Law & Order
– Voir la première partie « Spin-off, partie 1 : autour d’un personnage secondaire »
– Voir la seconde partie « Spin-off, partie 2 : à l’aide de nouveaux personnages »

J’évoquais dans la précédente partie l’évolution de Beverly Hills 90210 en franchise. Ce n’est bien évidemment pas l’exemple le plus connu du genre, mais l’un des plus récents.

Il est vrai que quand on parle de franchise, ce sont les classiques Star Trek, Stargate (pour la SF), Law & Order et CSI qui viennent à l’esprit.

Le concept est donc assez simple : une série voit le jour dans un même univers, abordant les mêmes thèmes que l’original, sans forcément avoir de protagonistes issus du show original. Dit comme ça, la création d’un spin-off donne naissance à une franchise. Ce qui n’est pas faux, et ainsi, il n’est pas rare d’utiliser le mot franchise pour désigner les deux séries.

On pourra alors dire d’une certaine façon que les attributs d’une franchise sont plus abstraits, épaulé par le financier, la fanbase, le culte développé autour des programmes, et ses dérivés (livres, comics, objets).

Star Trek est le parfait exemple de la franchise. Cet univers créé par Gene Roddenberry comprend 6 séries télévisées (dont l’originale), 11 films, des dizaines des jeux, des centaines de romans, et sûrement encore plus de fan-fictions, multiples productions de vidéos réalisées par les fans, et un parc d’attractions. Tout ceci ayant donné le jour à un véritable phénomène culturel (voir les documentaires Trekkies et Trekkies 2).

On change de genre pour se pencher sur un autre type de franchise : Law & Order de Dick Wolf. La marque de fabrique ici est que les programmes montrent différents aspects du système judiciaire. Les protagonistes évoluent dans un même univers et sont même connectés par des lieux communs, comme Hudson University ou encore le tabloïd New Yorker Ledger. Beaucoup de personnages secondaires sont allés dans une autre série de l’univers, tandis que d’autres ont quitté un programme pour en rejoindre un autre. Il y a bien entendu eu des cross-overs, un évènement qui a d’ailleurs une fois touché un show indépendant de la franchise, Homicide. La musique, le style et les crédits tendent aussi à être similaires. Les shows sont diffusés en syndication sur la TNT, USA Network et Bravo ! menant alors parfois à des diffusions d’épisodes 6 fois par jour.

Là où la franchise se démarque encore plus, c’est par son côté international, ayant donné récemment le jour à deux séries russes, une série française, et, dernièrement, une série anglaise.

L’aventure ne s’arrête pas là, car d’autres créations de Dick Wolf sont connectées à la franchise : New York Undercover (1994), Deadline (2000), Conviction (2006), In Plain Sight (2008) et même une série de téléréalité, Crime and Punishement (2002).

Si Homicide ne fait pas à proprement parler de l’univers L&O, car elle a été créée par Paul Attanasio, elle est considérée comme une sœur – c’est dans celle-ci que le public a rencontré pour la première fois le détective Munch.

Pour terminer cet historique, un téléfilm a vu le jour → Exiled: A Law & Order Movie.

Enfin, depuis peu, on parle d’une franchise Beverly Hills 90210, composé de 5 programmes se déroulant dans la même ligne de temps, appuyé par une sorte de statut culte pour les deux premiers shows issus de l’univers.

On pourrait encore discuter du spin-off en abordant la création d’une série issue d’un autre média (jeux vidéo, films, romans, radio), mais l’aventure s’arrête ici… À moins que vous le réclamiez à cor et à cri !