L’équipe du SRU est appelée à la gare pour une valise suspecte qui pourrait être piégée. Ils vont être rappelés au QG quand un ancien membre de l’équipe, aujourd’hui retraité, s’enferme dans le bâtiment avec une arme.

Le concept de la série veut que l’on commence par un évènement au cœur de la crise pour revenir en arrière. Dans ce dernier épisode, les scénaristes vont jouer avec ça pour nous introduire, incognito, une seconde histoire. Voilà pour l’effet de surprise, enfin, pour ce qui aurait dû en être un si l’arrivée de l’ex-collègue retraité au début de l’épisode n’était pas si suspecte. On saluera quand même l’effort.

Nous avons ainsi deux interventions, dont la première, celle de la valise piégée, va rapidement s’éclipser, ce qui lui enlève tout intérêt dramatique, vu que l’on se doute dès lors que l’alerte est bidon.

L’épisode se concentre donc sur l’histoire de l’ex-flic. Forcément, c’est un ancien mentor/ami/collègue, bref, ce n’est pas le gars qui n’a aucun lien affectif avec les membres de l’équipe. Le plus proche étant Ed qui va se retrouver très touché par le comportement de celui qui l’a fait entrer dans l’équipe. Mark Ellis et Stephanie Morgenstern signent là une histoire qui a pour but affiché de montrer le côté sombre du métier, l’impact psychologique.

Ce n’est pas du neuf, certes, mais même si ça nous apporte une fin assez consensuelle, ça ne nous garantit pas que le gars va survivre ou mourir. De ce côté-là, le suspens est donc bien géré, car vu l’état du gars, presser la détente est une option bien réelle.

Au final, le message de l’épisode est clair, pas très original, mais le traitement apporté, ou plutôt, la touche Flashpoint, permet de maintenir l’intérêt d’un bout à l’autre et de ménager le suspens, aussi maigre soit-il.