6 raisons qui font que The Golden Girls mérite encore d’être vue et revue aujourd’hui.

Qui eut cru que quatre femmes d’âge mûr habitant dans la même maison à Miami pourraient marquer à jamais la télévision pendant 180 épisodes au compteur et sept saisons ? Apparemment NBC, entre 1985 et 1992, avec The Golden Girls. Le network a ainsi fait confiance à Susan Harris pour créer une sitcom au succès aussi populaire que critique.

Malgré sa popularité aux États-Unis, la série n’a jamais atteint le cœur des français. S’il est peut-être un peu tard pour une diffusion massive qui réparerait cette injustice face à une sitcom incontournable, hilarante et bienveillante, nous vous proposons tout de même 6 raisons de la voir ou la revoir sans modération, dès aujourd’hui et sans appréhension.

1. Des amies « craquantes »

Quatre célibataires d’un certain âge vivent ensemble : Rose (Betty White), Dorothy (Beatrice Arthur) et sa mère Sophia (Estelle Getty) emménagent chez Blanche (Rue McClanahan) suite à des veuvages et un divorce pour Dorothy. Une amitié va alors naître de cette colocation qui n’est pas toujours rose, chacune ayant un caractère bien singulier. Entre la crédule Rose, la cynique Dorothy, la nymphomane Blanche et la piquante Sophia, le quotidien est fait d’étincelles et de petites aventures qui dépeignent une amitié qui n’est jamais sans épreuve mais toujours sincère.

2. Un casting détonnant

Bea Arthur comme Betty White (malheureusement la seule encore en vie) étaient, sont et resteront des poids lourds de la télévision américaine. La première a officié dans Maude la décennie précédente et confirme ici tout son talent comique par sa voix grave et son timing. La seconde joue parfaitement l’ingénue, à l’opposée de son rôle dans The Mary Tyler Moore Show, et s’attire ainsi une sympathie immédiate et durable. Les deux autres têtes d’affiche, Rue McClanahan et Estelle Getty, ne sont pas en reste, complétant sans souci un quatuor au talent comique indéniable et qui ne fonctionne jamais mieux que quand il est au complet.

3. Une série au propos fort

Néanmoins, The Golden Girls est loin d’être uniquement une galéjade sur quatre femmes mûres (voire âgées). Régulièrement, elle se fait le vecteur de questions sociales qu’il est rare de voir à la télévision (ou même au cinéma), même datant des années 80-90. Ainsi, elle a toujours des intrigues sur la maladie, le SIDA, la pauvreté ou encore l’amour après 50, 60 voire 70 ans. Jamais trop didactique, rarement hors propos, le message de la série est aussi clair que dur, sans devenir plombant.

4. Plier de rire, tu seras

Rose : Guess who got lucky!
Sophia : Surely not your mother!

Contrairement à certaines sitcoms, les gags récurrents de The Golden Girls n’ont pas forcément intégré pleinement la culture populaire. Pourtant, ils sont d’une drôlerie extrême. Qui ne rit pas en entendant le « Picture it » de Sophia Petrello ? Qui ne lève pas les yeux aux ciels quand Rose se lance dans un « You know, in St Olaf… » ? La bêtise de cette dernière est une valeur sûre dans un moment de silence, tout comme les saillies nymphomanes de Blanche. Enfin, si un duo marque de son empreinte la série, il s’agit bien de Dorothy et sa mère, l’amour qu’elles se portent étant proportionnel aux vacheries qu’elles se lancent et se font à longueur de journée.

5. Une évolution dans la continuité

En utilisant l’âge de ses protagonistes pour introduire ses histoires, The Golden Girls s’inscrit définitivement dans une perspective de vie intéressante. Chacune à des anecdotes à raconter, ce qui alimente constamment le récit, notamment sur le plan amoureux. Oui, elles sont grand-mères, oui, elles ont passé le temps de l’inconséquence, mais elles ne s’empêchent pas de vivre, et une certaine évolution se fait ressentir tout au long de la série, notamment en ce qui concerne la vie amoureuse de Rose et Dorothy.

6. Une sitcom doudou, intemporelle

En soi, il n’y a rien d’original dans la dynamique du show, du groupe soudé mais plein de querelles, aux blagues réellement percutantes mais ne renouvelant pas le genre. Pourtant, c’est ce confort qui fait de The Golden Girls une intemporelle à regarder n’importe quand. L’image et la réalisation, bien qu’un peu datée, n’entravent jamais un rythme punchy et surtout constant, ce qui est une donnée rare dans les sitcoms aussi longues. Un régal tout du long.


En somme, si elle n’a pas marqué les esprits du spectateur français, The Golden Girls reste une institution pour les raisons citées et bien plus. Profondément sympathique, souvent réflexive et toujours drôle, elle vous laissera rarement sans un rire tout au long de ses huit saisons. Comme quoi, ce sont vraiment dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes !

Tags : Betty White Golden Girls moins...
Spoiler Alert!
Veuillez suivre les règles suivantes concernant les spoilers dans les commentaires :
1. Sur la critique d'un épisode, ce qui concerne les épisodes à venir est considéré comme étant spoiler (idem pour ce qui concerne les saisons).
2. Vous avez le droit de mettre des spoilers dans vos commentaires, mais le contenu sensible doit être placé entre les balises <spoiler>....</spoiler> afin de protéger les autres lecteurs.
Critictoo Newsletter
Inscrivez-vous à la newsletter Critictoo pour ne plus rien manquer de l'actualité du site, des séries et plus.
©2006-2017 Critictoo, le webzine des séries TV - powered by Wordpress. Critictoo.com participe au Programme Partenaires d'Amazon EU, un programme d'affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.
Nos partenaires : DVD Series | Amazon | HypnoSeries | Tous nos partenaires

Critictoo dans ta boite mail !

Recevez notre Newsletter hebdomadaire pour suivre l'actualité, découvrir des séries et ne rien manquer tout simplement.
Inscris-toi !
close-link