Maintenant que Carl Williams a éliminé toute la concurrence, il n’a plus qu’un ennemi, la police qui, jusque-là, n’a pas réussi à faire grand-chose. La pression se fait sentir du côté des forces de l’ordre, il faut absolument arrêter des hommes de Williams pour arrêter les tueries.

Les choses changent maintenant que les Moran ne sont plus dans la course. On ne se concentre plus que sur un groupe de criminels, et on sort des interminables luttes de pouvoir. Une nouvelle direction qui permet à la police de sortir de son côté anecdotique.

Certes, le schéma de la série en devient plus classique : écoutes téléphoniques, criminels sous surveillances… Le show change donc quelque peu, et ce n’est pas un mal, car, pour la première fois, la qualité ne rechute pas d’un épisode à l’autre. Il faut dire que les enjeux sont plus clairs, que les protagonistes sont moins nombreux, et que du coup, les scénaristes semblent plus à l’aise pour nous écrire des histoires plus cohérentes.

Il ne faut pas croire que l’on va pour autant monter en qualité, mais il faut bien admettre que la série s’est améliorée et sa réalisation n’a pas replongé dans les travers qui la rendaient si peu agréable.

Tout ça est une bonne chose, mais il n’y a pas non plus de quoi s’émerveiller. On reste dans les sentiers battus, même si, maintenant, l’histoire est plus en accord avec sa réputation, enfin, disons que l’on a une meilleure perception des dégâts provoqués par cette guerre du crime

Underbelly reste Underbelly, mais cette fin de saison s’annonce plus intéressante que les deux premiers tiers de la saison.