10 séries qui fêtent leurs 10 ans que vous avez peut-être déjà oubliées

16 Août 2017 à 15:00

Il y a peu de temps, nous revenions sur Critictoo sur les 10 ans du lancement de Mad Men. 2007 a aussi marqué le début d’autres séries à succès de la télévision américaine comme Damages, The Big Bang Theory ou dans une moindre mesure, Californication avec le retour au premier plan de David Duchovny.

Dans le reste du monde, le Danemark lançait The Killing, l’Angleterre donnait le jour à Skins et en France une certaine Fais pas ci, fais pas ça faisait ses débuts sur France2. Toutes ces séries peuvent aisément clamer une place de choix dans l’esprit des téléspectateurs.

Pourtant aujourd’hui, nous allons nous pencher sur des shows dont probablement peu de personnes se souviennent encore. Ces productions américaines, toutes lancées en 2007 (année de la dernière grève des scénaristes), n’ont eu qu’une ou deux saisons — souvent par faute d’audiences. Alors, faisons un tour d’horizon de ces séries moins connues qui méritent bien une petite attention de votre part.

1. Pushing Daisies (2 saisons)

C’est certainement la série la plus connue de cette liste, notamment car elle est née de l’esprit de Bryan Fuller. Ce scénariste américain a toujours su insuffler beaucoup de personnalité dans ses créations et Pushing Daisies ne déroge pas à la règle. En narrant les déboires d’un pâtissier capable de ramener les morts à la vie, Fuller offre une pépite fantastique où l’humour pétille.

Pushing Daisies est comme un conte saturé de couleurs, illuminé par des personnages excentriques gravitant dans un univers d’une poésie bien trop rare à la télévision. Avec cette production, Bryan Fuller multiplie les influences en citant Tim Burton, les comédies musicales de Broadway ou encore le très français Jean Pierre-Jeunet (période Amélie Poulain). Tout cela donne un patchwork magnifiquement mis en scène par Barry Sonnenfeld.

2. Dirt (2 saisons)

2007, c’était aussi le retour à la télévision de Courtney Cox, 4 ans après la fin de Friends. L’inoubliable Monica casse radicalement son image en se glissant dans la peau de Lucy Spiller, éditrice d’un magazine à scandale nommé DirtNow. Diffusée sur FX, la création de Matthew Carnahan était foncièrement cynique, gentiment provocatrice et semblait vouloir creuser le sillage d’une série à succès de la chaîne câblée : Nip/Tuck.

Au fur et à mesure, Dirt est pourtant apparue comme étant un peu trop lisse, pas assez trash et faussement touchante. Il faut avouer que dans ce milieu gangrené par les faux-semblants, il est difficile de s’attacher aux personnages en dehors du paparazzi schizophrène, Don (Ian Hart), qui tente de se sortir de cet enfer.

3. Samantha Who? (2 saisons)

Injustement annulée après une vingtaine d’épisodes répartis sur deux saisons, Samantha Who? était une sitcom d’ABC narrant les aventures de Samantha, jeune femme devenue amnésique suite à un accident et qui essaie de reprendre sa vie en main.

Avec son pitch original, Samantha Who? avait su rendre son univers frais et multiplier les situations cocasses où l’héroïne devait affronter les erreurs de son passé. Animée par l’énergie débordante de Christina Applegate et une galerie de personnages secondaires (dont Melissa McCarthy), la série méritait bien mieux que sa fin, satisfaisante, mais brutale.

4. Dirty Sexy Money (2 saisons)

Les Darling sont riches, beaux et célèbres. C’est une des familles les puissantes de New York et elle baigne dans un monde de luxure, la débauche et les mensonges. Ses membres sont à ce titre les dignes descendants d’un genre régulièrement conspué à la télévision : le soap opera.

Dirty Sexy Money se présente comme une variante plus moderne, plus impertinente et plus sexy de Dallas. Elle avait ses faiblesses, comme souvent avec le soap, pourtant elle possédait un casting solide, dont le charismatique Donald Sutherland, une galerie de personnages éclectiques et des situations oscillantes entre la cocasserie et le drame. Tout cela ne suffira pas à sauver la série qui, face à des audiences insatisfaisantes, se vit annuler.

5. The Riches (2 saisons)

On quitte ABC et les Darling pour FX et les Malloy. Ces voyageurs et voleurs expérimentés décident, suite à un tragique accident de voiture, d’usurper l’identité des Rich, une famille bourgeoise vivant en pleine banlieue américaine. De ce pitch qui aurait pu s’inscrire dans la plus pure tradition du soap, The Riches tend avant tout à s’attaquer au rêve américain et au capitalisme.

