Titre Original : The Pretender
Titre Traduit : Le Caméléon
Créateurs : Steven Long Mitchell & Craig Van Sickle
Années : 1996-2000
Nombres d’épisodes : 86
Casting : Michael T. Weiss (Jarod), Andrea Parker (Miss Parker/Catherine Elaine Jamison Parker), Patrick Bauchau (Sydney Green/Jacob Green), Jon Gries (Broots), Ryan Merriman (Young Jarod/Gemini), Alex Wexo (Young Sydney), Richard Marcus (Mr. William Raines), James Denton (Mr. Lyle), Harve Presnell (Mr. Parker), Paul Dillon (Angelo), Pamela Gidley (Brigitte Parker), Jason Brooks (Thomas Gates), Jeffrey Donovan (Kyle).

L’histoire : Il existe des êtres doués d’une intelligence supra normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d’assumer n’importe quelle identité. En 1963, les chercheurs d’une entreprise appelée « Le Centre » ont mis en isolement un de ces êtres, un jeune garçon nommé Jarod et exploitèrent son génie pour des recherches secrètes. Mais un jour le « Caméléon » leur échappa…

Souvenirs

C’est un mystère de savoir comment nous sommes arrivés en 2011 sans avoir écrit un mot sur Le Caméléon – en flashback, en générique, en pilote rétro, en images … Il est donc temps de réparer cette erreur, pour parler de cette série ayant quelque peu vieilli, mais qui a marqué mon parcours de spectatrice.

La série a donc débarqué en France le 4 avril 1997 sur M6 (j’ai fait des recherches pour la date) dans la fameuse trilogie du Samedi (Souvenirs, souvenirs!), à une époque où il y avait encore de l’intérêt de la regarder – et c’était un rendez-vous légèrement immanquable (ou il fallait programmer le magnétoscope).

Quoi qu’il en soit, j’ai donc suivi une grosse partie de la série sur la chaine, jonglant entre M6 et Serie Club, cette dernière ayant fourni au moment de la saison 3 les épisodes en version originale sous-titrée. La série ayant eu la chance de se trouver dans la courte liste des programmes visionnés en famille, c’était donc quelque chose d’assez marquant, surtout que les voix originales tranchaient bien avec la version française – et je ne me suis jamais remise du fait que Broots avait le même doublage que Fox Mulder, une fois l’information dans ma tête, je n’arrivais plus à m’enlever l’image.

La série a été suivie par deux téléfilms, mais avant de parler d’eux, parlons des 4 saisons !

Donc, Jarod est un Caméléon, il peut prendre n’importe quelle identité, si ce n’est qu’il était isolé de notre société et quand il va s’échapper, il endossera multiples costumes pour découvrir le bon fonctionnement de notre monde, tout en étant constamment en fuite. Au départ, il sera principalement dans des métiers plutôt physiques (type pompier) avant d’élargir ses compétences pour toujours mieux aider les autres et coincer les méchants.

Jarod découvre donc la vie, l’amour et ses dangers, en même temps qu’il est recherché par le Centre, avec Miss Parker en talons aiguilles cherchant à l’attraper, aidé par Sydney, psychiatre s’étant occupé de Jarod, et Broots l’informaticien devant traquer le génie.

C’est autour du Centre que se construira la grosse mythologie de la série – leurs secrets, leurs démons, les demi-frères, et toutes les entourloupes possibles. Le Caméléon jouait donc sur les liens familiaux, à commencer par le mystère autour de la mort de la mère de Miss Parker lui ressemblant comme une goutte d’eau (comme c’est fort pratique !).

Dans cette organisation, il ne faut pas oublier Raines, le numéro 2, à la bouteille d’oxygène, imposant limite la peur à chaque fois qu’il est de passage dans une pièce. Personnage on ne peut plus emblématique, j’avoue quand même que malgré cela, ma préférence est allée au psychopathe qu’était Lyle, introduit dans la seconde saison.

La série s’appuyait sur une quête identitaire poussée pour Jarod et un besoin de liberté qui s’étendait à multiples personnages au beau milieu d’un gros mimack familial qui passait son temps à se compliquer à peine après avoir fourni une réponse. Le tout avec un brin d’humour (de préférence cynique pour Miss Parker), une dose de bons sentiments aux relents abusifs de nos jours, et des personnages attachants et détestables à souhait.

Le programme a eu le droit à deux cross-over avec The Profiler, mais je dois bien dire que je n’avais pas trouvé cela très concluant – et c’était pire pour le deuxième vu que je ne regardais pu Profiler après le départ de Sam Waters.

La vérité est que Le Caméléon est un pur produit des années 90, dans sa construction et sa dynamique. Cela ne lui enlève aucun charme, et j’ai passé plusieurs années en sa compagnie, accrochée aux mystères qu’elle développait pour me retrouver à la fin avec une conclusion inachevée. Je n’en jurerais pas, mais d’après mes souvenirs, le second téléfilm fut juste une pure déception, n’apportant strictement rien et se terminant sur un cliffhanger. De quoi dégouter, à tel point que j’ai dû le rayer de ma mémoire.

Il y a encore pas mal de choses à dire, n’ayant pas évoqué Brigitte, Angelo, Kyle ou les flashbacks.  Qu’importe, Le Caméléon fut une série où je ne voulais pas manquer un épisode et qui aura alimenté bien des discussions en son temps.