Interview: Stephen Moyer parle de la saison 2 de True Blood

21 Juil 2009 à 14:45

Stephen Moyer

Cette interview est disponible dans sa version originale, datant du 01/06/09, sur le site Daemon’s TV qui a bien gentiment accepté de nous prêter le matériel de base.

  • Aviez-vous entendu parler des livres avant de jouer dans la série ?

Stephen Moyer : Je n’en avais jamais entendu parler. Le plus près que je ne m’étais jamais approché du genre vampire était Anne Rice [NdT : Stephen Moyer a pourtant joué dans Ultraviolet]. Une fois que j’ai lu le Pilot, j’ai lu les deux premiers livres très très rapidement. J’adore l’univers de Charlaine Harris. J’adore le monde qu’elle a créé, je le trouve génial. Elle est très intelligente. C’est marrant, c’est sombre, et c’est étrange. C’est vraiment sexy. Si vous songez à marrant, sombre et sexy, c’est exactement le type de choses qu’Alan Ball a créé.

  • Les avez-vous tous lus désormais ?

Stephen Moyer : Non, non. J’ai un peu décidé de ne pas le faire, mais je lirais probablement le livre trois avant de débuter la troisième saison. Parfois elle [C. Harris] décrit des choses que Bill fait ou sur la façon dont il les fait, ou sur quelque chose de physique que je trouve vraiment intéressant et auxquelles je n’avais pas pensé. Occasionnellement, je replonge dedans et regarde ce type de choses.

  • D’où avez-vous tiré votre inspiration pour créer Bill ?

Stephen Moyer : J’ai regardé en arrière, à la guerre civile, et c’est quelque chose, en tant que britannique, qui n’est pas dans notre histoire. Je n’avais jamais réellement lu beaucoup au sujet de la guerre civile américaine. C’était vraiment intéressant pour moi de faire ça. Ensuite, j’ai pensé à des hommes de cette période de l’histoire. Mon grand-père est mort quand j’avais 7 ans. Et je l’aimais beaucoup, il était un de mes grands héros. Quand quelque chose comme l’iPhone ou le MP3 sort, je pense souvent « Qu’est que mon grand-père penserait du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui ? » J’essaie de faire ça avec Bill. Évidemment, il a été présent durant tout ce temps, donc il a vu les évolutions, mais c’est intéressant parfois de penser à la vie de cette façon, et ça doit être tellement déroutant de voir toutes ses nouvelles choses. Voilà un peu l’idée. Une autre chose que j’ai faite, c’est un peu dans le script, mais je voulais vraiment le rendre différent de tous les autres. Je voulais qu’il sonne différent, et je voulais qu’il ait des manières différentes. J’aime le fait qu’il n’a pas de cœur, qu’il n’a pas de rythme cardiaque, donc il n’a pas de battement. Il n’a pas de mouvements inutiles. Il n’a pas d’égratignures sur le visage, car cela ne lui arriverait juste pas. Ces choses viennent avec le fait d’avoir un cœur, d’avoir le sang qui circule. Ce n’est pas comme ça qu’il existe, je voulais qu’il soit très immobile. Quand il en a besoin de bouger très vite, il peut vraiment le faire. Nous essayons de le faire sonner différents des autres, du point de vu de son langage. À la place, par exemple, de « War » comme cela serait dit dans le Sud aujourd’hui, il dit « War », et « More » [Imaginez Bill parler]. Ce n’est pas un très bon exemple, mais c’est un peu dans le genre Autant en emporte le vent. Il y a une chose qu’il n’aurait pas dite, mais qu’ils auraient dite, c’est « Vampire » [accent du sud]. Il ne dit pas « Vampire », il dit « Vampire » [à la Bill]. Ce qui est la seule chose que mon personnage dit comme tout le monde parce qu’Alan [Ball] voulait de la continuité avec ce mot particulier.

  • Je me dois de demander au sujet de l’accent. A quel point est-ce difficile, est-ce que cela devient plus simple ?

