Alyson Hannigan

« Une fois, au stage d’été… ». Cette phrase devenue « legendary » pour les jeunes ados du début des années 2000 (y compris moi !), la charmante Alyson Hannigan l’entend encore aujourd’hui dans la bouche de certains fans qui continuent de l’arrêter dans la rue pour lui demander des autographes – activité à laquelle elle se livre toujours avec beaucoup de gentillesse -, ou lui poser des questions du genre « comment vous faîtes avec votre flûte ? moi je n’y arrive pas ! », en référence au rôle de Michelle Flaherty qu’elle a interprété dans la trilogie American Pie.

Cependant, il a fallu à Alyson Hannigan quelques années de persévérance pour atteindre une telle cote de popularité auprès du public, pendant longtemps cantonnée aux rôles secondaires dans des films pour ados de qualité discutable comme Dead Man on Campus, en 1998, ou Boys and Girls avec Freddy Prince Jr., en 2000.

  • Ses débuts

Alyson Lee Hannigan naît le 24 mars 1974 à Washington DC mais déménage très tôt à Atlanta avec sa mère, suite au divorce de ses parents, Al et Emily – respectivement conducteur de camion et agent immobilier -, deux ans seulement après sa venue au monde. Bébé, elle exerce déjà sa photogénie devant l’appareil de ses parents, passionnés de photographie, et à l’âge de quatre ans, elle apparaît dans sa première publicité, avant de jouer, en bonne Américaine, dans des spots pour les biscuits Oreo (1983) et McDonald (1988). « Passer des auditions, pour moi, c’était un peu une activité extrascolaire, comme le foot », déclare-t-elle dans une interview parue en 2000 dans un magazine australien. Elle confie également avoir régulièrement pris des cours de karaté et de ballet : « Je ne suis vraiment pas quelqu’un d’adroit – a complete spaz – et j’aimerais, un jour, apprendre à être gracieuse. »

Bien qu’elle étudie la comédie au College of Art d’Atlanta au moment où elle décroche, en 1984, son premier rôle – muet – dans le film intitulé Impure Thoughts, c’est son arrivée à Los Angeles, à l’âge de 11 ans, qui donne le coup d’envoi de sa carrière. Ainsi, cette fan d’E.T. fait de jolis débuts au cinéma en 1988 dans My Stepmother is an Alien (J’ai épousé un extraterrestre) aux côtés de Dan Ackroyd, Kim Basinger et bizarrement Seth Green, qu’elle retrouvera dans Buffy quelques années plus tard. Ce rôle, comme celui qu’elle tient l’année suivante dans la sitcom fantastique Free Spirit, est récompensé par une nomination aux Young Artists Awards.

Pendant ses années lycée, une « expérience déprimante » selon elle, Alyson travaille dans un vidéoclub pour arrondir les fins de mois – elle aime d’ailleurs raconter que ses clients lui louaient essentiellement des cassettes pornos -, et fait de brèves apparitions dans la sitcom Roseanne en 1990 ainsi que dans un téléfilm, Switched at Birth, en 1991. Une fois diplômée de North Hollywood High, elle intègre l’Université de Californie pour étudier la psychologie sur le campus de Northridge.

  • Son envol

N’en déplaise à sa grand-mère, qui ne cesse de lui conseiller de se mettre en quête d’un « vrai travail », elle rêve à cette époque d’une carrière à la Jodie Foster ou à la Meryl Streep dont elle admire le talent. C’est alors qu’après avoir tâtonné pendant plusieurs années, interprétant de modestes rôles dans des fictions télévisées comme The Stranger Beside Me, et quelques séries – notamment Touched by an Angel où elle incarne une jeune joueuse de flûte traversière (ça vous rappelle quelque chose à vous aussi ?) et Picket Fences en 1996 -, elle décroche enfin le rôle qui lui permet de gagner progressivement le cœur du public : Willow Rosenberg, personnage qui ne lui était initialement pas destiné mais qu’elle incarnera finalement tout au long des sept saisons du phénomène culte Buffy the Vampire Slayer (1997-2003), ainsi que dans quelques épisodes crossover de son spin-off Angel, et qui lui vaut d’être distinguée à plusieurs reprises. « Buffy me prend beaucoup de temps – cinq jours par semaine, neuf mois par an. Mais j’adore cette série. C’est mon rêve. »

