Once Upon a Time : Le classement des saisons, de la plus magique à la moins féerique

Création de deux anciens scénaristes de Lost, Edward Kitsis et Adam Horowitz , Once Upon a Time fut l’une des bonnes surprises de la chaine americaine ABC de sa saison 2011-2012. La série se proposa alors durant ses 7 saisons de revisiter et nous offrir une relecture des contes de fées, en compagnie de personnages emblématiques comme Blanche-Neige, le Prince Charmant, La Méchante Reine, Cendrillon ou encore Mulan et le Petit Chaperon Rouge.

Croisement entre les contes écrits et l’univers de Disney, Once Upon a Time explorera multiples classiques comme Peter Pan, la légende Arthurienne ou Alice au Pays des Merveilles.

Alors que 6ter diffuse l’ultime saison, retour sur l’intégralité de la série à l’aide d’un classement subjectif des saisons (et de leurs intrigues), de celle la plus magique à la moins féerique de toutes :

Saison 4A : Frozen

Dès le départ, les scénaristes de Once Upon a Time ont puisé dans les succès de Disney pour bâtir leur série. Plus les saisons passèrent et plus cela est devenu prononcé. Néanmoins, rien ne semblait plus opportuniste que l’exploration de Frozen en saison 4. En plus d’intégrer de bons personnages et de livrer la demi-saison la plus consistante au niveau narratif, il est soudainement question d’explorer l’idée que Storybrooke n’existe pas dans un univers manichéen où tout le monde est défini en étant soit gentil, soit méchant — ce qui deviendra le cœur de la série par la suite. C’est un tournant majeur dans le show et aussi le sommet de la série. – Fabien.

Saison 1 : Briser la malédiction

Dès les premiers épisodes, Once Upon A Time a su démontrer tout son potentiel en nous introduisant à son monde coloré, ses personnages aussi torturés qu’attachants et un sens très personnel de la narration. L’intrigue de la saison est simple : Henry ramène sa mère biologique, Emma, à Storybrooke pour mettre fin à la terrible malédiction qui empêche à tous les habitants de se souvenir qu’ils sont en fait des personnages de conte de fées. Cette trame de fond n’est qu’un prétexte pour offrir à chaque épisode — ou presque — une relecture originale et contemporaine des légendes de notre enfance. Ce premier jet, bien que perfectible, reste l’un des arcs les plus réussis de la série, simple, presque naïf, mais terriblement efficace et addictif ! — Ilona.

Saison 3B : Wicked Witch of the West

Après une saison 2 chaotique et un début de saison 3 peu engageant, Once Upon A Time tente d’élargir encore un peu son champ d’action. Après les contes de fées et la parenthèse Neverland, la série s’attaque à un monument de la littérature (et du cinéma) : Le Magicien d’Oz. En jouant avec les attentes visuelles du spectateur, la série prend immédiatement de la distance avec l’adaptation cinématographique de 1939 par Victor Fleming. Le choix ambitieux de construire l’intrigue autour de la Sorcière de l’Ouest, excellemment interprétée par Rebecca Mader, apporte beaucoup de fraîcheur et permet de remettre la relecture de grands classiques au profit des problématiques d’aujourd’hui, élément majeur de Once Upon A Time qui semblait avoir disparu avec la première saison. — Ilona.

Saison 5A : Camelot

Qui aurait pu prédire qu’un passage à Camelot serait l’opportunité rêvée pour étoffer la mythologie entourant le Dark One ? Les chevaliers de la Table Ronde ne seront certainement pas ce qui marquera l’histoire de la série, mais celle-ci réussit à tirer profit de la délocalisation pour étoffer le passé, affiner sa mythologie et pousser à repenser le rôle du Dark One — et par extension de Rumple. Ce fut également une occasion pour replacer Emma au cœur de l’intrigue et fournir des réponses à des questions qu’on ne soupçonnait pas qu’on avait besoin d’avoir. — Carole.

Saison 7 A/B : La requel

La saison 6 offrant une fin plus que satisfaisante à la série, la septième et dernière prend une forme un peu particulière, misant sur un croisement entre le reboot et la séquelle. On laisse alors les Charmings et Storybrooke derrière nous au profit d’un quartier de Seattle et une nouvelle malédiction. Once Upon a Time renoue avec les classiques, de Cendrillon à Alice au Pays des Merveilles, sans pour autant renier son passé. Si elle rencontre au départ des difficultés à donner vie à ses nouveaux personnages, la magie finit par opérer une nouvelle fois grâce à quelques bons twists inspirés et de sympathiques relectures de contes de fées comme la série savait si bien le faire au début. — Carole.

Saison 6B : Black Fairy et Conclusion

Au moment où la saison 6 était diffusée, l’annulation paraissait inévitable. Par conséquent, les scénaristes ont décidé de fermer ce grand chapitre que fut l’ère de la famille Charming. Avec cela bien en tête, les scénaristes de Once Upon a Time réhabilitent de façon intéressante des personnages qui étaient en fin de vie, donnent corps à des enjeux dans lesquels on peut s’investir et alimentent de nouveau le genre de drames familiaux qui fut pendant longtemps le carburant du show. Il y a alors un sursaut qualitatif bienvenu de la prise de risques et une véritable compréhension du parcours émotionnel des personnages. Cela mena à une conclusion satisfaisante pour la série… bien que ce ne fut pas la fin. – Fabien.

