Titre Original : The A-Team
Titre Traduit : L’Agence Tous Risques   
Créateurs : Frank Lupo & Stephen J. Cannell
Années : 1983-1987
Nombres d’épisodes : 97
Casting : George Peppard (John ‘Hannibal’ Smith), Dwight Schultz (‘Howling Mad’ Murdock), Mr. T (B.A. Baracus), Dirk Benedict (Templeton ‘Faceman’ Peck ), Melinda Culea (Amy Allen), Eddie Velez (Frankie Santana), Lance LeGault (Colonel Roderick Decker), Robert Vaughn (General Hunt Stockwell), Marla Heasley ( Tawnia Baker).

L’histoire : Il y a dix ans (en 1972), une unité de commando d’élite stationnée au Viêt Nam fut envoyée en prison par un tribunal militaire, pour un crime qu’ils n’avaient pas commis. Ces hommes s’évadèrent rapidement d’une prison de haute sécurité de Los Angeles. Aujourd’hui, encore recherchés par le gouvernement, ils fuient encore et toujours devant leurs poursuivants et survivent comme des mercenaires. Si vous avez un problème, si vous êtes seul, si personne ne peut vous aider, si vous êtes acculé, si la justice ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul: l’Agence tous risques.

Souvenirs

La sortie de la version cinéma de The A-Team nous donne l’occasion de revenir sur la série. Pas qu’il était nécessaire d’avoir une excuse pour cela, car elle allait forcément passer par la case « flashback » à un moment ou un autre vu qu’elle est restée assez bien marquée dans ma mémoire et certainement celle de beaucoup d’autres spectateurs (qui ont aujourd’hui probablement plus de 20 ans). Et, disons-le clairement, ce n’est pas pour ses qualités.

L’Agence Tous Risques c’est un concept basique, celui de faibles qui se font martyriser par des méchants qui avaient toujours une bande de gros bras pour faire le sale boulot. Là, notre équipe d’ex-militaires rapplique, prend la température, s’impose en faisant savoir qu’ils sont là pour faire le ménage. Forcément, les méchants répondent, poussant Hannibal et ses amis à répliquer en nous fabriquant des barricades et autres chars d’assaut à partir de vieille Ford ou autres machines à laver. C’était la grande époque du Do It Yourself à la tv américaine !

Plus sérieusement, c’était la justice à coup de fusil mitrailleur où celui qui intimide se fait intimider. La loi du plus fort, et personne n’était plus fort que The A-Team.

Les épisodes étaient relativement répétitifs, les cascades tout autant d’ailleurs, mais vu que j’étais gamin, moi, ça me faisait délirer. Il faut dire que les personnages étaient peut-être grossièrement écrits et franchement caricaturaux – si je devais désigner mon préféré, je dirais que c’était Looping et je crois que c’était parce qu’il était juste fêlé –, c’est le divertissement qui primait. Les thématiques ne m’intéressaient pas, bien qu’historiquement parlant il y a des choses à retenir de cette Amérique des ‘80s et de l’image qu’elle renvoyait. Les cowboys étaient toujours là, l’ennemi était on ne peut plus identifiable, et les gentils également, surtout qu’ils sortaient toujours vainqueurs. Personne ne pouvait briser leurs rêves et, avec un peu d’encouragement, ils se battaient pour le garder.

Au niveau des épisodes, vu la façon dont je regardais les séries à l’époque et la manière dont elles étaient diffusées, il est un peu difficile de bien scinder les choses. Je devais même ignorer le concept de saisons, c’était diffusé quand c’était diffusé, un peu comme tout le reste. Quand il n’y en avait plus, il y avait les rediffusions et un jour il y avait des inédits. Il y a quand même la fin, avec ce changement de concept, quand l’équipe s’est mise à travailler pour le gouvernement. Je n’aimais pas vraiment le nouveau gars, et pour le changement de contexte, on ne peut pas dire que la série y ait gagné grand-chose.

Sinon, avant de terminer, n’oublions pas d’évoquer les cascades hallucinantes avec ces sauts à 10 centimètres du sol qui donnaient l’impression d’être à au moins 10 mètres plus haut. C’est d’ailleurs l’une des choses les plus marquantes de la série, ça et le bling-bling de Mr. T.

L’Agence Tous Risques ce n’était pas de la télévision de qualité, mais un divertissement qui avait son public. On peut dire qu’à cause de séries comme celle-ci, la télévision américaine n’était pas très bien vue, mais il est difficile de renier le fait qu’on en garde de bons souvenirs (qu’il ne faudrait pas confronter à la réalité de ce qu’est la série) et qu’elle a su s’installer dans la culture populaire de manière durable, ce qui n’est pas rien.