(Top) 5 séries japonaises du printemps qui valent le coup d’oeil

C’est avec une grosse dose de stress et pas mal d’excitation que je suis en train de taper ces lignes. Attendez, les millions de lecteurs de Critictoo (oui, vous !) vont lire ma prose. Un grand merci à Carole de m’avoir proposé de venir discuter avec vous de séries japonaises. Les j-dramas comme on les appelle sont donc les séries provenant du pays du Soleil Levant. Si vous ne le savez pas déjà, l’archipel produit énormément de séries tous les ans, où chaque saison (printemps, été, automne, hiver) apporte son flot de nouvelles séries pour notre plus grand bonheur… ou non.

L’idée aujourd’hui est de vous proposer une sélection des séries diffusées au cours du printemps 2011 (période avril/juin). À noter que les j-dramas durent en moyenne une petite dizaine d’épisodes de quarante-cinq minutes. L’annulation n’existe – presque – pas. Comme dans n’importe quel pays, il y a parfois des pépites, pas mal de séries sympathiques et d’autres qui sont des horreurs. Ci-dessous voici donc une petite liste de j-dramas du printemps 2011 méritant que l’on s’y attarde un tant soit peu …

JIN 2 | JIN-仁- (11 épisodes)

Suite de JIN, JIN 2 se concentre sur Minakata Jin, un neurochirurgien du XXIe siècle qui  dans d’étranges circonstances dans la ville d’Edo, l’ancien nom de Tôkyô, au milieu du XIXe siècle. Bien qu’il soit préférable d’avoir vu les onze premiers épisodes, ce n’est pas non plus une nécessité pour suivre JIN 2. Le médecin tente de sauver des vies et de découvrir la raison de son catapultage quelques siècles en arrière. Si la première saison distillait de nombreux questionnements et de cas de conscience sur le bouleversement de faits historiques, elle s’attardait essentiellement sur ses protagonistes complexes et proposait beaucoup d’émotions en multipliant les genres. Cette seconde saison continue sur cette lancée tout en intégrant de nouveaux éléments. Les évènements sont davantage tragiques et de plus grand importance et l’aventure humaine est toujours aussi bien écrite et touchante. JIN est sans conteste une des plus grandes séries que le Japon a produites, car en plus de posséder une bonne réalisation et une excellente bande-son, elle est réfléchie, intelligente, naturelle et magnifiée par une distribution impeccable.

Marumo no Okite | マルモのおきて (11 épisodes)

Dans la trentaine, Takagi Mamoru aime sa vie monotone. Cette dernière va être bousculée quand son meilleur ami décède, laissant ses jumeaux de six ans orphelins. Mamoru décide de les héberger avant de trouver une solution permanente. Un chien s’incruste également dans son mini studio et… il parle ! Série familiale par excellence, Marumo no Okite est une comédie dramatique attachante, touchante, et très drôle. Si certains acteurs surjouent, comme le héros interprété par Abe Sadao, cela n’est jamais outrancier. Bien au contraire. Cette pratique presque habituelle du jeu japonais n’est pas ici déplorable, car la balance est à chaque fois trouvée, histoire de ne pas trop en faire. La grande force de la série est sans aucune hésitation la prestation des jumeaux, mignons comme tout et attendrissants. Sous couvert de blagues et d’un ton enlevé, le j-drama propose quelques éléments intéressants sur la famille et sur ce qu’elle implique, sans jamais tomber dans la caricature ou la morale. En soi, il s’agit là d’une série dynamique, adorable, et qui met de bonne humeur.

Rebound | リバウンド (10 épisodes)

Ôba Nobuko est une fille avec beaucoup de rondeurs adorant les pâtisseries qui décide de faire un régime après une déconvenue amoureuse. Après avoir fondu comme neige au soleil, elle rencontre un jeune homme qui fait immédiatement battre son cœur. Or… il est pâtissier. N’arrivant à rien, ce dernier lui demande de l’aider à créer de bons gâteaux et voilà Nobuko qui se voit obligée de tout goûter et de mettre sa ligne en péril. Rebound ne promettait rien de bon aux premiers abords, et pourtant, la série surprend et évite assez habilement les clichés habituels. Malgré des longueurs vers la fin ou des répétitions, le scénariste, Yukawa Kazuhiko, véritable habitué des personnages hors normes, propose une série peu conventionnelle pour un j-drama, où il est très rare d’y voir des personnes en surpoids. Plutôt que d’ostraciser ses personnages, Rebound montre qu’il faut juste s’accepter soi-même et dire à la société et au système d’aller se faire voir. En cela, Rebound est agréable, car elle sort des sentiers battus. À côté de cela, elle propose une comédie romantique riche en péripéties et parsemée de pâtisseries délicieuses.

Inu wo Kau to Iu Koto | 犬を飼うということ (9 épisodes)

Famille sans le sou, Les Hongô traversent une période difficile quand le père perd son travail. Une ambiance morose s’installe dans la maison, qui va bientôt accueillir un Pomenarien, un chien perdu qui se fait adopter par tous les membres du foyer. Malgré sa petite taille et son peu d’importance à première vue, l’animal va aider la famille. C’est le pitch de départ d’Inu wo Kau to Iu Koto qui avait deux possibilités : soit elle allait aligner les clichés, les bons sentiments, et la morale japonaise à coups de marteau, soit elle arriverait à surprendre. Contre toute attente, c’est la deuxième chose qui arriva. La série montre que l’on peut avoir un budget ridicule, être diffusée tard le soir, n’avoir presque aucun téléspectateur, et être plutôt réussie. Doux, tranquille, et reposant, le j-drama est une petite traversée dans la vie d’une famille japonaise tout ce qu’il y a de plus banale. On écarte les évènements extraordinaires pour se focaliser sur des faits simples, sans pour autant être simplistes. Si l’on apprécie les séries naturelles et paisibles, celle-ci permet de passer un agréable moment.

BOSS 2 (11 épisodes)

Ôsawa Eriko est une femme forte et autoritaire à la tête d’une unité d’élite policière. En tout cas, c’est ce qui est écrit sur le papier, car ses membres sont tous des bras cassés à priori incompétents, mais qui, malgré leurs défauts et leur manque de crédibilité, parviennent à résoudre des crimes. L’équipe est donc de retour pour une seconde saison qui peut être visionnée sans avoir regardé la première en raison de son format procédural. L’originalité de BOSS se trouve dans son ton : elle traite de faits de société, de cas sombres et d’affaires de mœurs, mais garde toujours une certaine légèreté et un côté truculent propre à l’esprit à et l’humour japonais. Elle offre une galerie de personnages hauts en couleur avec une dose appréciable de girl power, des scenarii assez bien ficelés, une réalisation rythmée et innovante pour un j-drama, ainsi qu’une bande-son endiablée.

Note : Ce top est un guest post réalisé par Caroline, qui écrit régulièrement sur les séries télévisées sur son site Luminophore, au sein duquel les j-drama occupent une place de choix.
Tags : Boss séries asiatiques JIN moins...
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