Bilan de la saison US 2012/2013 : Personnages/Interprètes

Comme tous les ans, la rédaction de Critictoo fait son bilan de la saison américaine qui vient de s’achever pour pouvoir se lancer complètement dans la suivante. Après les nouveautés et les retours, les personnages/interprètes occupent le devant de la scène.

Les rédacteurs de Critictoo

Fabien

Tatiana Maslany

Meilleur personnage féminin : Alicia Florrick qui, d’une saison à l’autre de The Good Wife, s’est affirmée comme une femme de caractère à l’humour incisif.

Meilleur personnage masculin : Hannibal Lecter (Hannibal) dont les multiples facettes sont simplement fascinantes.

Meilleur duo/équipe : Les désormais inséparables Finch et Reese (et la Machine), aussi opposés que complémentaires, dans Person of Interest.

Le personnage sous-exploité : Luis Litt dans Suits qui est sérieusement mal traité. Il vaut juste plus que ça.

Le personnage sur-exploité : Elena Gilbert dans The Vampire Diaries qui n’arrive jamais à être à moitié aussi intéressante qu’on voudrait nous le faire croire, ce qui est édifiant quand on pense qu’elle est l’héroïne du show.

Meilleur acteur : Aden Young, dont la performance dans Rectify est simplement remarquable et inattendue.

Meilleure actrice : Tatiana Maslany qui arrive à me faire croire qu’elle a vraiment été clonée dans Orphan Black.

La guest star de la saison : Walton Goggins dans Sons of Anarchy. Pas la prestation du siècle, mais c’était tellement inattendue et hilarant que ça m’a sérieusement marqué.

Carole

Hannibal - Mads Mikkelsen

Meilleur personnage féminin : Lana « Banana » Winters dans American Horror Story. Le show offre toujours des portraits féminins fascinants, mais Asylum l’a mise au cœur du récit avec son parcours si symbolique et fort, celui d’une journaliste ambitieuse, d’une survivante, d’une femme déterminée qui survit coûte que coûte aux pires traumatismes, qui se perd et se retrouve à travers toutes ces expériences.

Meilleur personnage masculin : Ragnar Lodbrok dans Vikings. Le plus bad-ass des personnages cette saison.

Meilleur duo/équipe : Jaime et Brienne dans Game of Thrones, deux personnages qui ont ainsi pu, au contact l’un de l’autre, évolué et se dévoiler au spectateur. Ils sont clairement la partie la plus réussie de cette troisième saison.

Le personnage sous-exploité : Daryl dans The Walking Dead, car quoi qu’il arrive, il n’est jamais assez présent.

Le personnage sur-exploité : April dans Grey’s Anatomy. Ce n’est pas tant qu’elle a consommé beaucoup de temps d’antenne, c’est juste qu’elle est devenue insupportable et que par conséquent, la voir est souvent de trop. Le personnage a besoin d’être réhabilité. Dans une moindre mesure aussi, Maggie Jordan dans The Newsroom. J’aime ce que le personnage incarne à un certain niveau – l’employée qui aurait déjà dû se faire virer il y a longtemps –, mais au-delà de cela, je ne la trouve pas assez charmante ou intéressante pour mériter autant d’attention.

Meilleur acteur : Mads Mikkelsen dans Hannibal. Je suis juste subjuguée par le mélange charmeur/psychopathe.

Meilleure actrice : Robin Wright dans House of Cards, qui laisse subtilement apparaitre toute la complexité de son personnage rien que dans sa façon de se tenir. Pas très loin derrière, Lily Rabe dans American Horror Story qui a pu vraiment exposer tout son talent pour tenir tête à merveille à Jessica Lange.

La guest star de la saison : Amy Acker et Sarah Shahi dans Person of Interest, deux femmes de poigne pour des raisons différentes qui en imposent face à Reese et Finch avec brio.

Nolwenn

The Newsroom

Meilleur personnage féminin: Inspecteur Lydia Adams dans Southland. En voilà une qui n’aime pas le compromis et qui promet la même implication de sa part quelque soit la victime : une idéaliste dans un monde brutal et tristement réaliste.

Meilleur personnage masculin : je continue dans les idéalistes avec Will McAvoy dans The Newsroom. J’adorerai regarder un présentateur de journal télévisé si « controversé ».

