Portrait : Chris O'Donnell

Considéré comme l’un des acteurs les plus prometteurs au début des 90’s, Chris O’Donnell n’est pas vraiment allé là où on l’attendait. On le retrouve aujourd’hui à l’affiche de NCIS : Los Angeles, après 20 ans de carrière.

Né le 26 juin 1970 à Winnetka (Illinois, USA) de William et Julie O’Donnell, Christopher Eugene O’Donnell est le plus jeune des 7 enfants de la famille – il a 2 sœurs et 4 frères. Élevé dans un environnement catholique, il passa ses études dans des établissements également catholiques, comme la Loyola Academy à Willmette (Ill.) dont il sortit diplômé en 1988. Mais avant ça, il avait déjà débuté une carrière professionnelle. À l’âge de 13 ans, inspiré par une camarade de classe qui gagnait 60$ par session, il commença à faire le mannequin, et ce, jusqu’à ses 16 ans.

Cet à cet âge que Chris est « découvert » par la télévision. Il apparait alors dans une publicité pour McDonald’s dans laquelle il sert Michael Jordan. À la même époque, il apparaitra dans un épisode de la série ABC, Jack and Mike.

À 17 ans, il envisage d’arrêter ses carrières de modèles et d’acteur, mais sa mère le convainc de ne pas le faire. A la suite de ça, il obtient une audition pour le film Men Don’t Leave. Il décroche alors le rôle du fils du personnage interprété par Jessica Lange. Le film ne sortira qu’en 1990.

L’année suivante, il pourra être vu dans un petit rôle dans Fried Green Tomatoes, puis enchaina avec School Ties (1992) où il se retrouve face à d’autres débutants : Brendan Fraser, Matt Damon et Ben Affleck. Entre temps, il aurait du tourner The Prince of Tides avec Barbra Streisand, mais cette dernière le remplaça par son propre fils, Jason Gould. Le succès n’était plus très loin, car il décrocha le second rôle de Scent of a Woman en 1992, se retrouvant à partager l’affiche avec Al Pacino. Une performance qui lui rapporta une nomination aux Golden Globes, mais qui fit surtout de lui l’une des stars montantes de la profession.

À la suite de ça, sa carrière décolla donc. On put le voir dans la version Disney des Trois Mousquetaires avec Charlie Sheen et Kiefer Sutherland. Après quelques films en têtes d’affiche – Circle of Friends (1995), Mad Love (1995) –, il refit réellement parler de lui en décrochant le rôle de Robin dans Batman Forever (1995).

Avant de reprendre le rôle du super héros, il joua dans une adaptation d’un livre de John Grisham, The Chamber (1996), et se retrouva à faire Ernest Hemingway face à Sandra Bullock dans In Love and War (1996).

Même s’il fit quelques films après ça, il refusa le rôle qui revint finalement à Will Smith dans Men in Black, préférant se retirer un peu et passer du temps avec sa femme. Il s’est en effet marié en 1997 avec Caroline Fentress, une institutrice avec laquelle il a eu 5 enfants.

Il fit son retour en 1999 avec Cookie’s Fortune, de Robert Altman, et enchaina sur Vertical Limit (2000). Mais par la suite, c’est au théâtre qu’il rencontra à nouveau le succès dans The Man Who Had All the Luck (2001) qu’il joua à The Williamstown Theater Festival, puis à Broadway.

En 2003, il s’attaqua au petit écran dans les 4 premiers épisodes de la 8ème saison de The Practice. L’année suivante, il fit un épisode de Two and a Half Men, endossant le rôle de Jill, l’ex de Charlie qui a changé de sexe.

Mais c’est en 2006, qu’il retrouve un rôle notable dans une série tv, jouant durant 9 épisodes le Dr. Finn Dandridge dans Grey’s Anatomy. On le vit ensuite à la tête de The Company, minisérie TNT, adaptation du célèbre best-seller de Robert Littell.

Après un passage réussit dans NCIS, avec le backdoor Pilot en deux parties nommé Legend (6.22&23), voilà Chris O’Donnell à la tête de NCIS : Los Angeles, une série à l’avenir encourageant – comprendre qu’il est là pour un bout de temps.