Avec sa cinquième et dernière saison, c’est l’occasion pour moi de revenir autant que possible sur l’une de mes séries préférées de ces dernières années, Friday Night Lights.

Je voulais faire un top autour de la série, mais j’ai longtemps hésité sur le sujet. J’ai fini par m’arrêter sur un type de top/liste que je ne pratique pas beaucoup, car je parle énormément séries et dit souvent ce que j’aime dans les critiques, bilans ou autres billets. Je ne voulais pas aligner les raisons pour vous dire pourquoi regarder la série, bien que je tenais à mettre le programme du mieux possible en valeur pour honorer la place particulière que la série aura occupée sur mon petit écran (et que je dois en grande partie à Fabien, par ailleurs).

Pour le coup, j’ai tenté de sortir 10 éléments de la série qui la définissent à mes yeux, et qui ont participé à la rendre unique et à lui offrir une place particulière sur ma télévision et dans mon bagage sériephilique.

10. La réalisation

Au visionnage du pilote de la série, c’est assurément une des choses qui frappent le plus : la réalisation de Peter Berg. La caméra se calmera par la suite, mais dans la définition d’un style visuel, rien n’est plus important que son pilote (et ses premiers épisodes). Peter Berg va le créer, donnant ainsi à Friday Night Lights son identité visuelle.

9. Sa bande sonore

Après ses images, sa bande sonore. Je ne crois pas que l’un vaille plus que l’autre, je pense que les deux s’associent et participent à donner vie à la personnalité même de Friday Night Lights. Là où le show s’impose donc complètement, c’est dans son générique signé W.G. Snuffy Walden et le groupe Explosions in the Sky, qui a suivi du passage du grand au petit écran, et occupe sans contexte une place dans l’histoire de Friday Night Lights.

8. La religion

Sujet toujours controversé chez nous, mais oh combien important. Dans une ville croyante, avec des personnages ayant foi en Dieu, il est normal que la religion trouve une place de choix dans les thématiques de la série. Elle est ce qui guide certaines décisions et incarne une partie des valeurs des principaux protagonistes. Elle est indissociable de la série, justifiant les discours, expliquant les convictions.

7. Tim Riggins

Joueur de football, Tim Riggins est à mes yeux le plus symbolique de tous. Incarnant la partie la moins réaliste de la série, ce fait est contrebalancé par le simple attachement du personnage à sa ville. Du football, des femmes et de la bière, c’est tout ce qu’il faut à Tim Riggins, qui à la différence de beaucoup d’autres, ne rêve pas d’évasion. Idole sportive et simple habitant de Dillon, Tim est un magnifique contrepoint à tous ceux qui ne souhaitent que quitter le coin. Il a d’ailleurs eu le droit à son cult character.

6. Les petites choses de la vie

Il y a quelque chose que Jason Katims (showrunner de la série) fait à merveille et qui ne se retrouve pas vraiment ailleurs : il a un don pour donner vie aux petits instants de la vie. Eric écoutant la radio dans sa voiture, Julie avec sa sœur, une discussion tard le soir, deux regards qui s’échangent. C’est dans les détails que les personnages deviennent encore plus honnêtes, forts, et humains. Ce sont des sentiments qui ne se retrouvent pas souvent. Friday Night Lights montre les subtilités, ces moments simples de la vie, les angoisses, les pleurs et les joies avec une honnêteté qui en est parfois désarmante.

5. les rires et les pleurs

Pour rester dans un registre similaire au point qui vient d’être évoqué, voilà une chose que Friday Night Lights sait faire : faire pleurer. De joie ou de tristesse. Elle est émotionnellement forte, et a su au cours de son parcours complètement exploiter la carte humoristique aussi bien que celle de la tragédie. Elle sait prendre aux tripes, sans oublier pour autant que la joie n’est pas toujours très loin. Friday Night Lights est une de ses séries capables de susciter un tourbillon d’émotions et elle le fait avec brio.

4. Le couple Taylor

À mes yeux, il n’existe pas d’équivalent au couple Taylor. Ils ont été notre porte d’entrée dans l’univers de Dillon, ils en sont devenus des piliers, des points de repère et l’incarnation de son âme et de ses valeurs. Pour parfaire le tableau, Eric et Tami représentent deux idéaux : celui des parents et celui d’un couple qui s’aime. Ils ne sont pas parfaits, ils font eux aussi des erreurs, mais ils sont justes, romantiques, passionnés, dévoués et incroyablement touchants.

3. Dillon, Texas

Si avec la saison 4, Dillon s’est dotée d’une forme insoupçonnée et pas forcément proche de l’image que j’avais de la ville, Dillon n’en reste pas moins un décor important. Son contexte social, sa position géographique, son environnement. Tout dans la ville semble expliquer et expliciter les décisions de ses protagonistes, qu’il s’agisse de leur passé ou de leur futur.

2. Le football

Le sport est sous toutes ses formes une métaphore de la vie, pour le pire et le meilleur. Si Friday Night Lights l’utilise ainsi, elle en a fait le cœur de sa série, et elle est ainsi devenue l’une des plus grandes représentantes du genre. Je sais que c’est aussi là l’un des éléments qui a joué auprès d’un certain public en défaveur de la série, mais sans football, Friday Night Lights ne serait pas ce qu’elle est. Après sa ville, c’est ce qui l’unit qui a fait tout le reste : le football.

1. Clear Eyes, Full Hearts, Can’t Lose.

Je n’ai rien d’autre à ajouter.