés qui font un peu parler. Elles n’étaient pas réellement nombreuses cette année (personne ne semblait donner sa chance à Elementary, une erreur), car c’est à la mi-saison, voire au printemps, que le meilleur est vraiment arrivé.

Cela dit, je me repose rarement sur l’espoir irrationnel que de nouvelles séries vont tout chambouler. Je suis plus porté sur celles qui tiennent la distance. Ainsi, Boardwalk Empire et Treme étaient toujours là à la rentrée, tout comme Fringe et 30 Rock qui étaient des valeurs sûres. Elles sont parties à présent, mais Person of Interest est là pour prendre la relève, s’imposant comme étant celle à avoir une saison 2 à la hauteur de ce que j’en attendais – pas comme toi Once Upon a Time ! À la rentrée prochaine, j’espère étrangement que Revolution fera l’inverse de cette dernière et montrera avec sa saison 2 ce qu’elle a vraiment dans le ventre, car elle est super frustrante dans son genre.

J’aimerais bien aussi que NBC retrouve en partie le succès. C’est une chaine qui a diffusé tellement de grands shows, c’est désolant de la voir dans cet état.

Enfin bref, la mi-saison apporta des shows intéressants, à part The Following (sérieusement, Kevin Bacon, pourquoi ?), mais j’ai été assez occupé et j’ai l’impression de ne pas avoir tiré le meilleur de mes visionnages – ce qui rend encore plus détestable ce foutu Joe Carroll. Heureusement, tout c’est légèrement calmé de mon côté à l’arrivée du printemps, là où des nouveautés que j’adore ont eu la bonne idée de faire leur entrée : Hannibal, Orphan Black et Rectify que j’ai mis un peu de temps à lancer, mais je ne l’ai pas regretté. Comme quoi tant qu’une saison n’est pas terminée, il faut rester investi – ce qui est un bon mot pour la fin.

Carole

Frank Underwood dans House of Cards

Un grand moment de Frank Underwood

Chaque saison est un cumul d’échecs et de réussites à divers degrés dans un média qui doit s’adapter aux nouvelles tendances. Il en arrive de tous les côtés et il est parfois difficile de savoir si on a pris la bonne décision. On ne manque pas de séries à regarder, mais une chose est sûre, prédire d’où la qualité viendra devient un exercice fort difficile. Même si elle est bonne, j’attendais mieux de The Americans, par exemple, et je ne reviendrais pas sur le fiasco de The Following à mes yeux (j’ai arrêté Cult après le deuxième épisode). Je ne pensais pas, par contre, que Hannibal serait si passionnante. Pour une fois, je trouve justifiée que l’on dise que cela est « une série de câble sur un network », même si, avec l’évolution du câble, et de la qualité plus que variables des productions, les frontières se brouillent de plus en plus.

La série est la forme d’art par excellence où l’on peut voir une série littéralement s’épanouir sous nos yeux ou s’écraser. C’est ce qui pousse, semaine après semaine à revenir pour explorer d’autres mondes et la psyché des personnages. Tout se mélange, le monde journalistique rêvé de The Newsroom, l’espionnage débridé d’Archer, la vie de famille pleine d’émotions de Parenthood, la découverte d’un bout d’histoire avec Vikings ou encore l’exploration d’un monde post-apocalyptique qui a clairement plusieurs visages (The Walking Dead, Revolution).

Si je privilégie quoi qu’il arrive l’aspect créatif d’une œuvre, on ne peut non plus ignorer les facteurs extérieurs qui rendent possible l’existence d’une série. Je ne cesse jamais d’en découvrir un peu plus sur les séries télévisées chaque saison et de vivre intensément ces mini-évolutions – créatives, productives ou simplement dans la consommation. Une saison, en plus des heures de visionnages, c’est une dose d’écriture et de lecture pour tenter de revenir sur ce qui se passe sur notre petit écran et sur le monde qui le fait vivre. Il s’en passe beaucoup, et avec internet et les médias sociaux, cela ne s’arrête jamais.

Du coup, même si j’ai le sentiment d’être encore plus sélective qu’auparavant, j’ai aussi l’impression d’être toujours aussi submergée. C’est la vie. C’est en tout cas une nouvelle saison qui est passée aussi vite que lentement, pleine d’épisodes aussi bons que mauvais, de coups de cœurs et de déceptions en pagaille, car c’est ça la vie des séries.

Nolwenn

Southland

Cette saison US 2012-2013, 2ème sur Critictoo, est passée à la vitesse de la lumière et a été, une fois encore, riche en émotions. Il y a d’abord les retours de mes séries préférées qui se sont, en grande majorité, très bien déroulées : Boardwalk Empire avec un Nucky magistral, Game of Thrones toujours aussi grandiose, Homeland captivante malgré une storyline sur Dana que l’on aurait voulu oublier, The Walking Dead reprenant vie avec les changements de dynamiques au sein du groupe ou encore The Good Wife excellent, malgré la storyline de Kalinda mal gérée.