Traitant de nombreux sujets tels que la famille, le pouvoir, l’homosexualité, la drogue, mais également la souffrance du quotidien, la série de Dmitry Lipkin s’avère bien plus complexe que ce qu’elle laisse transparaître. De plus, elle bénéficie de brillantes interprétations de la part d’Eddie Izzard (Hannibal, Powers) et Minnie Driver (Speechless), mais la grève des scénaristes l’empêcha d’avoir une vraie fin.

6. Journeyman (1 saison)

Cette année NBC a renoué avec le voyage dans le temps en lançant Timeless. En 2007 déjà, la chaîne avait tenté de porter sur l’écran un récit temporel avec Journeyman. La série s’attardait sur Dan Vasser (Kevin McKidd), journaliste heureux avec sa femme et son fils, jusqu’au jour où il découvre qu’il peut voyager dans le temps. Lors d’un de ses périples, il retrouve Livia (Moon Bloodgood), son ex-fiancée qu’il croyait morte dans un accident d’avion.

Les critiques américaines n’avaient pas été très enthousiastes, pourtant, la série imaginée par Kevin Falls avait su multiplier les interrogations autour de son héros pris dans une situation qu’il ne gère pas (ses voyages dans le temps étaient aléatoires). En bref, je vous encourage fortement à redonner une chance à Journeyman.

7. Hidden Palms (1 saison)

Diffusée sur The CW, Hidden Palms semble être la définition de la série d’été. Durant les 8 épisodes que compose cette unique saison, on va suivre Johnny Miller (Taylor Handley), un étudiant qui a fait face au suicide de son père. Après une cure de désintox, Johnny emménage avec sa mère et son nouveau mari à Palm Springs. Il découvre un environnement étrange qui semble cacher plus d’un secret.

Hidden Palms est une série brève, mais elle possède un début, un milieu et une véritable fin. Un fil conducteur tient en haleine, tout en explorant les facettes d’une palette de personnages qui s’avèrent tous attachants. Kevin Williamson, l’homme derrière Dawson, ou plus récemment The Vampire Diaries, signe des dialogues intelligents et bourrés d’humour.

8. Moonlight (1 saison)

Mick St John (Alex O’Loughlin) est un détective privé un peu particulier. En effet, lors de sa nuit de noce il y a de cela 85 ans, sa femme l’a mordu faisant de lui un vampire. De ce petit twist fantastique, CBS déroule un procédural policier dans la pure tradition de la chaîne.

Moonlight apporta néanmoins un peu d’originalité sur la grille de CBS et tenta de s’amuser avec le mythe du vampire. Ici, ces immortels dorment dans des frigos et la lumière du jour ne leur est pas fatale, juste pénible. De plus, la série avait su glisser quelques détails plus feuilletonants notamment avec le personnage de Beth Turner (Sophia Myles), journaliste qui possède un lien avec notre détective vampire.

9. Tell Me You Love Me (1 saison)

Créée, écrite et produite par Cynthia Mort, Tell Me You Love Me s’attarde sur trois couples en détresse qui consultent la même thérapeute, le Dr May Foster incarnée par Jane Alexander. La série diffusée sur HBO avait créé la polémique en raison de ses scènes de sexe explicites et crues.

Ces critiques avaient totalement éclipsé l’ambition de Cynthia Mort. Contrairement aux apparences, Tell Me You Love Me avait réussi à éviter l’écueil du voyeurisme et se déployait comme l’exploration minutieuse de l’intimité de ces trois couples. Car derrière ces rapports charnels se cachent des souffrances, celles d’une femme trompée qui n’a plus confiance, la volonté irrépressible d’avoir un enfant, celles de l’étiolement du désir. Loin d’idéaliser la sexualité, Cynthia Mort l’aborde avec lucidité, douleur et une troublante réalité.

10. Women’s Murder Club (1 saison)

L’inspecteur Lindsay Boxer (Angie Harmon) a la faculté d’analyser une scène de crime en quelques secondes. Cependant, sa rapidité de réflexion tranche avec un système judiciaire bien trop lent à son goût. C’est pour cela qu’elle réunit autour d’elle une équipe exclusivement féminine composée d’une légiste, une assistante du procureur et une journaliste.

Dans ce genre très codifié qu’est le procédural policier, les chaînes américaines rivalisent d’idées de twist pour donner un ton un peu différent. Après le vampire de CBS, ABC tentait sa chance avec un show très féminin jusqu’à ses créatrices, une chose encore trop rare à la télévision. Passé la sensation de fraîcheur, la série se révèle redondante dans le fond, mais sympathique dans sa forme. À noter qu’Angie Harmon rebondira dans une autre série portée par deux héroïnes : Rizzoli & Isles.

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