James Nesbitt, de Cold Feet à The Missing

James Nesbitt

Actuellement en France dans The Missing et prochainement dans The Secret en Angleterre, l’irlandais James Nesbitt est indéniablement un acteur prolifique qui s’est naturellement imposé comme étant un visage familier pour les sériephiles, notamment depuis Jekyll. Sa carrière va cependant au-delà du petit-écran et débuta il y a bientôt 30 ans.

Fils de James et May Nesbitt né un 15 janvier 1965 à Ballymena, James Nesbitt a grandi en Irlande du Nord – avec ses trois sœurs : Margaret, Kathryn et Andrea – et voulait devenir professeur ou joueur de football pour l’équipe de Manchester United F.C. Ce n’est donc pas comme cela que son histoire tourna.

D’ailleurs, il se lança assez jeune dans la comédie, puisque c’est en 1978, alors qu’il avait 13 ans, que ses parents l’ont emmené à une audition au Riverside Théâtre pour une pièce de Noël, Oliver ! – adaptation musicale d’Oliver Twist. Il décrocha le rôle d’Artful Dodger et continua à jouer pour ce théâtre jusqu’à ses 16 ans, faisant ensuite des remplacements ou des rôles d’extras.

Deux années plus tard, James Nesbitt poursuivit des études à l’université d’Ulster où il étudia le français. Un essai sur l’existentialisme aura cependant raison de lui et, après une année, il arrête. Suivant le conseil de son père, il déménage à Londres où il rejoint la Central School of Speech and Drama qu’il quitta avec son diplôme en poche en 1987, à l’âge de 22 ans.

Au départ, à l’exception d’un petit rôle à la télévision, sa carrière s’orienta principalement vers le théâtre. Il apparait entre autres dans des représentations de Up on the Roof et Hamlet qui l’emmenèrent sur une tournée internationale durant laquelle il rencontra sa femme, Sonia Forbes-Adam – ils se marièrent 1994 et ont eu deux filles, Peggy et Marry.

C’est en 1991 qu’il fit sa première véritable percée avec le long métrage Hear My Song. Malheureusement, il ne réussit pas à tourner le succès critique en sa faveur. Il enchaina les petits rôles sans intérêt jusqu’en 1995 quand il apparut dans le film indépendant Go Now de Michael Winterbottom avec Robert Carlyle et Juliet Aubrey. Le réalisateur le recruta par la suite pour jouer dans Jude (1996) et Welcome to Sarajevo (1998).

En 1996, James Nesbitt passa une audition pour le rôle d’Adam Williams dans le pilote d’une nouvelle comédie ITV, Cold Feet. Célébrée, notamment par un British Comedy Award, la série de Mike Bullen trouva le succès et s’étendra sur 5 saisons. L’acteur avait pourtant exprimé la volonté d’arrêter après la seconde, mais le producteur Andy Harries le persuada de continuer. Ce rôle lui apporta en tout cas une reconnaissance certaine. Il fut d’ailleurs récompensé aux British Comedy Awards en 2000, aux Television and Radio Industries Club Awards en 2002, aux National Television Awards en 2003 et aux TV Quick Awards la même année.

Durant cette période, il participa à d’autres projets, restant ainsi présent au cinéma. On put donc le croiser dans Waking Ned (1998) de Kirk Jones ; The Most Fertile Man in Ireland (1999) ; Wild About Harry (2000) avec Brendan Gleeson et Adrian Dunbar avec lequel il jouait dans Hear My Song ; et enfin dans Lucky Break (2001), l’adaptation d’un livre de Stephen Fry avec Olivia Williams.

L’année suivante, Paul Greengrass lui demande de jouer dans son prochain film, Bloody Sunday (2002). Il accepta après avoir lu le scénario qui le toucha très fortement. Il s’investit alors totalement dans le rôle d’Ivan Cooper, le leader de la marche de Derry en 1972 qui se termina par la mort de 13 personnes. En dépit d’une polémique autour de son casting, l’accueil critique fut unanime pour saluer sa performance qui lui rapporta un British Independent Film Award et une nomination aux BAFTA.

Cela ne le tenu pas pour autant trop éloigné du petit écran. En 2003, BBC One lança en effet la série Murphy’s Law, suite au succès du pilot en 2001. James Nesbitt y joue Tommy Murphy, un policier spécialisé dans l’infiltration. Après deux saisons, il menaça cependant de quitter le show si la formule ne changeait pas. Il fut alors promu consultant créatif et encouragea le passage à une intrigue générale par saison. Après la cinquième, c’est néanmoins l’annulation – diffusée face à Doc Martin, le show s’est effondré dans les audiences. À noter qu’en 2003, l’acteur reçut un Irish Film & Television Award pour ce rôle.

Une fois de plus, être à la télévision ne l’empêcha pas de faire du cinéma et il participa à plusieurs films et téléfilms dont Match Point (2005) de Woody Allen. De plus, il apparut dans d’autres séries, une en particulier, puisque la BBC lui propose en 2005 la tête d’affiche de la dernière création de Steven Moffat, Jekyll.

Il s’agit alors d’une grosse production et le tournage n’est pas prévu avant plusieurs mois. James Nesbitt va comme toujours beaucoup s’investir et cela sera payant, car suite à la diffusion sur la BBC en 2007, Jekyll voyagea et rencontra un succès à l’international, permettant à son interprète d’être nommé pour un Golden Globe.

Désormais clairement établi comme étant un grand nom du petit écran britannique, James Nesbitt poursuit son alternance entre films et mini-séries. On a ainsi pu le voir dans la production BBC/HBO The Passion, puis dans les anecdotiques Midnight Man et The Deep ou encore dans l’excellente Occupation – qui fut d’ailleurs récompensée par un BAFTA.

Côté cinéma, il enchaine aussi les projets inégaux et on retiendra alors particulièrement le très beau film indépendant Five Minutes of Heaven (2009) avec Liam Neeson ou le shakespearien Coriolanus (2011) de Ralph Fiennes.

Le début de la décennie sera marqué par un énorme projet cinématographique, étant donné qu’il participera à la trilogie The Hobbit de Peter Jackson dans le rôle du nain Bofur. Cela occupera sans surprise l’acteur pendant un bon moment, mais on pourra tout de même le voir dans une série. Il retrouve en effet Peter Bowker dans Monroe, une série médicale pour ITV dans laquelle joue un neurochirurgien pendant deux saisons.

Une fois qu’il a mis The Hobbit derrière lui, James Nesbitt se concentre principalement sur des projets à la télévision. Tout d’abord, il est à la tête de la police londonienne dans Babylon, l’ambitieuse création de Jon S. Baird et Danny Boyle. Ensuite, il endossa le rôle de Tony Hughes, le père de The Missing qui cherche son fils kidnappé en France. Enfin, il devient un super-héros un peu particulier dans Stan Lee’s Lucky Man – qui a récemment été renouvelée.

Avec la mini-série The Secret qui débute cette semaine, James Nesbitt continue d’enchainer les projets divers et variés. Le plus étonnant d’entre eux est le retour de Cold Feet après 13 ans de pause qui est actuellement en tournage et devrait arriver sur le petit écran britannique dans quelques mois.

Précédemment publié en aout 2010, cet article est aujourd’hui remis en avant après avoir été remis à jour.

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