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jason katims Portrait scénariste/créateur : Jason Katims

Lundi 26 octobre 2009 à 1:17 | 0 commentaire | | | |

Portrait scénariste/créateur : Jason Katims

 Portrait scénariste/créateur : Jason Katims Portrait scénariste/créateur : Jason Katimspar .

Scénariste, producteur, dramaturge américain, Jason Katims est actuellement l’homme qui se cache derrière la série Friday Night Lights, et qui travailla avant sur de multiples programmes.

Né un 30 novembre 1960 à Brooklyn, Jason Katims a fait ses études au Queens College de New York. Son premier travail, ce n’est pas dans l’industrie du média qu’il l’a, mais dans un hôtel dans les Catskills : il s’occupe d’un snack-bar pour l’été.

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L’homme n’a pas débuté à la télévision, mais au théâtre. Ainsi, il a donné le jour à plusieurs pièces, et on compte à son actif entre autres Who Made Robert De Niro King of America?, Driving Lessons, Catch!, The Man Who Couldn’t Dance (publié dans More Ten Minute Plays from Actors Theater of Louisville). Il faut alors attendre la moitié des années 90 pour qu’il se tourne vers le petit écran.

Avant d’être découvert par le producteur Edward Zwick et de faire équipe avec ce dernier, Jason Katims écrit un épisode de The Road Home (1994 – CBS). C’est directement après, se retrouvant avec Zwick et Marshall Herskovitz, qu’il travaille sur la série My So Called Life (Angela 15 ans). Sur celle-ci, il est story editor et donne le jour à 3 scénarios : The Substitute, Life of Brian et So-Called Angels. Par ailleurs, dans ce dernier épisode, le père de Jason, Robert Katims, un acteur, fait la guest ; l’homme prend régulièrement part au travail de son fils, et fera aussi des apparitions dans The Pallbearer, Boston Public, Roswell, et Relativity. Si la série est acclamée par les critiques, ce sera un échec en termes d’audimat et le programme sera vite annulé (le show était diffusé un jeudi soir, époque où NBC dominait la case horaire).

Il va faire alors un tour du côté du cinéma, et donne le jour à une comédie romantique, The Pallbearer, co-écrit avec le réalisateur Matt Reeves, qu’il coproduit aussi, et dans laquelle on retrouve David Schwimmer et Gwyneth Paltrow. Cette dernière n’attire pas vraiment l’attention, et Katims retourne de toute façon sur le petit écran aux côtés de Zwick et Herskovitz ; les trois hommes créent Relativity, qui s’intéresse à une romance entre deux êtres issus de milieux différents. Le show possède donc l’intensité qu’avait My So-Called Life mais vise un public plus adulte. Les personnages sont aussi jugés bien plus appréciables que ceux mis en scène dans Thirtysomething, autre création de Zwick et Herskovitz. On ne change pas la règle, la série aura de bonnes critiques, mais sera vite annulée.

À ce moment-là, Katims prend une nouvelle direction : il écrit le pilot de Roswell, un sci-fi teen drama. Cette fois-ci, le show connaitra plusieurs saisons : de 1999 à 2001 sur WB et de 2001 à 2002 sur UPN. Le programme attire alors les fans de SF, en même temps qu’il démontre la versatilité de l’auteur, racontant toujours des relations humaines et leur évolution.

Après l’annulation de Roswell, Katims va sur Boston Public, série de David E. Kelley, se centrant sur la vie dans un lycée. Il y écrira 17 épisodes, et sera coproducteur sur 59. Cette seconde casquette, par ailleurs, il l’endossera sur toutes les productions sur lesquelles il travaillera, de 1996 à aujourd’hui. Il sera ainsi sur le programme de 2001 à 2004, soit quasiment du début à la fin. Sa collaboration avec E. Kelley ne s’arrêtera pas là, car les deux hommes se retrouveront quelques années plus tard, en 2007, pour créer The Wedding Bells, qui rejoindra la liste des projets de Katims à la durée d’existence très limitée.

Pendant quelques années, le créateur va quelque peu ramer pour donner le jour à une production ayant un peu plus d’une saison : en 2004, DeMarco Affairs, une dramédie romantique avec Selma Blair, ne passera pas la sélection, de même que le drame Fertile Ground, l’année suivante. En 2006, il sera sur le show Pepper Dennis avec Rebecca Romijn, en tant que producteur exécutif pour 8 épisodes, et scénariste sur deux d’entre eux. Cette dramédie ne sera bien évidemment pas renouvelée.

La chance va enfin tourner, avec Friday Night Lights: créé par Peter Berg, l’homme derrière le film – adapté d’un roman au nom éponyme -,  Katims devient showrunner sur la série se déroulant dans une petite ville de Texas, où l’équipe de football y joue un rôle primordial. Série sportive et dramatique, c’est un succès critique, mais qui ne rassemble pas énormément. Cela aurait pu être bien suffisant pour que le show rejoigne tous les autres projets de Katims n’ayant pas survécu à plus d’une saison, mais voilà, nous sommes sur NBC, network à la politique particulière, et qui se trouve en période où elle a besoin de programme de qualité, avant tout pour une question d’image. Friday Night Lights est alors renouvelée pour une seconde saison. Elle obtient quelques prix et nominations et possède une base de fans solides. Alors, quand son avenir est de nouveau menacé, NBC – qui soutient la série – parvient à un accord avec DirecTV, une autre chaine, entrainant une réduction du coût de production, et la survie de l’émission. Ainsi, pour sa troisième année, composée de 13 épisodes, les spectateurs peuvent découvrir les inédits avant sur DirecTV, puis, plus tard, sur NBC. Ce procédé permettra le renouvellement du programme pour encore deux saisons supplémentaires, nous conduisant en 2011. Katims passera d’ailleurs derrière la caméra pour la première fois sur un épisode de la saison 3, Every Rose Has Its Thorn (3.05).

Pendant cette période, Katims fera un petit tour sur Bionic Woman, en 2007, après le départ de Glen Morgan pour différences créatives. Il n’y restera pas longtemps, et sera alors le troisième showrunner de la série – composée au final de 9 épisodes.

Friday Night Lights continue son bout de chemin, mais cela n’arrête pas Katims, qui est donc aussi sur Parenthood pour la saison 2009/10. Le show est aussi basé sur un film, procédé qui porte peut-être chance au créateur…

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