Flashback: Les Dessous de Palm Beach

Fiche Technique

Titre Original : Silk Stalkings
Titre Traduit : Les Dessous de Palm Beach
Créateur : Stephen J. Cannell
Années : 1991 – 1999
Nombres d’épisodes : 176
Casting : Rob Estes (Chris Lorenzo, saisons 1 à 5), Mitzi Kapture (Rita Lee Lance, saisons 1 à 5), Charlie Brill (Harry Lipschitz), Chris Potter (Tom Ryan, saisons 7 et 8), Janet Gunn (Cassie St John, saisons 7 et 8), Nick Kokotakis (Michael Price, saisons 5 et 6), Tyler Layton (Holly Rawlins saisons 5 et 6).

L’histoire : Rita Lance et Chris Lorenzo font partie de la brigade criminelle de Palm Beach. Ici les meurtres sont en général de nature passionnelle et les aventures de nos héros très sea, sex and sun.

Souvenirs

Lorsque l’on a vécu sur une île (pas celle avec des problèmes temporels et des ours polaires, hein, plutôt, celle des grèves du moment) pendant les années 80 et 90, les options télévisuelles étaient très limitées. Bien loin d’avoir encore les mêmes programmes que la France, les Antilles françaises jouaient sur les redifs en boucle du Rebelle (si, si, je vous jure !) et des Dessous de Palm Beach. A croire qu’elles avaient un contrat avec Stephen J. Cannell, producteur des deux séries.

Mais quand je vous parle des Dessous de Palm Beach, il faut entendre la première équipe et l’unique digne d’intérêt à mes yeux soit le duo formé par Chris Lorenzo et Rita Lance. Si la série était déjà bien formatée à ses débuts, leur relation faite d’amitié, de complicité, puis d’amour et de drame a clairement marqué la série de son empreinte (pourquoi se surnommaient-ils l’un l’autre Sam ?). Les deux équipes suivantes n’atteindront jamais leur degré d’intimité alors même que Tom et Cassie sont des ex assumés.

Malgré le look très années 90 des héros (des vestes aux couleurs flashouilles dont on a tout juste retiré les épaulettes), des scenarii écrits sur un ticket de métro, une réalisation un peu bâtarde et des guests ampoulées qui surjouaient, la série possédait une certaine mythologie, rythmée par les aventures sentimentales de Rita et Chris et les habituelles bougonneries de leur chef, le capitaine Lipschitz (qui n’est pas le patron d’origine d’ailleurs), continuellement mis à la diète par son épouse, Fran. A la satisfaction des fans, Rita et Chris finiront par s’avouer leur amour (là aussi, lorsque l’on revoit les épisodes, impossible de trouver ce revirement bien écrit), par le consommer (sinon, c’est pas drôle), le cacher au chef (qui bien sûr va tout comprendre) et Rita de tomber enceinte (l’actrice l’était aussi). Tournant dramatique d’une série pourtant jusqu’ici légère, les scénaristes règlent l’amourette de façon sanglante, en tuant le personnage de Chris.

Inconsolable, Rita quitte la brigade et laisse donc la place à une équipe de remplacement qui ne fera pas long feu. Nick Kokotakis et Tyler Layton, desquels aucune alchimie ne se dégage sont très rapidement remplacés par Chris Potter et Janet Gunn. Déjà mieux assortis, Cassie et Tom tentent de faire oublier Chris et Rita pendant deux ans avant que la série ne prenne fin à l’aube du nouveau millénaire.

Et c’est tant mieux car s’il y a bien une série incapable de se démarquer des années 90, c’est bien celle-là ; à l’image de son créateur, Stephen J. Cannell, du reste dont cette période fut l’âge d’or mais qui se montra incapable jusqu’à aujourd’hui de produire quelque chose de différent.

Les Dessous de Palm Beach ou la fin d’une époque !

avatarUn article de .
0 commentaire