Titre Original : Magnum, P.I.
Titre Traduit : Magnum
Créateurs : Donald P. Bellisario & Glen A. Larson
Années : 1980-1988
Nombres d’épisodes : 162
Casting : Tom Selleck (Thomas Magnum), John Hillerman (Jonathan Higgins), Roger E. Mosley (Theodore « TC » Calvin), Larry Manetti (Orville « Rick » Wright), Gillian Dobb (Agatha Chumley), Kwan Hi Lim (Lieutenant Yoshi Tanaka), Jeff MacKay (Lieutenant « Mac » MacReynolds), Kathleen Lloyd (Carol Baldwin), Glenn Cannon (Dr. Ibold).

L’histoire : Thomas Magnum est un détective privé vivant à Hawaii et qui a un arrangement avec le célèbre auteur Robin Masters qui lui permet de vivre dans sa résidence d’ami et d’utiliser sa Ferrari. Il doit quand même cohabiter avec Higgins, un majordome britannique qui est en charge de la propriété.

Souvenirs

Après la fin de l’originale Hawaii Five-0, CBS a cherché à produire une nouvelle série pouvant se servir de tout ce qui avait été bâti pour la série policière (et ainsi continuer à amortir les coups de constructions). C’est ainsi que Magnum trouva sa place sur la grille et ce fut, d’après moi, un remplacement très bien trouvé, car cette série est bien supérieure à celle qui la précédait. Elle est d’ailleurs vue comme une digne héritière de The Rockford Files.

Quoi qu’il en soit, Magnum était l’une de mes séries préférées étant jeune. Il faut dire qu’elle a un héros qui est fort sympathique, sa dose d’humour et d’action, mais également une ambiance qui en font un divertissement des plus accrocheurs. Il y avait aussi toute cette partie plus sombre du personnage, avec son passé au Vietnam. C’était d’ailleurs une thématique fortement répandue à l’époque (et dans le travail de Bellisario de manière générale), mais il faut reconnaitre à Magnum de la manier avec brio et les épisodes qui tournait autour de ce sujet étaient ceux qui me captivaient le plus.

Cela dit, si la série fonctionne, c’est principalement pour ses héros, Magnum et le légendaire Higgins. Et si j’étais réceptif à beaucoup de choses dans ce show, il est indéniable que cette relation en était l’un des points forts. Je n’ai par contre jamais été obsédé par le mystérieux Robin Masters, surtout qu’à la fin, ça pouvait devenir un peu agaçant, à cause de la répétition.

À côté de ça, il y avait Terry et Rick, les deux amis de Magnum. J’ai toujours eu une préférence pour Terry, plus sympathique je suppose.

En grandissant, j’ai appris à apprécier les subtilités de ce show qui pouvait se montrer assez noir et pessimiste. En tout cas, il y a dans Magnum des personnages suffisamment bien écrits pour permettre à la série de ne pas être juste un autre formula show caractérisé par son iconographie, même s’il faut reconnaître qu’avec le temps, elle tend à être réduit à cela par ceux qui ne l’ont pas vu depuis longtemps.

Et c’est bien dommage, surtout que même aujourd’hui elle se laisse regarder sans déplaisir et les rediffusions sont certes moins nombreuses, mais toujours d’actualité. Ça me rappelle d’ailleurs cet épisode de Code Quantum dans lequel Sam, habitant le corps d’une mère de famille, dit à son fils que ce n’est pas la peine de courir pour ne pas rater un épisode de Magnum, car la série sera rediffusée de multiples fois.

Magnum est en tout cas un monument de la télévision américaine qui mérite bien sa place dans la culture populaire, et dans la mienne.