Portrait Acteur : James Marsters

Alors qu’il est en ce moment à l’affiche de Dragonball Evolution où il incarne le verdâtre Picollo, et qu’il entame, le week-end prochain (1er, 2 et 3 mai) une série de trois concerts acoustiques à Londres, j’ai voulu revenir avec vous sur la carrière de celui qui a été révélé, à l’âge de 35 ans, par son allure mi-punk mi-gothique dans la série culte Buffy the Vampire Slayer, de 1998 à 2003, j’ai nommé Mr James Marsters.

  • Au commencement il y eut… Bourriquet !

Né le 20 août 1962, dans la petite ville reculée de Greenville (Californie), puis élevé à Modesto avec son frère et sa sœur, James Wesley Marsters sait qu’il veut devenir acteur dès l’école primaire lorsqu’il fait ses débuts sur scène en tant que Bourriquet, l’âne très pragmatique qui perd sans cesse sa queue, dans une production de Winnie l’Ourson. Après avoir aiguisé ses talents de comédien tout au long de sa scolarité, il s’en va, dès 1982, poursuivre deux ans d’études à la prestigieuse Juilliard School de New York, dont il ne gardera cependant pas un très bon souvenir. « Je conseille aux gens d’éviter Juilliard, qui arrive à saper le côté fun de tous les jeunes comédiens qui y étudient. » déclare-t-il dans une interview pour Metro Café Online. « C’était une expérience horrible, un cauchemar. Si j’ai eu du succès avec Spike, c’est justement parce que je me suis débarrassé de toute la technique que j’ai acquise chez eux. »

Grand admirateur de Tchekhov et de William Shakespeare, il débute sa carrière professionnelle au théâtre de Chicago, dans une production dramatique de The Tempest, dans laquelle il entre en scène quasi-nu, ligoté à une grande roue en bois. Il fonde ensuite plusieurs compagnies théâtrales, à Chicago, puis à Seattle, et produit plus de soixante-dix pièces. James décroche alors, en 1992, ses premiers rôles à la télévision – d’abord celui d’un groom, puis celui d’un ministre du culte un peu coincé – dans la série Northern Exposure (Bienvenue en Alaska). Ce sont ces deux succès qui le poussent à s’installer à Los Angeles, où, d’auditions en petits rôles, il finit par adopter un accent cockney et se décolorer les cheveux à la demande de Joss Whedon, pour incarner le légendaire suceur de sang sexy aux côtés de Sarah Michelle Gellar.

  • Spike up your life

C’est en effet son incarnation du si populaire Spike, le vampire peroxydé avec un look à la Billy Idle, qui l’a révélé au grand public, et plus particulièrement à un public de jeunes filles immédiatement séduites par son côté bad boy. Au terme de six saisons de Buffy acclamées par la critique et une mort spectaculaire, son personnage est ressuscité dans le spin-off Angel pour le plus grand bonheur de ses fans. Son travail d’acteur est également reconnu par la profession et James se voit distinguer aux Saturn Awards (cérémonie qui récompense les meilleures productions fantastiques), aux Satellite Awards (prix de la presse internationale) ainsi qu’aux Teen Choice Awards.

Il est parallèlement dirigé par Chris Carter dans un épisode de Millenium en 1999 ; remonte sur les planches en 2000 dans The Why, une pièce produite par Noah Wyle ; fait quelques apparitions télévisées dans Strange Frequency (Ondes de choc) et Andromeda en 2001 ; et retrouve Amber Benson (Tara, dans Buffy) sur grand écran, dans Chance, en 2002.

Puis, dès 2004, James Marsters fait son grand retour à la télévision, avec un look plus conventionnel, dans la série The Mountain, se voit offrir quelques rôles de guest star dans Saving Grace ou encore, de façon récurrente, dans Smallville, Without a Trace et Torchwood, le spin-off de Doctor Who, et a récemment joué dans Numb3rs.

Cependant, il ne se cantonne pas aux séries télévisées et se tourne rapidement vers le cinéma. C’est ainsi qu’en 2007, après Shadow Puppets, un thriller indépendant, il donne la réplique à Hilary Swank, Gerard Butler et Kathy Bates dans le romantique P.S. I Love You. Il a également prêté sa voix au personnage de Lex Luthor dans le film d’animation Superman Doomsday (2007) et a participé à l’enregistrement de plusieurs livres audio de la série des Dresden Files.

  • Backstage

Marsters est aussi un auteur, compositeur, interprète talentueux et s’est fait connaître dans des bars dès l’âge de 15 ans grâce à ses reprises de James Taylor, avant de s’imposer comme leader du groupe de rock Ghost of the Robot, séparé depuis le printemps 2004. Depuis, il s’est lancé dans une carrière solo et part à la rencontre de son chaleureux public américain, anglais et australien presque tous les ans. Ses deux albums, Civilized Man et Like a Waterfall, aux accents folk et country, respectivement sortis en 2005 et 2007, se sont d’ailleurs très bien vendus.

Côté vie privée, l’acteur d’aujourd’hui 47 ans reste extrêmement discret. S’il mentionne souvent son fils Sullivan, né en 1996, fruit de son mariage avec Liane Davidson, dont il est à présent divorcé, il s’est très peu affiché au bras de sa petite-amie Patricia, qui lui a pourtant inspiré Looking at You, le premier extrait de son deuxième album.

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