Underbelly – The Good, The Bad and The Ugly (1.05)
Avec Jason en prison, la famille Moran est affaiblit et perd du terrain. Marc décide d’agir seul. Carl Williams prépare minutieusement sa vengeance, aidé notamment par Dino. Richard Mladenich se fait tuer, l’inspecteur Owen n’a aucune piste et décide donc de rendre visite à Marc Moran.

Les évènements de cet épisode se déroulent quelques mois après ceux du précédent. Chaque épisode de la série semble suivre le même concept, ce qui permet de ne s’intéresser qu’aux évènements importants de l’histoire. Le problème est que ce l’on a souvent l’impression que ce saut temporel n’existe pas. À l’exception de quelques allusions faites pour nous expliquer brièvement l’état d’esprit des protagonistes et les diverses alliances, rien ne nous permettrait de percevoir le changement.

Comme l’indique le titre, nous avons ici une petite analogie avec le film de Sergio Leone. Cela reste assez grossier et caricatural. D’ailleurs, ce n’est pas un épisode qui fait preuve d’une grande finesse, bien au contraire. Le développement de certains personnages et leurs comportements ne sont pas toujours logiques ou intelligents. En fait, si on enlève le côté « inspiré de faits réels », on a une histoire de gangsters pas très intéressante, parsemée de scènes de sexe censées donner à la série son côté adulte.

La comparaison initiale avec les Sopranos est sans surprises non méritée, mais force est de constater que les personnes qui s’occupent de la série avaient quelque part l’ambition d’égaler la reine du genre. Bien entendu, le ratage laisse un peu perplexe sur les moyens mis en œuvre pour cela, mais on retrouve des éléments qui appuient cette théorie. Sans parler, bien entendu, de la réalisation prétentieuse qui décrédibilisent plus les scènes qu’elle accentue leur gravité.

Sans ça, la série pourrait s’avérer être un divertissement assez honnête. Il est donc dommage qu’une ambition difficile à assumer vienne gâcher la série.