Dark Skies

Titre Original : Dark Skies
Titre Traduit : Dark Skies, l’impossible vérité
Créateur : Bryce Zabel
Années : 1996
Nombres d’épisodes : 19
Casting : Eric Close (John Loengard), Megan Ward (Kimberly Sayers), J.T. Walsh (Frank Bach), Conor O’Farrell (Phil Albano), Tim Kelleher (Jim Steele), Jeri Ryan (Juliet)..

L’Histoire : Jeune couple heureux, John et Kimberly s’installent à Washington au début des années 60. Venant d’être embauché au Congrès, John enquête sur l’utilisation des fonds publics liés aux phénomènes des OVNIS et à un projet Blue Box. Ce qu’il va découvrir va changer à jamais sa vie, celle de sa femme et de la planète toute entière..

Souvenirs

« Je m’appelle John Loengard. J’enregistre ce message parce que nous serons peut-être morts demain. Ils sont là, ils sont hostiles et des gens puissants nous cachent leur existence. L’histoire telle que nous la connaissons n’est qu’un mensonge… »

1996. Nous sommes en pleine période fantastique à la télévision américaine. Les petits hommes verts pullulent (tout autant que les vampires et autres créatures) à la suite du succès des X-Files, et Dark Skies propose un postulat assez original : revisiter l’histoire du Vingtième Siècle, et plus précisément des Etats-Unis, de Roswell à aujourd’hui. Une idée un peu raccourcie par une annulation au bout de la première saison, malgré un fil historique des plus intéressants, et une manière d’alterner effets spéciaux et romance.

Diffusée en France lors de la fameuse Trilogie du Samedi soir, Dark Skies mélange donc éléments surnaturels, théorie du complot et histoire réelle. Comme à l’habitude, on y retrouve une agence gouvernementale (Majestic 12), un projet top secret et des civils mêlés à des événements qui les dépassent. On suit donc un jeune couple qui va se retrouver par hasard (quoique ; ils travaillent pour le Congrès) au cœur de l’arrivée d’extraterrestres sur Terre. Nous sommes ici en 1961, et la première saison était supposée s’étaler sur dix ans. Les scénaristes de la série envisageaient en effet cinq saisons pour arriver jusqu’à l’an 2000, ce qui aurait coïncidé adroitement avec sa dernière année de diffusion. Hélas faute d’audience, la série est mise au placard malgré dix neuf épisodes denses en événements (et musiques d’époque, ça rate rarement) qui vont emmener nos héros de l’assassinat de Kennedy aux Beatles, mélangeant les vraies incidents de l’Histoire au récit du héros principal, témoin de chaque chose et cherchant la vérité.

Vérité, Extraterrestres et complot, nous ne sommes pas loin des X-Files, mais en renversant le point de vue : on démarre après Roswell et on remonte le temps chronologiquement. Avec assez d’audaces, la série s’intercalait entre sa « grande soeur » et des mythologies style V, anticipant sur Stargate SG-1 côté ganglion et parasites d’humains. Une histoire sans complexité, ni pièges : on suit donc John dans sa recherche d’une vérité, et d’un combat contre une race alien maléfique, voir d’humains mal intentionnés. Dix ans de récit condensés en dix neuf épisodes, et un sens de l’histoire qui fonctionne à plein : l’aspect patriotique de la série tend d’ailleurs à conforter son américanisme primaire : tout se déroule sur le sol US. On laisse une première année sans suite, malgré un cliffhanger des plus frustrants!! Le seul espoir se trouve donc désormais dans un éventuel remake dans 20 ans.. et je ne fais que lancer la rumeur (sait on jamais).

Et évidemment toutes ces idées ne sont pas sans vous rappeler une série plus récente : Disparitions (une autre création Steven Spielberg, où on retrouve d’ailleurs Eric Close). Sauf que Taken (en V.O.) se base dès l’origine comme une mini série, et bien que cumulant de nombreuses ressemblances avec Dark Skies, passera plus rapidement sur les événements historiques pour suivre ses personnages à travers les décennies. Une manière de faire qui s’avérera moins percutante.

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