Saison 4B : Queens of Darkness

La Reine des Neiges ayant été une franche réussite, la série s’engouffre dans la brèche et décide de remettre l’univers Disney au centre la deuxième moitié de saison. Lassés d’être les éternels perdantes, les Reines des ténèbres (Cruella d’Enfer, Ursula et Maléfique) s’allient pour retrouver l’Auteur afin de le forcer à leur écrire une fin heureuse. Caricaturales et superficielles, ces trois icônes des classiques d’animation Disney sont dénuées de toute substance. Parallèlement, se développe autour de Mary Margaret une mystère légèrement plus sombre que ce à quoi la série nous a habitués qui relancera l’intérêt autour du personnage. Cette saison a également la bonne idée de se recentrer sur l’un de ses meilleurs éléments, Rumplestilskin, bien que son habitude à s’auto-saboter commence déjà lasser. L’épisode final, plein de promesses, apportera un peu d’envergure supplémentaire à cette salve d’épisodes finalement bien lisse. — Ilona.

Saison 3A : Neverland

Quand la saison 3 débute, l’histoire semble prendre un nouveau départ en nous éloignant de Storybrooke pour revisiter Peter Pan. Malheureusement, les scénaristes de Once Upon a Time embarquent leurs personnages clés dans une quête où la moitié d’entre eux ne paraissent pas vraiment être à leur place. On ajoute par dessus des querelles incessantes et un méchant dont les secrets sont trop bien gardés pour qu’il puisse prendre de l’ampleur, et le résultat se montre des plus mitigé. Heureusement, le niveau va remonter dans la dernière ligne droite avec Pan qui offre aux deux meilleurs personnages de la série, Gold et Regina, ce dont ils avaient besoin pour les aider à élever la qualité de l’ensemble afin de rendre cela un minimum palpitant. Il leur donne donc la possibilité d’une rédemption. La série regagne alors progressivement le sens de l’aventure qu’elle semblait avoir perdu et c’est ce qui la sauva — un peu trop tard par contre pour cette première mi-saison.– Fabien.

Saison 6A : Land of Untold Stories

La saison 5 de Once Upon a Time a introduit tout un nouveau concept avec les fugitifs du Pays des Histoires Secrètes qui promettaient de bonnes choses qui ne se sont pas concrétisées. Le terrible Mr. Hyde est un bien piètre antagoniste qui est alors rapidement mis de côté. On s’aventure alors dans l’univers d’Aladdin sans conviction. Les intrigues se dispersent avec une série de faux départs qui est un peu déconcertante. Tout y passe, rien ne fonctionne et un manque certain de direction laisse entrevoir le pire pour cette saison 6 qui, heureusement, finira par rebondir dans la seconde moitié. – Fabien.

Saison 2 : Le Retour de la Magie

Véritable déception, la saison 2 n’est jamais parvenue à retrouver la flamme des débuts. L’histoire patauge, les enjeux sont factices et les personnages errent comme des âmes en peine. Ce ne sont pourtant les idées qui manquent ! Que cela soit la relation mère-fille entre Mary Margaret et Emma, la quête de Gold pour retrouver son fils ou le dilemme d’Henry, tiraillé entre ces deux mères, il y avait matière à développer. Malheureusement, le résultat est bâclé et le rythme insoutenable d’irrégularité, la faute en partie à la scission entre les personnages du début de saison qui s’éternise. Seule la relation entre Emma et Neal/Bealfire et le parcours de Regina viennent sauver ce qu’il reste de l’esprit de la série, en attendant de tourner la page sur ce passage difficile. — Ilona.

Saison 5B : Underworld

À plus d’une reprise, la formule de Once Upon a Time a montré ses limites, mais jamais elle n’aura touché le fond comme au sein de cette seconde partie de saison 5. Sur papier, un séjour en Enfer pouvait être intéressant. À l’écran, cela prend la forme d’un Storybrooke en piteux état et reflet du niveau scénaristique. Malgré un Hadès méchant loin d’être dépourvu de potentiel, les scénaristes vont se perdre dans les tréfonds de l’Enfer en étant incapables de s’en sortir et de prendre en compte les constats qu’ils portent sur les personnages au-delà d’un épisode. Le retour de figures emblématiques ne cesse de rappeler le succès d’antan de la série et ce qui ne fonctionne plus. Le voyage en Enfer entraine la série dans les tréfonds de la médiocrité. — Carole.

Bonus : Once Upon a Time in Wonderland

Série dérivée relatant une histoire indépendante, Once Upon a Time in Wonderland est la rencontre improbable entre l’univers d’Alice du Pays des Merveilles et celui de Jafar, méchant d’Aladdin. Animée par un véritable sens de l’aventure, la série réussit à surprendre grâce des retournements inspirés, un sens du rythme plutôt maîtrisé et des personnages à la fois attachants et complexes. On y retrouve les grands thèmes de la série mère avec ses romances et son portrait de la famille — et des rapports compliqués entretenus avec la figure parentale. Un bonus qui permet de prolonger la magie de Once Upon a Time pendant 13 épisodes. — Carole.

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