Le syndrome Cousin Oliver ou la mauvaise idée pour sauver une série

Cousin Oliver

Nous sommes en 1973 et voilà pratiquement 5 saisons complètes que The Brady Bunch est diffusée sur CBS. Aussi étrangement culte qu’elle puisse l’être aujourd’hui, cette sitcom de Sherwood Schwartz qui nous racontait les déboires des Brady, une famille recomposée, n’a jamais atteint des sommets en terme d’audiences. À ce stade, la série s’approchait du seuil du centième épisode qui allait l’envoyer directement en syndication, mais tout n’était pas perdu – du moins, quelqu’un a dû penser ça.

Pour tenter de sauver les meubles, il était donc temps d’injecter un peu de fraicheur au sein de la famille. Il faut dire que Marcia (Maureen McCormick), Jan (Eve Plumb), Cindy (Susan Olsen), Greg (Barry Williams), Peter (Christopher Knight) et Bobby (Mike Lookinland) ont tous bien grandi, en particulier Bobby et Cindy qui était les petits derniers du clan Brady. De plus, Greg s’apprêtait à rejoindre l’université.

C’est ainsi que le cousin Oliver (Robbie Rist) fit son entrée dans la maison des Brady. Neveu de Carol, cette petite tête blonde était une véritable catastrophe ambulante et son oncle, sa tante, ses cousins et ses cousines n’ont pas été ses uniques victimes au final.

Oliver : Wherever I go, terrible things happen.

Aujourd’hui, Oliver est en effet tenu responsable d’avoir ruiné le show, de l’avoir entrainé à l’abattoir et d’avoir ouvert la porte de l’Enfer et surement plein d’autres choses. Il est fort probable que la série n’aurait pas survécu à la saison. De plus, il n’est resté au bout du compte que 6 épisodes, ce qui fut tout de même suffisant pour le faire entrer dans la légende ou, du moins, pour qu’un syndrome soit nommé après lui.

Alors que, la même saison, The Partridge Family s’essaya sans succès à cette tactique avec le petit voisin Ricky (Ricky Segall), c’est Oliver qui est devenu celui que l’on cite quand on veut parler d’une tentative en apparence désespérée de la part de scénaristes qui cherchent à retrouver un peu de succès d’antan en introduisant dans leur série familiale un nouvel enfant.

On pourrait légitimement penser que la catastrophe que fut Oliver mettrait un terme à cette stratégie. Ce ne fut bien entendu pas le cas, sinon ce syndrome n’en serait pas devenu un. Voici donc quelques exemples de Cousin Oliver à travers le temps : Jeremy (Ralph Maccio) dans Eight Is Enough (Huit, ça suffit !), Little Nicky (Ross Bagley) dans The Fresh Prince of Bel-Air ou encore Billy (Jonathan Halyalkar) dans Who’s the Boss? (Madame est servie) qui a eu le bon gout de ne pas s’attarder au-delà de la saison 7. Probablement plus connu aujourd’hui, Luke dans Growing Pains (Quoi de neuf docteur ?) puisqu’il était interprété par Leonardo DiCaprio. On peut également citer Sam (Danny Cooksey) dans Diff’rent Strokes qui a eu la mauvaise idée de rester 2 saisons.

Ce n’est qu’un échantillon malheureusement, mais il définit bien l’étendue du syndrome Cousin Oliver.

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