Stephen Moyer : Ça n’a jamais été un problème. Est-ce que cela sonne comme si c’était difficile ?

  • Pas du tout.

Stephen Moyer : Pour être honnête, je me suis toujours senti très, très confortable avec. J’aime cet accent, je trouve qu’il est beau, c’est vraiment marrant à faire. C’est l’une des choses pour lesquelles, quand je me suis rendu en Louisiane l’année dernière, je me suis dit « Oh mon Dieu, c’est ça. C’est le Sud ». Dès que vous êtes là-bas et voyez tout le monde bouger vraiment lentement, une fois que vous êtes dans ce rythme, vous voyez le Sud pour ce qu’il est. Avec la chaleur, vous comprenez en quelque sorte pourquoi les gens bougent si doucement. Vous voyez pourquoi il n’y a pas de mouvement inutile. Ce qui me ramène à ce que je disais plus tôt.  J’aime véritablement cela, je vais au travail et je mets ma voix en route. Je me sens immédiatement comme Bill. C’est une belle voix à faire, je dois dire.

  • Qu’est-il prévu pour la saison deux ? Est-ce beaucoup basé sur le livre ?

Stephen Moyer : Nous suivons le squelette des livres. Nous suivons les mêmes schémas et idées du livre. Mais il y a un nouveau personnage, Jessica. Il y a de nouvelles choses dans l’histoire. Oui, nous suivons le squelette du livre, mais Alan et son équipe de scénaristes l’emmène là où je ne pensais pas que c’était possible. C’est fou. Je ne peux pas le décrire, mais je ne pense pas qu’il y ait déjà eu quelque chose comme ça à la télévision avant. J’en suis très fier.

  • Plus folle que la première saison? Cela va être difficile.

Stephen Moyer : Vous en êtes pour votre argent. Nous avons vu jusqu’à l’épisode 3 et j’en suis sorti complètement chamboulé et choqué tellement c’est brillant. C’est comme si chaque épisode était meilleur, meilleur, et meilleur. Je pense sérieusement que cette saison va être difficile à surpasser.

  • Quand est-il pour Bill et Sookie ?

Stephen Moyer : Et bien, je sais ce qui arrive dans le livre 3. Il y a dans le troisième livre et à la fin du second, un triangle qui se développe entre Bill, Sookie et Eric. C’est indéniablement présent dans la série, et à juste titre, car vous ne pouvez pas regarder deux personnes être incroyablement heureuses durant 12 épisodes. Autant faire une sitcom. Ce n’est pas notre série. Il doit y avoir des conflits. Je pense que ça fonctionne. Alan met les personnages en conflit. Il met des petits obstacles sur leur route et regarde comment ils les gèrent, tout comme ceux qu’ils aiment, pour  voir comment leurs partenaires réagissent dans ses cas là. Je pense que c’est très intéressant à voir en tant que spectateur.

  • Je crois qu’Alan Ball a mentionné au Comic Con, l’année dernière, que des loups-garous pourraient faire leur apparition dans la saison deux. Est-ce le cas ?

Stephen Moyer : Je ne pense pas. Je n’ai pas vu les derniers épisodes, mais je ne pense pas que ça se produira cette saison. Mais je ne peux honnêtement pas l’affirmer avec certitude. Vous devrez attendre et le découvrir par vous-même.

  • Quand avez-vous réalisé que cette série deviendrait un tel phénomène ?

