Ma vie en séries : Rémi et Sullivan, créateurs de la série Random

« Ma vie en séries » se poursuit en compagnie de Rémi et Sullivan, créateurs de la web-série nantaise Random, véritable huis clos paranormal, narrant la confrontation de six individus à un phénomène étrange qui les empêche de quitter l’appartement dans lequel ils se sont retrouvés. Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur page Facebook. Vous pouvez aussi les retrouver sur Twitter.

1. La série qui a marqué ton enfance

Rémi: ALF, une série hyper décalée pour l’époque et parce que la voix française de l’extraterrestre était délirante. Et un E.T fan de pizzas qui veut tout le temps bouffer le chat, c’est forcément drôle !

Sullivan : X-Files. C’est LA série qui m’a donné envie de consacrer une bonne partie de ma vie au format télévisuel. Dès 9 ans, je m’en faisais des marathons qui m’ont donné mes premiers gros coups de flip.

2. La série avec laquelle tu as traversé l’adolescence

Rémi : Je ne regardais pas de séries pendant mon adolescence, excepté Buffy Contre les Vampires mais dans des états seconds avec mon meilleur pote dans l’optique de se moquer de la jeune chasseuse de vampires.

Sullivan : Buffy Contre les Vampires mais sans se moquer. C’était pour moi à l’époque l’apothéose sérielle avec un savant mélange d’humour, de mythologie, de drame et de références geeks ultimes. L’écriture de Joss Whedon a bercé mon adolescence et m’a permis de grandir avec le Buffygang, à travers tous leurs délires et leurs mésaventures surnaturelles !

3. La série qui te fait toujours pleurer

Rémi : J’ai pas vraiment de séries complètes qui me mettraient dans un tel état, mais le Series Finale de Breaking Bad et le Season Finale de True Detective m’ont fait verser ma larme.

Sullivan : Après une certaine hésitation, notamment avec Friday Night Lights, je voterai pour Six Feet Under. La puissance émotionnelle qui s’est dégagée et qui se dégage de ses 5 saisons est pour moi inégalable. J’ai pleuré durant toutes les saisons, et j’ai chialé comme jamais devant le Series Finale.

4. La série qui te fait rire aux éclats à chaque épisode

Rémi : Malcolm pour sa qualité d’écriture qui fait que tous les épisodes sont toujours aussi bons. Et puis surtout pour ses personnages complètement dingues et hilarants !

Sullivan : Friends qui, malgré son vieil âge, ne perd pas une ride. Avec les multidiffusions françaises, il est difficile de passer à côté. Et pourtant à chaque épisode je redeviens le fan d’antan. Je ne peux pas résister à l’humour révolutionnaire de Chandler et/ou aux coupes gélifiées improbables de Ross.

5. La série (ou un épisode en particulier) qui a procuré chez toi le plus de frissons (ou de cauchemars)

Rémi : Mes épisodes préférés d’X-Files, Tooms (1.02) et Le Retour de Tooms (1.20). Le concept du personnage était génial, l’histoire du personnage rendait son pouvoir incroyable. Beaucoup de profondeur à son pouvoir qui en fait un être très étrange et donc très flippant !

Sullivan : X-Files a été à l’origine de mes premiers gros flips, et j’ai deux épisodes (mis à part les Tooms) qui m’ont traumatisé. 1) L’épisode La Meute (Home – 4.02) d’une puissance graphique hors du commun et ultra glauque, avec une thématique forte et excessivement prenante ! 2) L’épisode À l’intérieur (Badlaa – 8.10) qui qualitativement est loin d’être mémorable, mais qui m’a pris aux tripes pour son Freak totalement angoissant et complètement WTF (son chariot à roulettes ! ! ! ! !)

6. La série qui t’a donné envie d’écrire sur le sujet ?

Rémi : La série qui m’a fait me dire « Putain c’est mortel ! Faut que j’en écrire. J’aimerais bien en faire aussi » n’a strictement rien à voir avec ce qu’on fait avec RANDOM… C’est The Mighty Boosh. Une série anglaise que je compare à des Monthy Python et qui n’avait aucune limite. C’est proprement incroyable de voir ce qu’ils ont pu faire avec un tel format ! BRILLANT !

Sullivan : Lost pour sa complexité géniallissime. Et parce qu’ils ont réussi à bouleverser le paysage télévisuel en jouant avec les codes temporels, en développant un pitch super osé et en créant un univers gigantesque. Et parce que j’me suis dit en la matant « Ah ouais quand même ! Un monstre de fumée noire ! Classe !  »

7. La série que personne n’aurait imaginé que tu aimerais

Rémi : J’adore Ally McBeal. À l’époque j’assumais à fond ce goût sériel alors que tout le monde crachait sur ce chef d’œuvre. Et attention j’assume toujours: faire chanter Barry White dans les toilettes avec chorégraphie… rien que ça, c’est culte !

Sullivan : Friday Night Lights parce que la série était méconnue et très/trop connotée « Teenage ». Quand tout le monde a appris que je vouais un culte pour cette fabuleuse série j’ai croulé sous les « Non mais tu déconnes là ? » ou les « Friday Night Lights ? Le truc avec les gosses qui jouent au football américain ? « . Oui, ils sont passés à côté d’un bijou télévisuel !

8. La série que tu aurais aimé découvrir plus tôt

Rémi : Lost parce que j’ai loupé les 3ères saisons, et le temps que je rattrape mon retard la 4ème était bien entamée. J’aurais tellement aimé la suivre au fur et à mesure pour vivre l’aventure complètement. Être obligé d’attendre c’est ce que je trouve génial dans le format sériel !

Sullivan : Sans hésiter, The Wire. Je maudis mon « Moi jeune » pour ne l’avoir pas regardée à temps. Quelle claque, un chef d’œuvre d’une finesse absolument délectable. Tout y est: un casting impeccable, une écriture qui est un modèle du genre, une constance émotionnelle et dramatique parfaite… Surclasse !

9. La série que tu recommandes le plus souvent

Rémi : Sans hésiter, Breaking Bad. C’est une série super bien écrite, super bien réalisée et juste de bout en bout.

Sullivan : La même chose, et je rajouterai juste une chose : la transformation fulgurante de Bryan Cranston (de Hal à Walter White)

10. Ton dernier coup de cœur

Rémi : True Detective car c’est hyper sombre, hyper poétique, avec un rythme non conventionnel, mais hyper immersif. Une claque totale !

Sullivan : Fargo pour son ambiance atypique, fidèle à l’oeuvre des frères Cohen, et pour sa structure dramatique bluffante. Une première saison sans fausse note qui donne la part belle à un univers complètement déjanté et maîtrisé de A à Z !

Random, épisode 1