Underbelly : a Tale of Two Cities – Brave New World (2.03)

Suite au décès de sa mère, Allison Dine, jeune institutrice, rejoint son petit-ami Wayne en Australie. Là, elle va rencontrer son patron, Terry Clark. Ce dernier fera d’elle sa maitresse et son employée. La police s’intéresse aux activités illégales, liées au jeu, de George Freeman.

La série débute à peine que la polémique s’installe en Australie, avec le fils de Don MacKay se plaignant du fait que l’histoire ait été modifiée, ne rendant pas ainsi hommage à son père. C’est un fait que confirment les créateurs d’Underbelly, les évènements commencent à dater, il faut combler les trous, rendre le tout cohérent et attractif. Je pense qu’en fait, la série aurait du être totalement fictive, même si c’est le fait qu’elle est inspirée de faits réels qui la transformée en phénomène.

Ce troisième épisode, en tout cas, doit pas mal profiter des blancs présents dans l’histoire vraie, car il y a un côté assez romanesque dans certaines scènes. Ce n’est pas un défaut, au contraire, le rythme du récit, tout comme sa construction en bénéficie grandement. Après le départ plutôt mitigé sur certains points, on a là une amélioration significative, même si, finalement, on retrouve un peu trop de la première saison dans la façon dont est racontée la relation entre Terry et Allison.

Cette dernière, justement, est interprétée par Anna Hutchison – aperçue il y a peu dans Legend of The Seeker – qui a clairement séduit le réalisateur qui va la filmer sous tous les angles et la moins vêtue possible. La nudité faisait déjà partie de la formule d’Underbelly première du nom, on ne peut donc pas être étonné que cela revienne, mais ici, la belle Anna finit par passer son temps à ôter ses vêtements. Cela ne sert plus l’histoire à un certain point.

À part ça, l’épisode se centre sur Allison et Terry. Ce dernier se montre de plus en plus charismatique et une sorte de légende se crée autour de lui, de par les non-dits et rumeurs. C’est correctement fait et Matthew Newton commence à vraiment bien jouer avec les facettes de son personnage.

À côté, il y a la police qui s’intéresse à George Freeman. Ce personnage reste plus iconographique qu’autre chose, car on l’associe plus à un ensemble de clichés sur les gangsters de sa trempe qu’à autre chose, vu le peu d’interactions qu’il entretient. Je pensais que l’épisode donnerait naissance à une équipe comme la Team Purana, mais, une fois de plus la corruption fait le ménage de tous les problèmes. Pour l’anecdote, car je ne sais pas si on va le revoir, Samuel Johnson (Rush) fait une apparition en flic, j’ai eu du mal à le reconnaitre avec le style 70’s, sa voix m’a aidé.

Ce troisième épisode est donc des plus encourageants pour la suite de la saison. Certes, on peut toujours déplorer des facilités scénaristiques et des clichés un peu abusifs, mais A Tale of Two Cities utilise assez bien son univers pour commencer à se forger sa propre identité, sans pour autant se débarrasser de la touche Underbelly, ce qui pourrait dans certains cas être un peu handicapant. On verra bien comment les pièges seront évités.