Flashback : Malcolm

Fiche Technique

Titre Original : Malcolm in the Middle
Titre Traduit : Malcolm
Créateur : Linwood Boomer
Années : 2000-2006
Nombres d’épisodes : 151
Casting : Bryan Cranston (Hal), Justin Berfield (Reese), Erik Per Sullivan (Dewey), Jane Kaczmarek (Lois), Christopher Masterson (Francis), Frankie Muniz (Malcolm), Craig Lamar Traylor (Stevie Kenarban)

L’histoire : Petit génie malgré lui, Malcolm vit dans une famille hors du commun. Le jeune surdoué n’hésite pas à se servir de son intelligence pour faire les 400 coups avec ses frères : Francis, l’aîné, envoyé dans une école militaire après une bêtise de trop, Reese, une brute pas très maligne, et Dewey, le petit dernier, souffre douleur général. Les parents tentent tant bien que mal de canaliser l’énergie de ces petits démons. Si Loïs est despotique et veut tout contrôler, Hal, en revanche, est irresponsable et ne pense qu’à s’amuser.

Souvenirs

Pour je ne sais plus quelle raison, Fabien me dit que je pourrais faire un flashback sur Malcolm, après tout, je l’ai vu dans son intégralité. C’est un fait plus ou moins notable, car il s’agit d’une sitcom, et j’ai souvent tendance à lâcher l’affaire assez rapidement dans ce genre. Aujourd’hui, si petit à petit, je me mets à lui consacrer un peu plus de temps, pendant longtemps, Malcolm devait être une des seules que je suivais et a laquelle je suis arrivée au bout sans embûche (je confesse même que je n’ai pas vu tout Seinfeld ou Frasier, deux sitcoms que j’aimais énormément).

Malcolm est une série, qui, à son arrivée, apparaissait quelque peu original, ne serait-ce que par le fait que le héros s’adressait directement à son public, une pratique loin d’être répandue en ce temps. La Fox avait pas mal misé sur la série, et cela paya, vu qu’elle fut un succès, là-bas, et chez nous aussi. Dans le cas de la France, M6 a eu au départ quelques difficultés à lui trouver un créneau horaire où elle pouvait faire des chiffres. D’abord à 20h, c’est en fait vers 12h qu’elle s’imposa. Ce qui me rendit la tâche plus difficile, vu que je n’étais pas chez moi à son heure de diffusion.

Enfin, passons pour parler de la série en elle-même, qui a eu une belle durée de vie, 7 saisons, impliquant alors des hauts et des bas. La plus grande victime du temps est sans conteste Francis, frère ainé de cette famille un peu allumée, qui, à ses débuts à l’école militaire, jusqu’au ranch, à son passage en Alaska, va connaître du bon et du moins bon, le tout allant surtout en décroissant, pour quasiment tomber dans l’oubli.

La série s’appelant Malcolm in the Middle, elle est avant tout centré sur Malcolm, qui révéla donc Frankie Muniz (qui est devenu pilote automobile depuis), petit génie, qui passe d’une classe ordinaire à celle des têtes d’ampoules où se trouve d’ailleurs Stevie, qui deviendra sûrement le meilleur ami de Malcolm. Pour autant qu’on puisse avoir un meilleur ami quand on est aussi égocentrique que lui. L’une des qualités premières de la série était sans conteste sa capacité à offrir des personnages loin d’être parfait, au contraire. Malcolm était intelligent, mais égoïste au possible, Reese n’était pas très malin et parfois odieux, Dewey cachera bien son jeu pendant longtemps, mais finalement, c’est dans les gènes familiaux, il n’en ratera pas une (mais sera peut être parfois plus modéré – ce qui donnera des intrigues bien moins drôles au fond). Pour tenir ces diables, Lois, la mère à l’imagination débordante quant aux lots de punitions qu’elle est capable d’infliger. Car Hal, le père, ne fait quasiment jamais preuve d’une grande autorité.

De Malcolm in the Middle réside aujourd’hui encore son lot de références, dont le fameux gratin de Lois, avec les restes de la semaine, et un beau jour, car il a bien fallu que cela arrive, les restes du gratin de la semaine d’avant. D’ailleurs, l’un des points vraiment particulier de la série est qu’elle mettait en scène une famille moyenne, avec des soucis financières, exposant alors de vraies difficultés, et qui servaient régulièrement au développement de situations comiques dans la série.

Du professeur de Malcolm, à ses camarades de classe, des dons culinaires de Reese, aux blagues de mauvais goût dont il était capable, du changement d’établissement, du manque d’ambition, de l’épisode non mémorable de comédie musicale de la série, aux passages bien plus marquants de Hal et ses parties de poker entre potes, Malcolm s’était imposé comme une sitcom incontournable, et l’est encore aujourd’hui.

Quant au mystère entourant le nom de famille de Malcolm, il ne fut jamais totalement résolu…