Alyson multiplie dès lors les apparitions publiques, participe aux conventions Buffy, se lance dans l’humanitaire, s’affiche avec son petit-ami de l’époque (Ginger Fish, le batteur de Marilyn Manson), soutient John Kerry lors des élections de 2004, fait la Une de grands magazines – elle entre même dans le classement FHM des 100 femmes les plus sexys -, et est fréquemment invitée dans des talk-shows, dans lesquels elle adore s’illustrer en faisant le clown et raconter des anecdotes personnelles avec mimiques et grands gestes à l’appui. Au fil des saisons, la comédienne prend en effet de l’assurance, à l’image de son personnage, Willow, qui, dans les premiers temps éclipsé par l’héroïne Buffy, passe progressivement d’une très bonne élève timorée à une jeune sorcière lesbienne et sexy, flirtant même avec le côté obscur le temps d’une aventure, devenant ainsi l’un des méchants les plus mémorables de la série. Elle jouit d’une popularité grandissante auprès des jeunes, jusqu’à être choisie pour remettre des prix aux Teen Choice Awards.

En 2001, elle incarne Lexi, une toxicomane sans domicile, dans Beyond the City Limits, un film dramatique assez dur qui ne sortira jamais en salle, dont elle partage l’affiche avec Alexis Denisof, son partenaire dans la vie comme à l’écran, et son meilleur souvenir des années Buffy – il a en effet joué Wesley Wyndham-Pryce dans la troisième saison. Deux ans plus tard, tous les magazines se l’arrachent pour montrer sa bague de fiançailles. Elle épouse Alexis le 11 octobre 2003 et est actuellement enceinte de leur premier enfant, dont la naissance est prévue pour le printemps 2009.

  • L’après-Buffy

Six années se sont maintenant écoulées depuis ses ultimes galipettes avec Jason Biggs dans le troisième et dernier volet des superproductions American Pie en 2003, dans lesquelles son personnage est progressivement devenu le premier rôle féminin au vu de son succès auprès du public (alors même qu’Alyson avait en réalité auditionné pour incarner Heather, la choriste). Entre temps, Alyson a touché un peu à tout : elle a été guest star dans That 70’s Show ainsi que dans la regrettée Veronica Mars, est montée sur les planches pour la première fois depuis le lycée dans une adaptation théâtrale de When Harry Meets Sally, a tourné le pilote d’une série avortée (Home and hardware), a prêté sa voix à des personnages de dessins animés – notamment dans The Wild Thornberrys (la famille Delajungle) -, et a tenu le rôle titre de Date Movie, une parodie de comédie romantique écrite par deux des scénaristes de Scary Movie. « Maintenant, grâce à Buffy, je peux me payer le luxe d’attendre qu’un bon film se présente. Je ne travaille pas simplement pour travailler ou payer les factures. » (2000)

Elle continue à présent à nous faire rire dans la sitcom How I Met Your Mother, où elle incarne depuis quatre ans déjà la pétillante et impulsive Lily Aldrin, une jeune institutrice de maternelle accro au shopping et aux olives, avec un vocabulaire bien à elle. L’actrice de 35 ans, habituée des séries fantastiques et inconditionnelle de Lost, avoue parfois « regretter l’intensité dramatique de Buffy » tout en s’estimant heureuse « d’être sur un plateau où [elle] passe ses journées à rire ». Et à la question « N’aurais-tu pas envie de changer de registre ? », Alyson de répondre « Je ne me vois pas pour le moment rechercher des rôles trop sérieux ou déprimants. J’ai plutôt envie de faire rire, car je pense que c’est quelque chose que je fais bien. » Elle a raison. Y a pas à dire, Alyson, elle vraiment « trop fun » !

  • Une petite vidéo

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