Flashpoint - Business as Usual (2.05)

Trois hommes tentent de prendre le PDG d’une société de prêts hypothécaires en otage, alors le SRU est appelé sur les lieux. Jules étant à l’hôpital se remettant de ses blessures, le sergent doit recruter quelqu’un.

Alors que l’équipe doit recruter une personne pour pallier à l’absence de Jules, ils sont appelés pour une prise d’otage. Sur place, un homme est prêt à s’immoler par le feu, tandis que ses deux autres compagnons, dont l’un est armé, sont dans les hauteurs de l’immeuble à la recherche du PDG responsable de leur misère.

Nous avons donc le droit à deux situations de crises assez prenantes pour l’épisode. Le rythme est maintenu tout du long, et la pression est palpable. Les trois hommes n’ont au fond plus grand-chose à perdre. À la rue, ou ayant perdu leurs femmes, ils sont au fond du gouffre, et veulent que l’homme responsable de cela admette devant une caméra sa culpabilité, qu’il avoue avoir consciemment ruiné des vies.

Alors que le sergent Parker doit éviter que l’homme mette le feu, le reste de l’équipe cherche un moyen d’atteindre les deux autres inconnus. Ils veulent avant tout aider l’un des leurs, mais ils n’ont pas réellement mesuré l’étendue de leur action. Ils ne contrôlent pas les évènements, ce qui rend finalement l’intrigue plus riche, avançant par conviction. On ne prend pas les schémas classiques, et une fois encore, les personnages se révèlent être avoir été travaillés, prêt à céder comme à agir, victime d’une simple action financière. Qu’il s’agisse des preneurs d’otages ou du PDG, aucun ne tombe dans la pseudocaricature que le sujet aurait pu offrir. Ainsi, l’évolution de la situation n’est pas véritablement prévisible, comme voir le PDG réaliser ses actions, ne pas être un simple homme d’affaires imbu de sa personne, mais un être humain ordinaire, ayant pris des décisions qui ont malheureusement eu de graves conséquences.

En pointillé, nous faisons connaissance avec la nouvelle recrue (Jessica Steen), qui se voit proposer le travail à la fin de l’épisode. L’intrigue illustre donc pour Parker ce qu’il veut faire comprendre à la nouvelle femme qui rejoint son équipe : personne n’est bon ou mauvais, qu’importe les actions. Une image du genre humain multicolore au lieu d’être en noir et blanc, nécessaire pour désamorcer les situations de crises, autant que pour être apte à agir quand le moment le demande. Un travail risqué, pas forcément bien payé, mais qui demande de la psychologie, de l’ouverture d’esprit, pas mal de bon sens, et finalement être capable d’aller de l’avant.

Business as Usual est donc un excellent épisode, maitrisé de bout en bout.

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CaroleC
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