Being Human - Series 1, Episode 1

Mitchell, vampire, Annie, fantôme et George, loup-garou, cohabitent. Alors que le premier doit résister à l’appel du sang, et la seconde affronter son passé, le dernier se voit dans l’obligation de trouver un lieu sans risque où il peut se transformer.

Début 2008, BBC Three diffusait son lot de pilotes à ses téléspectateurs, mais aucun n’était destiné à survivre. C’était sans compter sans l’enthousiasme qu’à fait naitre Being Human auprès du public, bien décidé à sauver cette dernière de la mort. Voilà comme on se retrouve, un an plus tard, avec un casting à 99% changé, et 6 épisodes.

Je n’aurais pas été aussi enthousiaste que le spectateur anglais suite à la diffusion du backdoor pilote. Pour du BBC Three, Being Human se révélait être assez divertissant, mais de là à en faire toute une campagne de sauvetage, il y a quand même un monde. De l’eau a coulé sous les ponts entre le premier épisode et la première saison, amenant son lot de changements. Alors qu’en est-il aujourd’hui de la série ?

Les débuts de Being Human sont plus ou moins supérieurs à sa présentation. Cette dernière n’est pas le moins du monde reniée, en fait, il doit être par moment un peu difficile de suivre, malgré les efforts fournis, si on n’a pas vu le pilote. On sent bien ici la différence entre une série américaine ou anglaise. Alors que la première nous aurait refait l’introduction, ici, on progresse. On retrouve les trois principaux personnages là où on les avait laissés : George qui se transforme en loup-garou dans les sous-sols ; Annie, qui peut enfin sortir de chez elle, et dont de plus en plus de monde la voit ; Mitchell appelé par le monde vampirique, en lutte contre sa propre nature.

À l’exception de Russell Tovey, qui incarne George, tout le casting a été revu. On y gagne fortement, pour beaucoup d’entre eux. Le monde vampirique est malheureusement le plus développé. Si je dis malheureusement, c’est qu’à l’heure actuelle, c’est le seul à posséder une communauté, et à offrir multiples possibilités, ce qui peut, par la suite, être un problème pour le développement de George ou Annie. Le changement d’acteur de Mitchell est sûrement ce qui pouvait arriver de mieux. Aidan Turner remplace Guy Flanagan, et ainsi le personnage laisse de côté sa personnalité un peu trop emo, pour être plus un type ordinaire, un peu playboy certes, mais bien moins maniéré. C’est un soulagement. Dans le cas de Lenora Crichlow, la tâche est plus ardue vu qu’elle prend la suite de la talentueuse Andrea Riseborough. Les fans de Sugar Rush en seront peut-être ravis, j’imagine que c’est avant tout une question de préférence. Elle n’est pas mauvaise, mais il lui faudra un peu plus de temps pour s’imposer. Il lui manque le petit accent et la note comique, le personnage s’orientant ici bien plus dans une veine dramatique. Cela permet quand même de limiter les comparaisons.

Cet épisode se révèle légèrement long sur la fin, adoptant le fameux format d’une heure de la BBC, alors qu’on aurait pu aller un peu plus vite sur certains passages. La série a du potentiel, et on développe assez rapidement de la sympathie pour les protagonistes. Ce n’est pas si mal que cela pour un début.