Underbelly – The Black Prince /The Sorcerer’s Apprentice (1.01&02)
Alphonse Giantano, dit The Black Prince est un gangster de Melbourne. A une soirée où il accompagne son meilleur ami, Jason Moran, il tombe sur un ancien ami qui lui doit de l’argent. La conversation s’envenime et Alphonse le tue. C’est le début d’une guerre mafieuse qui, pendant 10ans, bouleversa l’Australie.

Underbelly est une mini-série en 13 parties basé sur le livre Leadbelly: Inside Australia’s Underworld de John Silvester et Andrew Rule. Présentée comme The Sopranos Australien, la série fait avant tout parler d’elle dans les tribunaux de Melbourne. Le principal problème est qu’elle raconte des faits qui sont toujours en cours de jugement.

Sortis de tout ce tapage médiatique qui a permis à la série d’être mondialement connu avant même sa diffusion, il s’agit là d’une série de gangster qui se veut ambitieuse, et dont le sujet touchera certainement plus les autraliens que les reste du monde, mais qui n’est pas pour autant inaccessible.

Les deux premiers épisodes, diffusés comme un seul, nous met en place l’univers de la série et nous introduit à tous ses gangsters. L’histoire est censée se dérouler en 1995 et 2005. On commence avec Alphonce Giantano qui nous apparaît comme une parodie du Rital. On a donc toute de suite l’impression que la comparaison avec Les Soprano s’arrête au contexte mafieux. Il est clair que la série n’atteindra pas le niveau de sa consœur américaine, on s’en doutait, et on en a la confirmation.

Les qualités techniques des productions autraliennes n’équivaut pas celles d’HBO, mais cela ne pardonne pas quelques moments où la réalisation est vraiment mauvaise, même si globalement, il y a un travail visuel assez abouti.

The Black Prince, donc, nous permet de faire la connaissance avec le milieu criminel de Melbourne. Ici, pas trop d’originalité, bien au contraire. La première partie – le premier épisode – ne fait pas dans la finesse avec les clichés. Vince Colosimo donne à son Alphonse des faux airs de DeNiro qui n’aide pas trop. La violence parait alors gratuite, tout comme la nudité. A croire que le sujet poussait à ça.

La seconde partie va commencer à prendre de l’intérêt. Les personnages s’affinent, commence à prendre position. Même si on ne se débarrasse pas tout de totalement des défauts du début de l’épisode, la sobriété est un peu plus de rigueur.

Underbelly commence donc avec un double épisode assez inégal, mais pas dénué de potentiel. Il est dommage que la série se face une réputation sur des histoires judiciaires et sur une série de fuite ayant permis la diffusion en ligne des épisodes avant sa diffusion.