5 raisons de vous lancer dans la diplomatie avec Madam Secretary

L’idéalisme de The West Wing fait partie d’une autre époque, mais cela ne veut pas dire que le cynisme doit faire la loi dans le domaine des séries politiques. D’ailleurs, à bien y regarder, le genre est plutôt dominé par la satire.

Cela dit, au milieu, nous trouvons Madam Secretary. Comme le titre l’indique, l’histoire de la série créée par Barbara Hall se centre sur la Secrétaire d’État américaine. Jouée par Tea Leoni, Elizabeth McCord est ancienne de la CIA qui a été choisie par le président Dalton (Keith Carradine) pour prendre le poste à la suite de la mort de son prédécesseur. Elle n’est donc pas une politicienne, mais elle va rapidement s’imposer comme étant une diplomate hors pair.

Probablement mal considérée parce qu’elle est diffusée sur CBS, cette série a pourtant de nombreuses qualités qui font qu’elle mérite largement d’être regardée. En voici 5 :

1. Madam Secretary ou l’art de la diplomatie…

Là où The West Wing se focalisait sur le bureau ovale, Madam Secretary se tourne vers la politicienne dont le travail n’est pas le fonctionnement du pays, mais son rapport avec le Monde. À l’heure actuelle, c’est un sujet compliqué et Elizabeth McCord n’est jamais en manque de crises à gérer.

L’intelligence de la série étant d’avoir développé sa propre réalité qui calque la nôtre, se permettant ainsi d’explorer à travers la fiction comment les relations diplomatiques entre les grandes puissances de ce Monde ne tiennent pas à grand-chose. Basant régulièrement ses scénarios sur des faits réels, Madam Secretary propose des solutions qui se résument bien souvent à faire des compromis, pour ne pas dire des sacrifices.

2. …et ses challenges dans notre monde actuel

Pour Elizabeth McCord, il n’est donc pas toujours question de gagner et d’imposer les valeurs américaines sur le Monde. Si une dose de patriotisme se fait occasionnellement sentir, Madam Secretary illustre aussi bien souvent à quel point la position des États-Unis s’est fragilisée dans diverses régions du globe, y compris en Europe. La Chine est également rarement oubliée, sa place étant aujourd’hui majeure dans le monde diplomatique.

Surtout, les scénaristes ne se privent pas de faire écho des critiques que les pays étrangers ont contre le leur, illustrant combien cela peut être problématique.

3. Avec une dose d’espionnage

Bien entendu, si la diplomatie internationale est ce qui domine dans Madam Secretary, la série ne manque jamais d’aborder le problème du terrorisme et cela l’entraine régulièrement du côté de l’espionnage.

C’est la partie la moins crédible du show, mais cela ne l’empêche pas d’être divertissante et de faire monter les enjeux. C’est d’ailleurs souvent Henry McCord (Tim Daly), le mari d’Elizabeth, qui se retrouve pris dans ces intrigues. C’est un peu dommage, car le personnage n’y est pas toujours à sa place. Du moins, jusqu’à ce que l’équipe scénaristique finisse par trouver une bonne façon de corriger cela (en saison 3).

4. La famille McCord

La famille McCord est d’ailleurs un élément important de la réussite de Madam Secretary. L’angle familial offre un contrepoids toujours bienvenu à la partie professionnelle de la vie d’Elizabeth. Le couple est réellement solide, probablement un des mieux écrits du petit-écran américain actuellement, ce qui n’empêche pas quelques conflits à l’occasion, au contraire.

De leur côté, les enfants adolescents — Alison (Kathrine Herzer), Jason (Evan Roe) et Stevie (Wallis Currie-Wood) — posent également des challenges qui maintiennent un semblant de normalité dans une série qui pourrait sans ça s’enfermer dans son propre univers.

5. La famille professionnelle

Si le temps accordé à la famille McCord dans chaque épisode est assez consistant, on ne peut pas nécessairement en dire autant quand il est question des collaborateurs d’Elizabeth. Cela dit, Madam Secretary ne cherche pas à faire de son personnage principal une super héroïne et son équipe est toujours là pour l’assister, tout comme le Président Dalton (Keith Carradine) et son bras droit, Russell Jackson (Zeljko Ivanek) — ainsi que d’autres figures récurrentes du gouvernement.

Certains ont le droit à des développements intéressants au fil des saisons, aidant à humaniser le travail du département d’État et, surtout, à offrir des personnages auxquels on peut s’attacher, ce qui est le minimum pour toute bonne série qui se respecte.


Madam Secretary s’apprête donc à se lancer dans sa quatrième saison et elle n’a plus grand-chose à prouver. Elle fait partie de ces séries qui suivent une formule qui délivre autant de bonnes histoires indépendantes que des feuilletonnantes à l’aide de sa capacité à commenter sur l’actualité, sans chercher à donner des leçons. Néanmoins, cela fonctionne réellement grâce aux personnages qui imposent une dynamique et une ambiance qui rendent la série divertissante, sans diminuer son intelligence.

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