Flashback : Sliders

21 Mar 2013 à 8:30

Sliders en saison 1 / Sliders en saison 5

Fiche technique

Titre original : Sliders
Titre traduit : Sliders, les mondes parallèles.
Créateurs : Tracy Tormé et Robert K. Weiss
Années : 1995-2000
Nombre d’épisodes : 88
Casting : Jerry O’Connell (Quinn Mallory), Sabrina Lloyd (Wade Wells), Cleavant Derricks (Rembrandt Brown), John Rhys-Davies (Pr Maximillian Arturo), Kari Wuhrer (Maggie Beckett), Charlie O’Connell (Colin Mallory), Robert Floyd (Mallory), Tembi Locke (Diana Davis).

L’histoire : Quinn Mallory, « petit génie » de la physique, invente un appareil capable d’ouvrir un vortex sur des réalités parallèles, des mondes où l’Histoire a évolué différemment. Voulant montrer son invention à son professeur Maximilien Arthuro et à sa collègue et amie Wade Wells, il active le Minuteur, une télécommande capable d’ouvrir le portail, emportant accidentellement Rembrandt Brown, un chanteur sur le retour. Malheureusement, une fois dans une autre réalité, il ne respecte pas les règles imposés au voyage, soit attendre la fin du décompte, et tous se retrouvent à devoir « glisser » indéfiniment, chaque monde pouvant être leur Terre d’Origine.

Souvenirs

« Et si on découvrait, ici sur Terre, d’autres mondes inexplorés, où tout serait possible ? La même planète dans des dimensions parallèles, j’ai trouvé le passage ». Ainsi s’ouvraient les premiers épisodes de Sliders que j’ai pu découvrir, comme beaucoup d’autres, très jeune, un samedi après-midi d’avril 1996 sur M6 et ce pendant quatre saisons. La cinquième et dernière fut récupérée par 13ème rue et diffusée confidentiellement. Il m’a alors fallu attendre de multiples rediffusions et quelques années pour pouvoir enfin la voir, l’attente ayant quelque peu freiné mes ardeurs.

Sliders se construit sur le mode de l’uchronie, c’est-à-dire une réalité alternative à la nôtre en prenant le déroulement de notre Histoire comme postulat de départ pour chaque nouvelle version de la Terre. Chaque « glisse », et par extension chaque épisode, sera l’occasion de découvrir un nouveau monde où les doubles des personnages principaux ont évolué de manière différente, ayant fait à un moment ou à un autre des choix de vie divergents. Cela donne régulièrement une matière réflexive aux quatre compagnons sur ce qu’ils pourraient ou auraient pu devenir, toutes ces aventures concrétisant le conditionnel.

La série peut alors s’attarder à décortiquer les événements de l’Histoire pour en tirer des uchronies souvent intéressantes comme celle où l’URSS a gagné la Guerre froide et envahit les États-Unis. Certains épisodes n’évitent pas un développement caricatural, comme avec une dimension parallèle où les dinosaures n’ont pas disparu, mais jouent habilement des paradoxes. De plus, Sliders aime à montrer et exacerber les codes de la société américaine, créant des mondes où devenir une superstar se révèle d’une facilité déconcertante ou encore une société où le rôle des hommes et des femmes est inversé. La présence des « Sliders » nous fournit un regard sur ces différences et se substitue à la réflexion que l’on pourrait avoir si on était à leur place. Certes, à l’âge où je l’ai découvert, tout cela n’était qu’une grande aventure, mais les rediffusions m’ont permis de ressasser les thématiques que l’épisode m’offrait, me faisant (parfois) poser quelques questions.

La série n’en oublie pas non plus ses personnages. Au cours de leurs glisses, les compagnons d’infortune développent des liens difficiles au premier abord. Tous n’ont pas signé spécialement pour ce voyage, notamment Rembrandt Brown qui doit s’adapter plus que n’importe qui d’autre à l’idée des réalités alternatives et surtout, qu’il ne peut pas rentrer chez lui. On a beaucoup d’empathie pour ces personnages et pour les relations qu’ils construisent – comme celle entre Wade et Quinn ou l’improbable amitié du professeur et de Rembrandt. Les intrigues bénéficient alors de cette amitié commune pour y insuffler des twists récurrents, voire téléphonés, en mettant leurs vies en danger pour créer une certaine tension dramatique. On voit cela avec l’introduction d’ennemis comme les Kromaggs ou le Colonel Rickman (qui reste plus anecdotique à mes yeux).

Une mythologie se développe donc peu à peu, s’étoffant ponctuellement en parallèle du « monde de la semaine ». Cela passe par l’apparition de nouvelles têtes au fil des saisons, en remplacement des départs. Colin Mallory, le frère « retrouvé » de Quinn introduit en début de saison 4 est l’un d’eux ; malgré une présence de courte durée (une saison), on aura plaisir à voir se construire une relation avec la seule famille qui lui reste et dont il n’avait pas connaissance, et ce, dans un contexte plutôt difficile. Mais le personnage qui s’intégrera le mieux est celui de Maggie Beckett. Venant en remplacement d’Arturo après sa tragique disparition, elle apportera une touche féminine et du fun là où Wade restait plutôt en retrait et parfois un peu ennuyante. Maggie sera alors la seule membre du casting à être présente avec Rembrandt pour la dernière saison.

Et quelle saison ! Si ce n’est pas pour les deux personnages que je préférais, j’aurais couru dans l’autre sens rapidement. Avec des pirouettes scénaristiques plus que mauvaises pour pallier au départ de Jerry et Charlie O’Connell, la série tire sur la corde et ne parvient pas à retrouver ce qui faisait le sel des premiers voyages. La sauce ne prend pas avec les nouveaux et insipides personnages et on se désintéresse totalement du but premier : vont-ils rentrer à la maison ? Elle se conclut alors sans éclat, Rembrandt étant le seul garant des fondements de la série, et ce, jusqu’à sa conclusion.

Mis à part cette dernière saison sans saveur, Sliders a su trouver une place dans les souvenirs de beaucoup (dont je fais partie) et développer très correctement son concept, malgré des incohérences et des faiblesses surtout sur la fin.

L’intégrale de Sliders est disponible en DVD

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