Flashpoint - Clean Hands (2.07)

Le SRU doit assurer la protection d’un serial killer au cours d’un changement de transport, mais l’un des pères d’une des victimes est décidé à se venger.

L’épisode débute assez calmement, relation entre collègues et couple déchiré par la mort de leur enfant remontant à plusieurs années.

Donna, la dernière recrue du SRU, est assez bien intégré au groupe, mais fait preuve d’une certaine moralité étroite, qu’on peut mettre sur le dos de son passé. Elle a pratiqué l’infiltration, et tend plus ou moins à juger assez facilement, alors qu’elle est tout aussi capable de franchir une limite, ce qu’elle pouvait faire avant, mais plus maintenant. Elle dénote pas mal parmi ses hommes qui ne posent pas de questions, ou dirons-nous plutôt, qui ont arrêté de se les poser. Il s’agit de faire son travail. Et cette semaine, de transporter un serial-killer. Donna a des difficultés avec ce point, mais si c’est leur mission, il faut la faire. Ils seront alors assistés par l’agente Semple, qui va se révéler plus impliquée qu’il n’y parait dans l’affaire.

La protection du serial killer se transforme en prise d’otage, quand Sam est mis à terre. Les négociations sont simples : un prisonnier contre un autre. Comme d’habitude, Flashpoint ne tire pas sur les grosses ficelles, et n’offre pas de fin heureuse. Celle-ci est d’ailleurs plus que dramatique, apportant sa pierre à un édifice que la série bâtit depuis ses débuts : rien ne coule de source, rien n’est blanc ou noir, ce sont nos actes qui décident pour nous. Et au milieu de ce portrait humain, le SRU fait ce qu’il a à faire : son travail. Pour le meilleur, comme pour le pire. Les scénaristes ont pris le parti pris de ne pas s’intéresser au serial-killer. Nous connaissons vaguement les crimes qu’il a commis, mais nous ne savons pas dans quel état psychologique est l’homme aujourd’hui. Il est évident qu’il n’a pas envie de mourir, c’est le seul détail dont on sera témoin. Repenti ou non, dans le questionnement qui est posé, cela n’a pas d’importance. Cela évite de tomber dans quelques panneaux, que ce soit pour le côté vengeur qui a entrainé la situation ou le fait qu’il faille à un moment appuyé sur la gâchette.

En fait, le gros point faible de l’épisode se trouve dans ses guest-stars, qui fait que l’on sait immédiatement qui aide le preneur d’otage. Mais, si on passe ce point-là, Clean Heads est un épisode qui démarre calmement, mais finit intensément.

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CaroleC
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