À cela se rajoute dans le désordre : Parenthood qui a su aborder le cancer de Cristina très humainement, Pretty Little Liars nous ouvrant les portes de la folie, Covert Affairs qui a découvert son côté obscur, Army Wives qui a su rebondir, l’irrésistible Castle, la rocambolesque Justified, ou encore Body of Proof (même si son changement de dynamique ne lui a pas sauvé la mise). N’oublions pas Nikita, Switched at Birth, Hawaii Five-O, The Glades, Dexter, Scandal, Necessary Roughness et même The Mentalist qui a réussi à réveiller mon intérêt.

Pour d’autres, j’ai ressenti comme un coup de mou à l’image de Hart of Dixie, Suits, Blue Bloods, Grey’s Anatomy allant jusqu’à l’ennui avec The Vampire Diaries. Côté comédie The Big Bang Theory réussit une excellente sixième saison, Shameless US continue de tenir ses promesses alors qu’Awkward a eu une deuxième saison plutôt mollassonne.

Difficile avec le grand nombre de séries déjà suivies d’intégrer les nouveautés dans mon calendrier de visionnage. L’adhésion à une série devant rester pour moi un plaisir, j’ai dû faire des choix plus drastiques ne laissant que peu de chances aux nouvelles séries de faire leurs preuves. Nashville, Arrow, The Americans, Chicago Fire, Banshee, The Newsroom, Longmire (qui malgré sa construction un peu hâchée m’a captivée), Hannibal font partie des chanceuses. Mais j’ai rapidement lâché Revolution, Last Resort – qui partait d’une bonne idée – Deception, The Following et quelques autres.

Mais finir une année de diffusion, c’est aussi apprendre à dire au revoir, que l’on soit d’accord avec le sort réservé à nos héros ou pas. La cultissime Fringe, l’inégalable Southland et la discrète Vegas feront partie de mes pertes. Elles rejoindront la liste de très bonnes séries arrêtées par manque d’audience et pour satisfaire l’inébranlable dieu dollar, mais elles ne sont pas les premières et certes pas les dernières.

Thomas

The Walking Dead – Seed (3.01)

Comme le nombre de séries abordées dans mon bilan le démontre, mon année sérielle est assez limitée. Ce n’est pas pour autant qu’elle n’a pas été passionnante, et l’enthousiasme est présent dans quasiment tous les shows que j’aborde. Mais il est vrai qu’à la question posée par Critictoo il y a peu : « y a-t-il trop de séries télé ? », je réponds sans hésitation « OUI !!! ». Cela m’a donc obligé plus que d’habitude à être sélectif. Ce qui peut être une bonne chose, pour, encore une fois, revenir vers une vraie satisfaction à l’heure du bilan, et ne pas avoir l’impression d’avoir perdu son temps et d’être allé à l’essentiel (ou pas).

Quoi qu’il en soit, hormis la déception Go On dont j’aurai sans doute un peu de mal à me remettre, et celle de Glee (qui n’en est plus vraiment une, la déception étant devenue l’une de ses habitudes) mon année série a été très riche avec beaucoup de bons moments. Je parlerais de The Walking Dead aussi, qui n’est pas abordé ici, puisqu’après un démarrage en fanfare de saison 3, le dernier tiers a été tout simplement chiant à mourir, promettant une confrontation physique qui n’est jamais venue, et une confrontation psychologique loin d’être à la hauteur. Et je ne sais pas vous, mais moi j’ai préféré la saison 1 à la 2 de Homeland, d’où l’absence également de cette (déjà grande) série dans ce classement. Donc certains shows n’ont pas démérité, mais devront produire des efforts supplémentaires pour regagner mes faveurs l’année prochaine. À suivre.

Et puis après Battlestar Galactica, la série rattrapée cette année pour moi, et qui se poursuivra jusqu’à l’été sans doute, se nomme The Wire. Arrivé au terme de deux saisons de la majestueuse et imposante création de David Simon – j’ai d’ailleurs préféré la première livraison, mais ne désespère pas de kiffer jusqu’à la mort les trois prochaines –, The Wire est une série fidèle à tout ce que le monde en dit : brillante, ample, bavarde, sociale, picturale, sombre, et au final, un pur produit de série. La compréhension des mécanismes du feuilleton est hallucinante. Une grande œuvre dont je me ferais un plaisir de reparler dès que j’en aurai vu l’intégralité.

Avec quelques séries alléchantes pour la saison prochaine, peut-être aurais-je (ou me donnerais-je) le temps d’en découvrir plus. Anyway, the shows must go on !!!

