La police est sur tous les fronts pour mettre Carl Williams derrière les barreaux. Jacqui tente de retourner les hommes de main contre leurs commanditaires, tandis que Steve passe un accord avec l’homme de main de Condello.

Pour ce dernier épisode, on va s’intéresser à la police. Il faut dire que du côté de Williams, il n’y a plus grand-chose à dire. Pour lui, il ne reste plus que Condello à abattre, après cela, il sera le seul maitre à bord.

Les flics, on les suit depuis le début, et si une chose n’a pas été vraiment véritablement originale dans cette série, c’est bien eux. Tout au long de l’épisode, Rodger Corser va nous jouer tout ce qu’il connaît de cliché pour rendre Steve encore plus fade que d’habitude. En fait, la seule chose qui arrivait à sortir ce personnage du désintérêt total était sa femme, qu’il va rapidement mettre de côté dans cet épisode.

Caroline CraigJacqui – fait la narration depuis le début, mais n’a que rarement eu l’occasion de briller, à l’exception de quelques scènes dans les premiers épisodes. Sa dernière prestation va corriger le tir, surplombant sans trop se forcer son collègue.

La disparition qui est triste, c’est celle de Garry Butterworth. Le chef décède donc juste avant l’arrestation de Williams, et cela n’avait pas été tiré de faits réels, l’effet aurait été assez abusif, même si sa disparition se fait sans fioritures.

Cette fin de série ne déçoit pas, mais ne brille pas non plus par sa réalisation ou son écriture. Il faut bien avouer que maintenant que tout est terminé, que l’heure du bilan est arrivée, il n’y a pas grand-chose à ajouter. Le dernier tiers de la série rehausse le niveau général, mais les débuts n’ont pas été brillants. Entre réalisation de mauvais gout, dialogues manquant sérieusement de finesse, scénarii frôlant la caricature, la série n’a pas offert d’un bout à l’autre du divertissement correct, car elle n’aura jamais rien de plus à donner, de toute façon. L’énorme succès en Australie s’explique facilement grâce à son sujet, mais comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, pour nous autres, le fait de ne pas être familier avec l’affaire nous donne trop de recul, et on n’y trouve pas beaucoup d’intérêts. Bref, Underbelly ne risque pas de trouver le succès en dehors de son pays, et c’est facilement justifiable.