Flashback : L’homme de Nulle Part (Nowhere Man)

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publié le :
21 août 2012 à 8:30
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Fiche Technique

Titre Original : Nowhere Man
Titre Traduit : L’homme de Nulle Part
Créateur : Lawrence Hertzog
Années : 1995
Nombres d’épisodes : 25
Casting : Bruce Greenwood (Thomas Veil), Megan Gallagher (Alyson Veil).

L’histoire : Thomas Veil est photographe. Un jour, son identité va lui être enlevée. Sa femme ne le reconnait plus et toutes les traces de son existence vont disparaitre. Traqué, il va partir sur la route, à la recherche de réponses et pour retrouver sa vie d’avant. Une de ses photos semble être à l’origine de tout ça, mais la vérité sera longue à découvrir.

Souvenirs

Nowhere Man  est une série que j’ai découverte lors de sa diffusion sur Canal + qui m’avait rapidement séduit avec son atmosphère paranoïaque et son héros. Thomas Veil (interprété par l’excellent Bruce Greenwood) est un photographe qui est dépossédé de son identité et qui se lance sur la route à la recherche de la vérité avec, comme seule piste, une photographie.

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Pour rappel, à l’époque de sa diffusion, nous étions en plein boom The X-files (Aux Frontières du Réel) et Nowhere Man trouve parfaitement sa place au milieu des histoires de complots et autres séries fantastiques et/ou à simple tendance paranoïaque qui envahissaient nos écrans. Il y a eu du mauvais – souvenez-vous de Two par exemple, ça n’allait clairement pas très loin – et d’autres qui méritaient réellement qu’on s’y intéresse. C’était indéniablement le cas de cette série UPN qui avait su emprunter un peu à The Fugitive pour y injecter une dose de The Prisoner, mais tout en se créant une identité propre et en assimilant et en utilisant les fameux thèmes de l’époque.

De plus, Nowhere Man allait vraiment au bout de son concept et a offert dans son series finale une conclusion assez inattendue, mais qui était parfaitement inscrite dans l’esprit du show – et qui, bien qu’ouverte, était satisfaisante.

Son plus gros défaut est probablement qu’elle a souffert de quelques longueurs. Son pitch de base ne pouvait pas vraiment l’emmener loin et quelques twists ont dû être utilisés pour justifier la route suivie par Veil, ce qui était par moment un peu trop pratique, mais clairement nécessaire pour maintenir l’intérêt du voyage. Par contre, c’était on ne peut plus adéquat pour jouer avec les nerfs des spectateurs, surtout à l’époque, avec ces séries du même genre qui étaient annulées avant de délivrer les clés de leur mystère. N’oublions pas que l’accès à Internet n’était pas encore très répandu en France à cette période et on ne pouvait pas simplement se renseigner pour savoir si oui ou non on allait être récompensé par des révélations. C’était le bon vieux temps.

Nowhere Man (L’homme de nulle part) est indéniablement ancrée dans son temps, mais je pense qu’elle est toujours d’actualité sur bien des points, tout particulièrement sur l’importance de l’identité et de ce qui la compose, et le besoin d’être reconnu en tant qu’individu. Ironiquement, la série s’arrête à un niveau où Thomas Veil doit, plus que jamais, déterminer qui il est réellement. Elle méritait en tout cas qu’on s’y investisse pleinement et c’est probablement encore le cas aujourd’hui.

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