Shogun

Fiche Technique

Titre original: Shogun
Titre Traduit: Shogun
Créateur: James Clavell, Eric Bercovici
Année: 1980 (NBC)
Nombres d’épisodes: 12
Casting: Richard Chamberlain (Major John Blackthorne/Anji-san), Toshiru Mifune (Seigneur Yoshi Toranaga), Yoko Shimada (Toda Buntaro Mariko)…

L’histoire: Les aventures de John Blackthorne pilote anglais, au Japon, après que le navire hollandais dont il avait la charge se soit échoué sur les côtes nippones, en 1600…

Souvenirs

En relisant le passionnant profil sériphile me concernant, je constate avoir répondu à Carole qu’aucune série n’avait changé ma vie. Je devais être passablement perturbé ce jour là ou tout simplement devant Chuck (que les fans se rassurent et rangent leurs tomates avariées,  je plaisante), car il y a bien une série qui a changé ma vie d’une certaine manière, et ce, lorsque j’avais dix ans.

Une mini série en fait, composée de 12 épisodes, adaptée du roman de James Clavell, Shogun. Diffusée à l’époque de sa première diffusion (en 1983 soit 3 ans après les Etats Unis) sur la 1ère chaîne française en prime time le samedi soir, j’ai passé plusieurs soirées en compagnie de ma grand mère à suivre les aventures du navigateur John Blackthorne, naufragé involontaire au pays du Soleil Levant. Totalement inculte à l’époque de la culture nippone, et pensant que les Japonais étaient des personnes vivant dans un monde où des monstres en plastiques ressemblant à des crabes géants terrorisaient une population principalement composée de jeunes filles en jupettes ne sachant s’exprimer que par des hurlements et où des super héros déguisés avec des lunettes de ski et des torchons sur la tête étaient les gardiens de la paix de ce petit monde enchanté. La preuve que San Ku Kai et autres Spectreman m’ont quand même sacrément marqué. Mais pour revenir à Shogun, je pense avoir eu la même réaction que le personnage interprété par Richard Chamberlain, sex symbol des années 80 (Oiseaux se cachent pour mourir, Colorado, La Mémoire dans la peau..) lorsqu’il vit une japonaise en kimono lui servir son petit déjeuner lors de son premier réveil sur un tatami japonais. Entre stupéfaction et fascination devant ce visage de porcelaine. Et c’est là, que ma passion pour ce pays lointain naquit réellement. De Shogun,  je ne garde que des souvenirs agréables, certainement amplifiés par une mémoire corrompue, à tel point que le coffret dvd que je possède de la série n’a jamais connu les honneurs de mon lecteur dvd, de peur de les abîmer. De Toshiru Mifune, je conserve une impressionnante présence dans le rôle du général Toranaga, dans cette super production américaine, teintée à l’époque d’un doux érotisme et d’un peu de violence (tête coupée quand même). Très hollywoodien dans sa narration, Shogun n’en demeure pas moins une bonne série qui permet de se familiariser avec les us et coutumes de ce pays complexe qu’est le Japon, en tout cas quand on a dix ans.

Avec le recul, je me dis  que j’ai finalement eu de la chance, car si j’étais tombé amoureux de Barbara Bain qui jouait le docteur Helena Russel dans Cosmos 1999, je me serais entêté à me vêtir d’un pyjama caca d’oie en attendant l’année bénie de 1999 où le cosmos serait devenu mon terrain de jeu. Et oui à l’époque tout ça c’était de la science fiction, et ça le reste encore dix ans plus tard. Comme quoi j’ai bien fais de me passionner pour Shogun qui m’a permis d’une certaine manière, de rencontrer la femme de ma vie.

Et oui, on peut être critique mais aussi romantique…

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