Flashback : Hartley, coeurs à vif

Titre original : Heartbreak High
Titre Traduit : Hartley, coeurs à vif
Créateur : Ben Gannon et Michael Jenkin
Années : 1994 – 1999
Nombre d’épisodes : 210 épisodes
Casting : Alex Dimitriades (Nick Poulos), Abi Tucker (Jodie Cooper), Salvatore Coco (Costa Bordino), Emma Roche (Danielle Miller), Scott Major (Peter Rivers), Vince Poletto (Matt Logan), Corey Page (Steve Wiley), Jon Pollard (Alan Bolton), Ada Nicodemou (Katerina Iannou), Callan Mulvey (Bogdan Drazic), Rel Hunt (Ryan Scheppers), Lara Cox (Anita Scheppers), Sebastian Goldspink (Charlie Byrd), Rebecca Smart (Mélanie Black), Deni Gordon (Ronnie Brooks), Dominic Purcel (Todd Gilespie), Stephen O’Rourke (Jim Deloraine), Nina Liu (Mai Hem), Fleur Beaupert (Nikki Ruark).

L’histoire : Le quotidien agité d’une bande de jeune dans, et en dehors d’un lycée de la banlieue de Sydney.

Souvenirs :

Difficile d’avoir été adolescent à la fin des années 90 sans avoir vibré sur les états d’âmes des jeunes Australiens du lycée d’Hartley High. Diffusée sur France 2 à partir de 1995, la série restera pour beaucoup celle pour laquelle on se dépêchait de rentrer des cours pour être devant son petit écran à l’heure. La vie des jeunes d’Hartley, coeurs à vif alimentait alors bien des discussions entre camarades de classe. Soutenue par les rediffusions et les changements générationnels, Hartley aura su marquer différemment selon l’âge et la bande d’adolescents à laquelle on s’était le plus attaché.

Harley, Cœurs à vif n’a pas directement commencé sous la forme d’un show, il s’agissait au départ d’une pièce, The Heartbread Kid, qui devint en 1993 un film, dans lequel Alex Dimitriades y joue un étudiant qui développe une relation avec une professeure, interprétée par Claudia Karvan.

Cela inspirera la série, dans laquelle Dimitriades y tiendra au début un des premiers rôles, celui de Nick Poulos, le boxeur. À ses côtés, on retrouve son cousin Costa, toujours prompt à se mettre dans des situations gênantes, Rose, enceinte à la terminale, ou encore Jodi, la chanteuse du lycée qui finira par percer. C’est d’ailleurs la romance entre cette jeune femme et Nick qui marquera surtout cette première génération, avec sa fin tragique sur un ring de boxe. On se souviendra également de Rivers et Bolton, les rois du roller aux looks punk rock, ou Matt, le neveu du proviseur.

Représentatif à leur façon d’une autre génération, Katerina, Charlie, Anita et son frère Ryan, ainsi que le mémorable Drazic, viendront se mêler et/ou remplacer les anciens afin de renouveler petit à petit le casting.

Les protagonistes changeront, mais les lieux resteront. La série évoluera pour s’aventurer un peu plus dans la vie des jeunes ; on rêvera ainsi de vivre dans un loft avec ses camarades de cours ou encore de se retrouver après le lycée au mythique Shark Pool pour refaire le monde autour d’un verre comme les personnages de la série.

Les choses finissent par se gâter en saison 5, quand Hartley High ferme ses portes et que ses élèves migrent vers Hartley Heights, un lycée voisin. Le show perd en qualité et ne s’en remettra pas. Les nouveaux personnages issus de ce lycée comme Kurt, Denis ou Nikki ne parviendront pas à donner un nouveau souffle à la série, trop similaires à leurs aînés dans leurs comportements, mais également dans leurs intrigues. La série n’existera plus alors qu’au travers de l’histoire d’amour impossible entre Drazic et Anita, avec en point d’orgue la demande en mariage lors du final d’une sixième saison plutôt ratée.

Hartley est donc une série d’adolescents qui aura su tirer sa carte du jeu par son côté frais et novateur. Elle m’a aussi marquée par sa façon de placer la question ethnique au centre des débats. Que ce soit des jeunes aux origines grecques comme Nick ou Costa, aborigènes comme Nikki, ou encore d’Europe de l’Est comme Drazic, la série traite sans complexe la question du racisme et l’influence de nos origines dans notre construction sociale. Elle met également face à face la jeunesse issue de l’immigration et les Australiens de souche face à l’emploi, l’éducation ou la police.

Si Hartley reste agrémentée de tous les ingrédients et clichés indispensables à son genre, cette volonté d’aborder des sujets tabous la rendra, à mon sens, légèrement plus réaliste et proche de son public que certaines de ses concurrentes de l’époque.

15 ans après, le show s’est certes ridé et a perdu de son originalité, mais on se reprend vite au jeu de cette bande de jeunes attachante, et on se rappelle pourquoi tout monde voulait que son lycée ressemble à Hartley.

Cet article a été rédigé par Jonathan, guest bloggeur.
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