Meilleur duo/équipe : dans Castle, le couple phare et tant attendu : Beckett et Castle. Comme tout le monde, j’avais peur que la concrétisation de leur romance marque le déclin de la série, à l’exemple de Clair de Lune. Mais les scénaristes ont su utiliser ce nouvel élément de façon intelligente et drôle faisant de cette saison, une réussite.

Le personnage sous-exploité : Olivia Dunham dans Fringe. Outre la construction plutôt lente des intrigues, le sous-emploi du personnage d’Olivia a été l’un des gros points noirs de cette dernière saison. Mais peut-être était-ce une volonté des auteurs : casser la dynamique entre Peter et elle afin de nous imprégner de leur solitude et de la vivre pendant les 13 épisodes.

Le personnage sur-exploité : Andrea dans The Walking Dead. Je n’ai jamais été une grande fan de son personnage. En règle générale, je dirai même qu’elle avait le don de m’agacer. Mais dans cette troisième saison, sa naïveté et son côté fleur bleue ajoutés à sa constante présence m’ont fait hurler – et pas de peur – devant mon téléviseur.

Meilleur acteur : Bobby Cannavale (Gyp Rosetti) dans Boardwalk Empire. Électrisant et dangereux à la fois, il nous offre une excellente performance de gangster sans pitié.

Meilleure actrice : Jennifer Carpenter qui interprète Debra Morgan dans Dexter. Son jeu était plutôt simple et naïf à ses débuts dans la série, mais au fil des saisons elle a su gagner en profondeur et nous a révélé un grand potentiel cette année.

La guest star de la saison : John Noble dans The Good Wife (épisode 4.18) ; avec peu de temps de présence et peu de texte, il arrive pourtant à faire des merveilles.

Thomas

Mindy Kaling dans The Mindy Project

Meilleur personnage féminin : Mindy Lahiri dans The Mindy Project. Une femme active, heureuse dans son travail, mais sentimentalement handicapée, qui doit conjuguer entre collègues, famille et amis, pour se frayer un chemin dans cette jungle sans pitié qu’est l’amour. C’est beau.

Meilleur personnage masculin : Frank Underwood dans House of Cards. Il est encore trop tôt pour le ranger avec Tony Soprano, Walter White et autres Vic MacKey, mais Frank Underwood met du cœur à l’ouvrage pour y parvenir. Je pense qu’on peut lui faire confiance.

Meilleur duo/équipe : Neal et Mozzie dans White Collar. Relation discrète, mais indéfectible, basée sur une amitié dont on ignore encore l’origine et qui dans ce sens a beaucoup à nous dire. Mozzie, malgré ses désirs de partir vivre ailleurs se reposer sur ses « économies », montre une loyauté à toute épreuve envers son compagnon de fortune.

Le personnage sous-exploité : Gannicus dans Spartacus. Pas exactement sous-exploité, mais il sera resté un second couteau, un lieutenant fêtard et désabusé, qui au final aura réalisé sa seule volonté : mourir au combat. Si la ligne directrice du personnage est conservée, il n’empêche qu’on aurait sans doute aimé en voir plus…

Le personnage sur-exploité : Anne dans Go On. Restée bloquée au stade « colère » de son deuil, le personnage –  du moins ce que j’en ai vu, ma vision de la série étant incomplète – est resté assez antipathique, mais, et plus dommageable, surtout manquant cruellement de comédie.

Meilleur acteur : Kevin Spacey dans House of Cards. Mon jugement est faussé car difficile de faire abstraction de sa carrière cinéma, mais Spacey, avec un personnage servi sur un plateau d’argent, injecte toute son intelligence et sa normalité dans un personnage retors, assez vil même, mais tellement charmant.

Meilleure actrice : Mindy Kaling dans The Mindy Project. L’actrice a bien appris de ses modèles (Tina Fey, Amy Poelher et évidemment Meg Ryan, son idole dans la série) et réussit à composer un personnage familier avec son (gros) lot d’originalité. On ne peut qu’attendre la suite de la série et de sa carrière avec impatience.

