On est jeudi, ce qui veut dire que c’est le moment d’écrire pour mon blog. Cela dit, c’est la rentrée et on peut dire qu’avec tout ce qu’il y a eu à regarder et à rédiger jusqu’à maintenant, et ce, depuis lundi, je n’ai pas vraiment eu le temps de préparer quoi que ce soit.

J’ai alors pensé qu’évoquer Flashpoint, dont la diffusion vient de s’achever, allait me sortir la tête de cette rentrée.

Je ne sais pas si vous regardez encore Flashpoint, car sa programmation est un peu chaotique. Il faut réussir à ne pas rater les inédits entre le Canada et les États-Unis. C’est compliqué et ça demande un peu d’attention. Je passe mon temps à jongler avec les dates sur mon calendrier, j’ai donc acquis une certaine maîtrise pour ce genre de chose, mais il faut bien reconnaître que tous les spectateurs ne sont pas forcément autant immergé que moi dans tous les flux d’informations sur le sujet pour réussir à tenir le coup.

Bref, nous avons eu droit à quelques inédits, la suite arrivera quand elle arrivera, et on s’est dit que faire un bilan ne serait pas franchement judicieux vu le nombre réduit d’épisodes et le fait que l’on se trouve au milieu d’une saison. Il n’empêche que ce petit paquet d’épisodes mérite tout de même qu’on en parle un peu.

Déjà, il y a une nouvelle version du générique. D’accord, c’est juste à titre indicatif.

Ensuite, la série se concentre pratiquement que sur des thématiques familiales. Ce n’est pas un mal, mais ça manque de variété. De plus, quand on injecte la vie privée des personnages en plein milieu, on n’en retire pas que du bon.

L’un des problèmes de Flashpoint est son format qui semble parfois complètement figé. Avoir une formule, c’est bien, mais ça ne veut pas forcément dire qu’il ne doit pas y avoir de variations. Heureusement, on débute la série d’inédits avec un épisode qui sort du moule. Dommage qu’il reste seul dans ce cas.

Quoi qu’il en soit, cette formule parait empêcher les scénaristes de fournir des développements pour les personnages qui ne sont pas expédiés à la va-vite dans les deux minutes d’épisodes qui sont disponibles à cet effet. Et ça, c’est sans parler du fait que seule la moitié des membres de la Team One bénéficie de développements, alors, la pauvre Winnie au standard, on ne peut pas espérer qu’un jour on en saura plus sur elle. Pour tout dire, elle n’a même pas de nom de famille.

Si on pouvait résumer simplement, il y a Greg Parker et son fils, et Ed Lane qui a un frère flic maintenant et une femme enceinte. Ajoutons en bonus que Sam a le droit à des bribes, genre un regard vers Jules qui nous rappelle leur histoire passée, et des références à son passé de militaire.

Pour le reste, Wordy a téléphoné à sa femme l’autre fois.

Heureusement, la mécanique du show fait que la série délivre toujours sa dose de suspens et d’action, sans oublier sa touche bien personnelle qui consiste à expliquer pourquoi le criminel agit comme il le fait. On notera qu’il y a une remontée faite par les vrais criminels, car à un moment on enchaînait les braves gens poussés à bout et ça devenait réellement trop mélodramatique.

Le fait est que la série est devenue tellement mécanique que ce qui faisait son attrait s’estompe de plus en plus, me laissant questionner mon envie de poursuivre. La partie émotionnelle du show n’est plus vraiment présente et les scenarii se révèlent bien trop évidents, peinant à ne pas trop en dévoiler sans tourner autour du pot.

C’est le cas typique de série qui mériterait au pire de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard, ou au mieux, de subir un petit lifting. L’équipe créatrice est devenue trop routinière et ça se sent. Flashpoint en a encore à revendre, ça se voit, mais pour combien de temps cela sera-t-il le cas ?

Au final, si je vais continuer à regarder, même si, globalement, les derniers épisodes n’étaient pas mauvais, juste trop communs.

N.d.A. : j’ai oublier de dire qu’Olunike Adeliyi a soudainement disparu de la série.