Après le procedural, voici le serial. Mais avant d’entrer dans les détails, il faut préciser qu’il s’agit ici du terme employé dans le cadre des séries américaines uniquement.

Basiquement, peu importe le média (livre, radio, …), un « serial » fait référence à format dans lequel l’histoire est racontée en continu de façon périodique – dans le cas particulier qui nous intéresse, il s’agit bien entendu d’épisodes se suivant. Chez nous, on appelle cela un feuilleton.

Il s’agit donc de raconter une histoire avec un certain nombre de personnages, et ce, sur plusieurs épisodes qui se suivent. La forme d’origine du serial est aujourd’hui rarement utilisée dans les dramas en primetime (Lost, 24, Dexter,…), mais se retrouve tout de même communément usitée dans les miniséries et, surtout, dans les soap operas.

Le concept s’est vu mélangé avec le procédural. Nous avons ainsi vu des séries inclure des intrigues feuilletonnantes au cœur de ses saisons – ou sur toute la durée du show – de façon à augmenter l’intérêt du spectateur à des moments clés (The X-Files, Fringe,…). Pour ce faire, au milieu de stand-alones, on retrouve des épisodes qui reprennent l’intrigue là où elle s’était arrêtée.

La balance n’est pas toujours équilibrée, certains shows variant l’utilisation du format, s’éloignant des épisodes indépendants pour installer des story-arcs feuilletonnantes dominantes (Alias, Buffy The Vampire Slayer). L’inverse étant également réalisable.

Dernièrement, une autre forme s’est popularisée, consistant à intégrer l’intrigue feuilletonnante en arrière-plan dans des épisodes qui ont pourtant toutes les caractéristiques du « dossier de la semaine » (cf. Burn Notice, White Collar).

Quoi qu’il en soit, avec l’utilisation de story-arcs feuilletonnantes, le procédé de cliffhanger est lui aussi devenu plus commun.

On notera que le serial ne s’impose pas de manière dominante sur les grilles des networks US, malgré de nombreux essais, car contrairement au procedural, un serial ne sera pas facilement rediffusable et demande aux spectateurs d’être plus assidus, ce qui limite beaucoup l’amélioration des performances de ces séries du point de vue des audiences. Autres conséquences, et plus positivement, les ventes de DVDs sont souvent supérieures, comme les enregistrements, et les fans sont aussi plus nombreux en cas de succès.