Underbelly: A Tale of Two Cities – Aussie Bob & Kiwi Terry / Bad Habits (2.01&02)

En 1976, Terry Clark, un petit joueur ambitieux va s’associer avec Aussie Bob Trimbole pour assurer son trafic de drogue venu d’Asie. La disparition d’un politicien local va attirer l’attention de la police de Sidney.

Pour sa seconde saison, Underbelly va continuer à nous raconter une histoire vraie, celle du crime organisé entre 1976 et 1987. Malgré ça, le concept est donc identique, même la voix-off par Caroline Craig. Son personnage n’est évidemment pas présent, mais la mère de Jacqui James étant elle-même policière, nous avons notre lien.

Durant les années 70 en Australie, le trafique de drogue et les organisations criminelles n’étaient pas ce qu’elles sont devenues avec Gangitano et Carl Williams, ce qui fait que la plus grosse différence à vraiment apparaitre dans ce début de saison, c’est le fait que la violence est bien moins présente.

Je ne sais pas si cela à un rapport, mais la réalisation est bien moins tape-à-l’œil, ce qui est plutôt une bonne chose. On retrouve ainsi un style plus dans l’esprit de la fin de la saison 1, et cela se ressent également dans la narration.

Ne plongeant donc pas dans ses plus mauvais travers, Underbelly repart du bon pied, bien que cela ne garantisse pas pour autant une histoire captivante. En fait, ce n’est pas le contraire non plus, mais le scénario se révèle un peu trop prévisible et factuel. La mise en route de l’association entre Bob et Clark est rapidement et grossièrement décrite, la principale préoccupation de l’équipe scénaristique étant clairement d’introduire un maximum de personnages, que ce soit chez les criminels ou les policiers.

Résultat de tout ça, ce double épisode ne dépasse pas le stade de la présentation et ne réussit pas à créer un vrai lien vers le téléspectateur. C’est une chose de ne pas se montrer complaisant avec des criminels, mais il aurait fallu mettre en place des enjeux qui puissent captiver. Certes, il y a la police et le fait que l’on s’attende à ce qu’il y ait, à un moment ou un autre, une arrestation, mais malgré tout ses défauts, le pilot de la série avec introduit un contexte où l’imprévisibilité permettait de se sentir impliquer dans l’histoire des frères Moran et de Carl Williams.

Bref, ce début de seconde saison installe ses personnages, mais ne développe pas leurs motivations et ce qui pourrait probablement leur nuire. C’est vraiment là le point faible, ça et quelques acteurs secondaires pas vraiment convaincants, coincés dans des sous intrigues qui le sont tout autant.

Underbelly: A Tale of Two Cities peut quand même se révéler intéressant et se regarde sans déplaisir. Il y a du potentiel, mais il va falloir qu’il soit bien exploité pour ne pas que cette seconde saison déçoive.