Durham County - Little Lost Children (2.01)

Récemment promu détective aux homicides, Mike Sweeney lutte pour maintenir la tête hors de l’eau : sa famille se décompose à l’approche du procès de Ray Prager, des questions se posent autour des évènements qui ont eu lieu avec sa fille Sadie, et ils opposent à son coéquipier sur un dossier autour de la mort d’un bébé.

Deux ans se sont écoulés depuis que nous avons quitté la sombre ville Durham County. Le passé est difficile à laisser derrière soi, encore plus quand il est autant présent dans les esprits de ceux ayant vécu les évènements, et de la ville. Pour replacer la situation, un rappel et quelques dialogues sont insérés dans l’épisode. A l’exception d’une ou deux maladresses, c’est très bien fait.

Le procès de Ray Prager approche, remettant encore plus en avant les évènements qu’a vécu Sadie, la fille de Mike. Que lui est-il arrivé ? Ment-elle ou non ? Que ressent-elle exactement ? La relation avec ses parents n’a pas réellement évolué, elle a toujours été plus proche de son père, cela est similaire. Dans le portrait familial, la petite sœur est celle qui a le plus changé, elle a grandi, et s’exprime plus. Elle est une victime passive de ce qui est arrivé, payant les pots cassés d’un évènement qu’elle peine à comprendre. Les Sweeney auront tenu longtemps, mais Audrey va finir par dire vouloir le divorce, scindant la famille encore plus. Il est assez difficile d’imaginer comment se sont déroulées les précédentes années, mais au vu du comportement d’Audrey, et de ses sentiments envers son mari, il est évident qu’elle n’a jamais réussi à gérer ce qui est arrivé. Actuellement, le seul être qui semble presque réussir à accepter tout cela est Ray Jr. pour qui, on peut penser, cela a dû être plus qu’un calvaire. Il est encore attaché à Sadie, qui ne lui parle plus, en partie à cause du procès, alors que sa mère pense que ce serait une bonne chose pour elle, et va pousser dans ce sens. On voit alors que les deux adolescents sont encore assez connectés.

Mike Sweeney a récemment obtenu une promotion, et le voilà à enquêter sur la mort d’un bébé, en venant rapidement à la conclusion que la mère est la responsable. Difficile de le déterminer, mais son partenaire s’oppose à cette idée. Il trouve un soutien auprès du Dr. Penelope Verrity, psychiatre travaillant surtout pour la police, et avec qui il va entamer une liaison. La femme s’impose comme un des protagonistes principaux de cette saison, et, dans l’esprit de la série, il va falloir beaucoup pour réussir à réellement cerner le personnage et surtout, sa psychologie. La complexité de son comportement, oscillant entre scènes où elle parait ordinaire, d’autres assez instable – ou tout du moins, perturbé -, le tout avec un passé où flotte la mort de sa fille, cela rend compliqué de réellement l’appréhender. Si ses actions envers la mère, accusée d’avoir tué son bébé, prennent leur sens à travers l’accident dont a été victime sa propre enfant, on sait encore trop peu de choses quant à ses rapports avec son mari pour réellement comprendre tout.

Il faudra quelques minutes à la série pour reprendre ses marques, et nous réintroduire aux personnages, mais très vite, on retrouve Durham County, la petite ville grise, la famille Sweeney et ses difficultés, l’ambiance prenante et assez dépressive, avec l’installation des nouveaux protagonistes, et une esquisse de ce qui risque d’occuper la saison.

Nda : On notera que Ray Prager n’est plus interprété par Justin Louis, mais par Romano Orzari.

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CaroleC
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