La guest star de la saison : Manu Bennet dans Arrow. Le découvrir en super soldat dans la série au même moment où il interprète toujours Crixus dans Spartacus offre une espèce de cohérence génétique, comme si le gladiateur gaulois était un ancêtre direct de Slade Wilson, et aurait transmis dans ses gênes la même ironie, ce même côté tête brulée et cette détermination sans fin, quitte à se sacrifier pour satisfaire ses objectifs. Un effet miroir des plus intéressants.

Maxime

New Girl - Nick et Jess

Meilleur personnage féminin : Alicia Florrick dans The Good Wife. Je peux remercier son interprète de nous donner un personnage si complexe, si fragile et si vivant que même après quatre années, elle garde cette imprévisibilité qui fait sa force.

Meilleur personnage masculin : Ron Swanson dans Parks & Recreation. Au niveau comédie cette année, il a été ce qui se fait de meilleur. Un peu comme toujours me direz-vous.

Meilleur duo/équipe : Nick & Jess dans New Girl. N’étant pas un grand fan des histoires de couple qui veulent nous faire rire et nous attendrir, ce duo a réussi les deux avec une constance remarquable.

Le personnage sous-exploité : Arya Stark dans Game of Thrones. Deux minutes par épisode, c’est se payer notre tête. Son intrigue est une des meilleures dans la saga littéraire et elle apparaît comme un non-événement dans la série, ce qui est dommageable pour Arya.

Le personnage sur-exploité : Fitzgerald Grant dans Scandal. Olivia Pope est beaucoup plus intéressante quand elle se dirige vers d’autres choses, d’autres personnes que lui, même si l’intrigue autour de son élection était rondement menée.

Meilleur acteur : Jake Johnson dans New Girl. Il y a sûrement bien meilleur quelque part mais c’est celui qui m’a le plus surpris cette année.

Meilleure actrice : Rien que pour les deux derniers épisodes de la série, Anna Torv dans Fringe le mérite amplement. Olivia a su toucher et va très probablement me manquer. Elle avait deux sérieuses concurrentes : Elizabeth Moss (Mad Men/Top of the Lake) et Vera Farmiga (Bates Motel).

La guest star de la saison : Frances Conroy dans American Horror Story. Chacune de ses apparitions m’a enchanté.

Cécile

Vera Farmiga dans Bates Motel

Meilleur personnage féminin : Norma Bates (Bates Motel) et Elizabeth Jennings (The Americans).

Meilleur personnage masculin : Daryl Dixon dans The Walking Dead.

Meilleur duo/équipe : Philip et Elizabeth dans The Americans.

Le personnage sous-exploité : Regina dans Once Upon a Time. Elle fut plus mal exploitée que sous-exploitée cette saison.

Le personnage sur-exploité : Patrick Jane dans The Mentalist. Oui, d’accord, c’est le héros mais il monopolise la série.

Meilleur acteur : Damian Lewis dans Homeland. Il se surpasse cette année.

Meilleure actrice : Keri Russell (The Americans) et Vera Farmiga (Bates Motel).

La guest star de la saison : John Noble dans The Good Wife. Et il y en a de bonnes guests dans cette série. Mais sa prestation fut si poétique. Comme toujours avec cet acteur.

Rendez-vous demain pour la dernière partie avec les bilans personnels.

Spoiler Alert!
Veuillez suivre les règles suivantes concernant les spoilers dans les commentaires :
1. Sur la critique d'un épisode, ce qui concerne les épisodes à venir est considéré comme étant spoiler (idem pour ce qui concerne les saisons).
2. Vous avez le droit de mettre des spoilers dans vos commentaires, mais le contenu sensible doit être placé entre les balises <spoiler>....</spoiler> afin de protéger les autres lecteurs.
Critictoo Newsletter
Inscrivez-vous à la newsletter Critictoo pour ne plus rien manquer de l'actualité du site, des séries et plus.
©2006-2017 Critictoo, le webzine des séries TV - powered by Wordpress. Critictoo.com participe au Programme Partenaires d'Amazon EU, un programme d'affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.
Nos partenaires : DVD Series | Amazon | HypnoSeries | Tous nos partenaires
Le Geektionnaire des Séries TV
Nous l’avons écrit et vous pouvez désormais le lire. Cet abécédaire des séries contient près de 900 entrées passionnantes.
Commandez-le !
(19.95€ prix conseillé)
close-link