Maxime

The Good Wife - Invitation to an Inquest (4.17)

Chaque année, on cherche les nouveautés qui vont nous faire vibrer pour les prochaines saisons, les fulgurances satisfaisantes. Chaque année, on s’impatiente, on balaie les déceptions de la saison d’avant. Et cette année, j’ai souvent été déçu. Très peu de nouveautés ont su passer la première saison, sur mon écran et sur les chaînes. Adieu à 666 Park Avenue, trop décousue, Last Resort, trop fouillie, Go On, The Following et autres.

Mais bon, il ne faut pas être pessimiste au possible, 2012/2013 nous a donné de très bons moments de télévision avec Bates Motel, Top of The Lake, House of Cards et The Americans, toutes très attendues et n’ayant déçu qu’à de très rares moments pour certaines.

Cette saison, c’est aussi la fin de certaines séries qui ont parcouru mon écran depuis des années. Fringe restera la plus marquante, se terminant au terme d’une cinquième saison pas exempte de défauts, mais très émouvante. J’ai du mal à dire au revoir à Olivia, Peter, Walter et Astrid. Peut-être en aurais-je autant avec la conclusion programmée de Breaking Bad qui s’annonce épique. Private Practice s’en va comme elle a vécu, sans étincelles. 30 Rock a retrouvé des couleurs dans sa dernière ligne droite et tant mieux !

Pour celles qui vivent encore, ce fut une saison moyenne dans  son ensemble. J’ai dû alors compter sur des valeurs sûres comme The Good Wife qui, si elle a démarré mollement, nous a offert une deuxième partie de saison de très haut vol.  Ou encore Scandal. Shonda Rhimes sait divertir et le fait bien. Je passe rapidement sur la médiocre saison 2 de Once Upon A Time et la navrante quatrième de Glee pour saluer une saison vraiment plaisante en compagnie de The Big Bang Theory, Parks And Recreation et New Girl.

Côté câble, Game of Thrones déçoit par un excès de lenteur et une narration bien trop éclatée. The Americans m’a intrigué quelque temps même si mon intérêt a diminué vers la fin. Mad Men construit lentement une saison honorable, à défaut d’être réellement captivante. On peut toujours compter sur Veep pour faire rire et sur Lena Dunham avec Girls reste intéressante même si parfois irritante.

En somme, je préfère me concentrer sur ce qui a été cette année que sur les divers couacs. Mais il faut reconnaître que cette année a baissé la barre de mes exigences concernant les nouveautés promises et l’évolution de certaines séries.

Cécile

Dexter

À l’inverse de l’an dernier, dans mon top annuel des séries de la saison, c’est en grande majorité les séries du câble que l’on retrouve. Deux raisons à cela : les anciennes séries de network n’ont pas particulièrement brillé et les nouveautés du câble furent bonnes.

Castle a bien démarré pour devenir peu à peu incohérente vis-à-vis de ses personnages, Revenge a un peu trop embrassé à mon goût son côté soap, Once upon a Time était prometteuse en début de saison mais dès la fin des aventures de Cora, il semblait n’y avoir plus personne aux manettes, The Vampire Diaries a complètement loupé la transformation de son héroïne. Grey’s Anatomy et Nikita se sont  maintenues sans faire non plus d’étincelles. Je n’ai pas trouvé d’intérêt particulier à The Mentalist, CSI et Body Of Proof. Du côté des sitcoms, ça patine tout autant, de How I Met Your Mother, pathétique à Modern Family qui s’endort sur ses lauriers en passant par 2 Broke Girls, toujours plus vulgaire. Heureusement que The Big Bang Theory reste constante à l’instar de Two and a Half Men.

Si Hannibal et Elementary sont mes deux gros fails dans l’année – comprendre que je n’ai pas réussi à aller au-delà du pilote – aucune nouveauté de début de saison ne m’a véritablement emballé en dehors de The Neighbors. Arrow ne s’en tire pourtant pas trop mal mais pas de là à me passionner. Nashville n’est pas du tout allée dans le sens que je pensais alors que Revolution ressemble quand même beaucoup à une blague. Et faut-il vraiment évoquer Beauty & The Beast ? Tout en étant très imparfaite, Chicago Fire a su me séduire.

C’est clairement à la mi-saison que j’ai pris quelques claques avec Banshee, The Americans et dans une moindre mesure, The Following. Les deux premières rejoignent allégrement Homeland, Dexter, The Walking Dead, The Borgias et Game of Thrones dans mon top des séries de l’année avec The Good Wife, toujours excellente, dont je n’ai pas vu passer la saison et Scandal, parfaite de maîtrise dans cette saison 2. Et j’ai hâte de retrouver la saison 2 de The Newsroom, coup de cœur de l’été dernier et Falling Skies qui est devenue intéressante. De son côté, Suits est une valeur sûre.

Pour finir, une petite pensée pour mes chères disparues de l’année : Fringe, belle et touchante, Damages, très réussie, Weeds, sympathique et Spartacus qui aura su élever son niveau d’année en année.

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