Jason Moran revient à Melbourne après quelques mois d’exil à Londres. Toujours décidé à faire tomber Carl Williams, il va d’abord qu’il reforme les rangs. Carl ne compte pas se laisser faire et compte éliminer son rival, mais sans Benji, car ce dernier est sous surveillance policière, étant le tueur le plus probable pour le job.

Le départ de Jason n’avait fait que repousser l’inévitable. Carl est remonté à bloc, et ne compte pas y laisser sa peau. L’épisode va donc suivre le schéma habituel de la série, à savoir, suivre la cible jusqu’à sa mort.

Jason Moran va donc finir par y passer, même si – en tant que non-australien – on pouvait encore en douter jusqu’à un certain point dans l’épisode. Il faut donc féliciter le travail fait sur cet épisode. En fait, il faut même féliciter les efforts accomplis dans la réalisation, car c’est souvent un des points faibles de la série. Il y a bien moins d’effets abusifs, ceux qui donnent l’impression de regarder une mauvaise série B réalisée par un clipeur en quête de notoriété, mais pas d’inspiration. L’assassinat de Jason se révèle même plutôt sobre, et les quelques moments « musicaux » qui suivent sont assez réussis.

Après tout le mal que j’ai dit sur la réalisation de la série, il ne serait pas juste que je ne souligne pas la qualité présente dans cet épisode, mais du côté des améliorations, on peut aussi féliciter les acteurs qui nous donnent de bonnes prestations, surtout du côté des Moran, Lewis, les veuves Moran ou mêmes les enfants sont assez touchants, et surtout, ils sonnent toujours très justes, que ce soit avant ou après l’assassinat.

Malheureusement pour nous, du côté Williams, c’est toujours un peu à la limite. On s’est habitué à Carl, Benji est toujours aussi bon, la vulgarité de Roberta est maintenant légendaire, mais les pièces qui se raccrochent au wagon ne sont pas toujours des plus bénéfiques, jouant encore dans la caricature de gangsters. Une iconographie qui n’est peut-être pas très éloignée de la vérité, mais qui tend un peu trop vers la caricature quand on la met à l’écran.

Bref, pour la mort d’un des personnages les plus charismatiques de la série, nous avons le droit à un très bon épisode d’un point de vu technique. Au niveau scénaristique, ce n’est pas la révolution, mais ça tient plutôt bien la route quand même.