The Sopranos - Saison 5

Bientôt dix ans que nous avons passé l’an 2000, que l’on a changé les francs pour l’euro et que la baguette de pain s’est enflammé. Sur notre petit écran, les séries ont défilés en quantité, symbole de toute une époque qui s’est achevé il y a peu. C’est donc le moment opportun pour revenir sur la décennie qui vient de s’écouler et touche quasiment à sa fin. Pour inaugurer le bal, je livre ce qui pour moi représente ce qu’il y a de mieux en terme qualitatif. 10 saisons. 10 séries différentes. Le meilleur de ces dernières années.

Je reconnais au classement d’être arbitraire, rien de plus difficile que de classer l’excellence.

10/ Spooks – Saison 7 (2008)

La conception des séries anglaises rend difficile de leur donner une place dans ce classement, mais Spooks a finalement l’avantage de s’y approcher. Après tant d’années de services, de morts, de dangereuses missions, on finirait par croire qu’on est habitué, et que le rythme de croisière est définitif. Eh bien non ! Cette septième saison de Spooks fut haletante, prenante et surprenante. Mensonges, traitrises, double-jeu de chez double-jeu, allant presque à nous faire suspecter ceux en qui on a toute confiance… 8 épisodes plus que maitrisés, formant une saison que je ne suis pas prête d’oublier.

9/ Arrested Development – Saison 2 (2004-2005)

George Sr. dissimulé dans le grenier ; Buster rejoignant l’armée ; George Michael délaissant Maeby pour une jeune fille religieuse ; Tobias voulant rejoindre le Blue Man Group, puis se faisant passer pour Mrs. Featherbottom ; Gob à la tête de l’entreprise, effectuant quelques tours de magie, se mariant ; Michael, au beau milieu de tout cela, ayant son lot d’émotion, et la possibilité d’être à nouveau père…. Les tribulations de la famille Bluth sont indescriptibles, inimitable, survolté et décalé. Le tout servi avec une narration maitrisé et une continuité incroyable. Dans le genre, difficile de faire mieux.

8/ Friday Night Lights – Saison 1 (2006-2007)

Le coach Taylor s’installe à Dillon avec sa famille pour prendre en main l’équipe de football. Nous voilà définitivement perdu au cœur d’une ville pauvre animée par la passion du sport, où les actions d’un homme peuvent entrainer sa gloire, et tout aussi rapidement, sa chute. Mais surtout, c’est l’immersion dans la vie de ses habitants, avec leurs problèmes de cœur, leur difficulté familiale, les problèmes d’argent. Le football américain n’aura jamais paru aussi intense et vivant que dans cette ville rurale du Texas.

7/ 30 Rock – Saison 2 (2007-2008)

Seinfeld Vision, Milf Island, Greenzo, l’inoubliable C.C., Denny Duffy, Le Dr. Spaceman, le jour du sandwich… Tout ceci se trouve au cœur de la saison 2 de 30 Rock, où tout était permis, où rien ne semblait pouvoir les arrêter, où, rien que d’y penser, on en rigole encore. Qu’importe qu’il y ait eu grève ou non, cette saison 2 de 30 Rock fut hilarante du début à la fin, comme bien trop peu de sitcom y parvienne de nos jours.

6/ Rome – Saison 1 (2005)

L’Histoire prend vie devant nous, à Rome, où Jules César a posé les bases de ce qui deviendra sous Auguste l’Empire Romain. Politique, sexe et meurtres dans l’Antiquité, cela ne laisse aucun doute sur le spectacle qu’est Rome, de la magnificence des décors à l’impeccable jeu des acteurs. Une véritable page d’histoire des séries télé.

5/ Farscape – Saison 3 (2001-2002)

Certains tendent à simplement y voir une série avec des marionnettes, pourtant, dès les débuts Farscape fait preuve d’une imagination hors du commun, d’une capacité à jouer avec les codes du genre, et dont la première des ambitions a toujours été de raconter une histoire, évoluant à l’aide de ses protagonistes. Elle contient l’une des plus belles histoires d’amour jamais écrites, l’une des meilleures relations héro-vilain, et une palette de personnages, principaux ou secondaires tout aussi complexes et humains. Entre moment totalement barré, et épisodes sombres, un clone, du sacrifice, de l’amour, c’est dans cette troisième saison que Farscape atteint son sommet, rythmé d’action et d’émotion.

4/ Rescue Me – Saison 2 (2005)

Tommy, sa famille, ses deux femmes, et finalement ce qui le définit en tant que personne : son travail de pompier, la caserne et les gars avec qui il bosse et pour qui il donnerait sa vie. Une saison qui côtoie à merveille la vie et la mort, où l’on se rappelle autant des fous rires que des larmes. Cette saison à elle toute seule définit toute la série.

3/ The Wire – Saison 2 (2003)

Pour beaucoup, The Wire a atteint ses sommets avec la saison 4. Mais, je ne peux m’y résoudre, pour moi, tout a eu lieu avec cette seconde saison, sur le port de Baltimore. Du premier au dernier épisode. La police, le port, la rue. Un entrecroisement de lieux, de personnes, dont le destin est lié, victime, sujet ou dirigeant d’un système imparfait, où parfois la volonté de survivre se doit de prendre le dessus.

Chaque saison de The Wire est inexorablement liée à la précédente. La saison 1 était comme le chapitre d’introduction. La saison 2, la suite logique de laquelle va découler tout le reste.

2/ The Shield – Saison 7 (2008)

The Final Act. Ces mots qui servirent à définir cette dernière saison de The Shield sont simplement parfaits et inoubliable. Tout ou presque de ce à quoi nous avons pu assister durant les précédentes années trouvent ici leur fin. La fin pour Vic, la fin pour la Strike Team, la fin d’une série qui aura offert au genre policier un autre visage, ne dissimulant rien, ni la violence, ni l’humanité de ses personnages. Une saison magistrale pour conclure l’une des meilleures séries.

1/ The Sopranos – Saison 5 (2004)

Surtout marqué à mes yeux par la présence de Steve Buscemi incarnant Tony Blundetto, The Sopranos a à sa façon atteint la perfection au cours de cette cinquième année, entre l’histoire passée, présente et future de la famille – sous toutes ces formes – faisant face au FBI, à de nouvelles trahisons, à des arrivées et des départs, des conflits, et tout ce qui a toujours fait de la série ce qu’elle est : totalement indescriptible avec quelques mots.