Stephen Moyer : Quand vous lisez quelque chose que vous savez capable de devenir une série. Vous le lisez et vous prenez une décision. Est-ce que cela pourrait devenir une série ? Est-ce quelque chose qui va être fascinant pour le public ? Quand j’ai lu le premier épisode, j’ai pensé «  Mon Dieu. Comment est possible ? Cela peut aller partout. Alan pourrait faire n’importe quoi avec ». J’ai juste pensé « C’est quelque chose auquel j’aimerais participer ». C’était intrigant et fascinant. Cela pouvait devenir un gros succès. C’est comme l’un de ces graphiques que vous faites en mathématiques quand vous êtes enfant. Ces graphiques circulaires où quelqu’un est du côté droit et quelqu’un d’autre est du côté gauche, mais ils aiment tous le porridge. La chose qu’ils aiment tous est la chose qui les connecte tous. La chose que je pensais au sujet de la série est qu’il y avait l’opportunité que ce soit beaucoup de choses différentes pour beaucoup de personnes différentes. Les gens qui aiment les vampires l’aimeraient. Les gens qui aiment Alan Ball l’aimeraient. Les gens qui aiment les bons dramas l’aimeraient. Les gens qui sont abonnés à HBO, espérons-le, l’aimeront. Il y a d’autres aspects, les éléments de science-fiction. C’est une histoire d’amour. Je pense que beaucoup de gens essaient de trouver de la romance dedans. Je pense que beaucoup de gens sont très pris dans l’histoire d’amour de Bill et Sookie. Et vous avez les fans fous d’Eric. Ce que je dis c’est qu’il y a un bon paquet de personnes qui sont touchées par la série. Je pense juste que ça va continuer à grossir. Je suis très content que ce soit devenu un succès. Mais en fin de compte, je n’étais pas vraiment surpris que les gens la regardent. Si je n’étais pas dedans, je la regarderais. C’est un rêve. Des fois on parle de ça au travail. Nous sommes du genre « Oh mon Dieu. C’est vraiment excellent. » [rire] Quand les épisodes arrivent et que je vois ce qui arrive à Rutina [Wesley], vous savez, Tara, nous allons tous voir Rutina et on lui dit « Oh mon Dieu. Je n’arrive pas à croire que tu vas faire ça ». C’est honnêtement  excitent et passionnant. Il y a beaucoup d’amour dans notre groupe. Et je pense que ce que fait cette saison – qui, je pense, est juste excellente, et je ne sais pas comment les auteurs arrivent à le faire -, c’est donner à chaque personnage des choses fantastique à faire. Tous ont leurs moments curieux, drôles et qui influencent leur vie. Nous avons des trucs sexy à faire. Des choses réellement intéressante et excentrique. Et c’est beaucoup de travail, pour les scénaristes, de garder cela cohérent pour tout le monde. Il y avait quelques moments la saison dernière où je pense que ce n’était pas le cas. Mais cette année, la cohérence est juste extraordinaire. Je suis très excité par cela, comme vous pouvez probablement vous en rendre compte.

  • Qu’est qui vous a dirigé vers le métier d’acteur à l’origine ?

Stephen Moyer : Je chantais dans la chorale de l’église quand j’avais sept ou huit ans. J’aimais vraiment cela. J’aime toujours aller à la rencontre de groupe de personnes. J’ai toujours été quelqu’un qui aimait les répétitions. D’une certaine manière, j’ai toujours aimé les répétitions plus que les semaines de représentations – au niveau du théâtre. J’aime m’associer avec des personnes et créer quelque chose. Et cela s’est étendu. Quand je vais sur un plateau de tournage, je suis fasciné par tout le monde. J’aime regarder les différentes équipes ; j’aime regarder l’équipe qui s’occupe des caméras ; et j’aime regarder les autres acteurs faire leurs choses à leur façon. Je trouve ça fascinant et j’adore ça. Ça a réellement grandi en moi et ça n’a pas diminué du tout. Au contraire, c’est devenu plus gros et plus gros encore. Je suis un peu un enfant dans ce sens. J’attends d’aller au travail, je suis excité par cela, et j’aime ce que nous y faisons. Je me considère chanceux de pouvoir le faire. Cela me surprend encore de temps en temps que je fasse ce que j’aime.

  • Je parie qu’il y a beaucoup d’acteurs qui aimeraient faire ce que vous faites.

Stephen Moyer : Je me rends compte de cela et des fois j’oublie. Quand la vie devient difficile et qu’il y a des choses à faire. Alors des fois, vous devez prendre du recul en quelque sorte et vous pincer et vous dire « oh mon Dieu, regarde ce que je fais. C’est fantastique ».

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