Portrait Acteur : Ian McShane

Malgré l’échec de Kings sur NBC, il ne faut pas se priver de s’intéresser à l’un de ses interprètes principaux, le britannique Ian McShane.

Né le 29 septembre 1942 à Blackburn, dans le Lancashire, Ian est le fils d’Irene et Harry McShane, footballeur professionnel qui jouait pour l’équipe de Manchester United. De ce fait, il grandit à Urmston, dans la région de Manchester, donc.

Comme pour beaucoup d’acteurs de sa génération, il est aujourd’hui difficile de retracer l’intégralité de son parcours, mais dans le cas présent, il y a fort à parier que son passage à la Royal Academy of Dramatic Arts de Londres est ce qui lui a permis de se lancer dans le métier qu’on lui connait.

C’est en 1962 que Ian McShane fait ses grands débuts devant la caméra, et ce, dans le film The Wild and the Willing de Ralph Thomas. Durant les années qui suivirent, il enchaina les petits rôles à la télévision et au cinéma, notamment dans La Bataille d’Angleterre (Battle of Britain – 1969), de Guy Hamilton.

Les années 70 poursuivent un peu un schéma similaire, jusqu’en 1975, l’acteur s’essayant de l’autre côté de l’Atlantique, participant à des séries comme Police Woman, Space : 1999, ou encore dans les mini-séries Racines (Roots – 1977) et Jesus of Nazareth (1977). Suivant le même modèle, il passa ainsi la première moitié des 80’s.

On en arrive donc à l’année 1986, durant laquelle il créa McShane Productions, qui lui permettra de produire la célèbre Les Règles de l’Art (Lovejoy) en association avec BBC et A&E. C’est en jouant l’antiquaire Lovejoy qu’il acquit sa notoriété. La série continua jusqu’en 1994, mais cela n’empêcha pas l’acteur de travailler sur d’autres rôles, le plus connu restant surement celui de Don Lockwood dans Dallas. En 1990, il apparut aussi dans deux téléfilms, l’un pour la série Columbo, l’autre pour Perry Mason.

Après l’arrêt de Lovejoy, il produit un Drama dans laquelle il pu interpréter un personnage plus sombre et la série Madson (pour BBC et Showtime). Elle ne durera que le temps d’une saison de 6 épisodes.

La fin des 90’s sera plutôt calme en rôles, le plus notable étant celui de Robert Brynson dans le téléfilm Babylon 5 : The River of Souls.

Le début des années 2000 s’accompagna de quelques passages au cinéma, notamment dans Sexy Beast (2000) avec Ben Kingsley, ou encore, Agent Cody Banks (2003). Il retourna aussi sur les planches londoniennes avec la pièce musicale The Witches of Eastwick de Cameron Mackintosh. Côté télévision, en plus de quelques participations en tant que guest star dans The West Wing, Thieves, The Twilight Zone, il participa à la série judiciaire de la BBC, Trust, avec Robson Green, Sarah Parish, Chiwetel Ejiofor et Neil Stuke.

2004 sera pour Ian McShane un véritable retour au sommet. HBO lance Deadwood dans laquelle il tient l’un des premiers rôles, celui du charismatique Al Swearengen, propriétaire du Gem Saloon et dirigeant officieux de la ville. Sa prestation lui permit de remporter le Golden Globe du meilleur acteur dans la catégorie Drama en 2005. La même année, il fut aussi nommé dans la section analogue aux Emmy Awards.

Sa carrière cinématographique repart également de plus belle. Il a joué dans différents types de production, de Scoop (2006) de Woody Allen, à Kung Fu Panda (2008), en passant par un peu de Fantasy dans The Seeker (2007) ou The Golden Compass (2007), de comédie avec Hot Rod (2007) et de l’action dans Death Race (20008).

2009 débute avec Coraline, l’adaptation cinéma du livre de Neil Gaiman par Henry Selick. Il apparaitra également dans le thriller Case 39 avec Renée Zellweger et dans le drama 44 Inch Chest avec John Hurt et Tom Wilkinson.

Bien entendu, cette saison il est dans Kings, sur NBC. Il y tient le rôle du Roi Silas dans cette adaptation de l’histoire du Roi David.

D’un point de vu plus privé, il est marié à l’actrice Gwen Humble depuis 1981. C’est d’ailleurs son troisième mariage.

Ian McShane a déjà une longue carrière derrière lui, mais elle ne semble pas prête à trouver un terme, ce qui, en soit, est plutôt une bonne chose, étant donné l’étendue de son talent.