Fenêtre sur Cour a introduit de nombreux témoins de meurtres sans preuve dans les séries

5 Mai 2015 à 17:46

Rear Window ou Fenêtre sur Cour dans les séries

De Kurosawa à John McClane, la route est longue, mais nous allons la parcourir dans une série d’articles dans laquelle nous allons revenir sur ces grands classiques du cinéma qui sont devenus une base solide pour des épisodes de séries TV – que ce soit d’un point de vue iconographique, référentiel ou narratif.

Alors que Psycho a donné le jour à Bates Motel sur A&E, l’influence du cinéma d’Alfred Hitchock n’est plus à démontrer – que ce soit sur le grand ou le petit écran. Avec Rear Window – ou Fenêtre sur Cour –, le maitre du suspense aura inspiré plus d’un scénariste et plus d’un épisode de série télévisée.

Dans cette adaptation d’une nouvelle de Cornell Woolrich, James Stewart est un photographe qui est coincé dans un fauteuil roulant suite à un accident de travail. Il se retrouve alors à espionner ses voisins pour faire passer le temps, jusqu’au moment où il se met à soupçonner l’un d’eux d’avoir commis un meurtre. Il ne peut cependant pas bouger et tente de relier les bouts d’informations qu’il peut glaner de sa fenêtre, en compagnie de Grace Kelly, pour découvrir la vérité.

Fenêtre sur cour dissimule derrière son mystère policier un commentaire social toujours aussi pertinent de nos jours, sur notre façon de vivre les uns à côté des autres sans forcément avoir conscience de ce qui se passe, même si l’on pratique le voyeurisme. Avec James Stewart et Grace Kelly, on s’immisce à la fois dans la vie des voisins ainsi que dans la leur où il est autant question de regarder que d’être vu. Le patriarcat et le féminisme s’invitent alors à plus d’une reprise dans les différentes relations qui sont mises en scène et joueront leur rôle dans les rebondissements du film.

Ce long-métrage d’Alfred Hitchcock aura donc servi d’inspiration à de nombreux scénaristes à plus d’un niveau. Certains suivent l’histoire de plus ou moins près, bloquant leur personnage principal chez lui pour le mettre dans la peau de James Stewart, avec au moins les grosses jumelles, pour épier les voisins.

Il existe bien entendu différentes approches, la parodique étant souvent celle qui est préférée, peut-être car le ton propre à Rear Window se prête justement à un traitement narrative plus que décontractée. Après tout, le long-métrage lui-même joue avec la nature quelque peu obsessive de son protagoniste (il faut bien cela pour justifier la façon dont il peut parfois se détourner de Grace Kelly).

Outre le concept de départ, Rear Window a aussi eu une influence notable sur la partie investigation ; James Stewart ne pouvant pas bouger dans le film, c’est Grace Kelly et Thelma Ritter qui vont sur le terrain pour prouver la culpabilité du voisin. C’est ainsi que l’on se retrouve le plus souvent avec des personnages entrant par effraction chez un suspect pour trouver des preuves, avec bien entendu le potentiel coupable revenant plus tôt que prévu chez lui.

Hitchock ayant plus qu’influencé l’équipe créative de Castle et les nombreux romanciers du genre de Richard Castle, la série a célébré son 100e épisode avec un traitement parodique de Fenêtre sur Cour. Coincé dans son appartement, l’écrivain est convaincu d’avoir assisté à un meurtre. Il y a un twist qui fait évoluer l’épisode vers l’hommage pur et simple.

Sans surprise, The Simpsons a parodié le long-métrage, dans Bart of Darkness (6.01) où Bart s’est cassé la jambe et utilise son télescope pour regarder ses voisins. Il va alors suspecter Ned Flanders d’avoir tué sa femme Maude.

That’s 70s Show a aussi parodié le film, avec d’autres d’Hitchock, dans un de ses épisodes d’Halloween – Too Old to Trick or Treat, Too Young to Die (3.04). Dans cette lignée, on trouve Psych avec Mr. Yin Presents (4.16) qui fait référence à plus d’une oeuvre du réalisateur et qui avait une approche assez sérieuse à cette occasion.

Fenêtre sur Cour a aussi été revisité dans The Flinstones (Alvin Brickrock Presents – 2.04), Raising Hope (Murder, She Hoped – 4.07) ou encore Mike & Molly (Poker in the Front, Looker in the back – 4.05). On peut d’ailleurs noter un penchant pour nommer les épisodes avec d’autres références du genre…

Il est évident que l’œuvre d’Alfred Hitchcock a été revisitée de nombreuses fois avec plus ou moins de succès. The Unusuals (The Dentist – 1.08) s’y sera collé avec une certaine réussite, tandis que Person of Interest (Super – 1.11) aura su s’inspirer du film pour donner le jour à un épisode important. Sans oublier des séries comme Leverage (The Broken Wing Job – 5.08) ou White Collar (Neighborhood Watch – 3.13), ainsi que de multiples références faites au long-métrage à travers des dialogues.

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