Being Human - Series 1, Episode 2

Quand George rencontre un autre loup-garou, Tully (Dean Lennox Kelly), ce dernier lui propose son aide pour l’aider les nuits de pleine lune, et s’installe chez eux, après que Mitchell lui ait proposé de passer quelques nuits sur le sofa.

Being Human continue son exploration du genre humain, à travers ses protagonistes hors normes. L’aspect vampirique passe au second plan pour cet épisode, laissant surtout la place à George et à la part de werewolf qui est en lui, même des petits éléments sont placés pour développer lentement le combat que mène Mitchell contre lui-même et son univers.

Comme souvent, et cela risque d’être un peu régulier, l’épisode souffre de son format, quasiment une heure, alors qu’il est sans doute possible qu’un petit quart d’heure de moins aurait été bénéfique au rythme de l’épisode, surtout au vu de l’intensité des dernières scènes.

Nous faisons la connaissance avec Tully, autre loup-garou, qui entre en contact avec George pour lui proposer son aide. D’abord plus que réticent, ce dernier va devoir côtoyer son prochain à cause de Mitchell, se sentant d’humeur à embrasser l’humanité suite aux derniers évènements. Dean Lennox Kelly donne donc vie à un loup-garou qui charme son monde, qui sait quoi dire et quoi faire. L’acteur s’approprie bien le personnage, qui, malheureusement, souffre un peu des ficelles du genre. Il est assez facile de percer à jour son comportement, et presque tout autant les raisons de sa présence. Ainsi, on s’étend un peu trop en longueur, développant ses relations avec George, puis la façon dont il gagne sa confiance, en même temps qu’il perd celle d’Annie ou de Mitchell. Le groupe va forcément se retrouver scindé, mais cela sera de très courte durée, et le conflit qui va temporairement les opposer n’occupe que très peu de temps dans l’épisode. La mise en place est alors un peu longue. George est peut être des trois le personnage le plus accessible psychologiquement, menant une lutte contre sa nature, qui ne surgit que quelques jours dans le mois, et qui le gêne avant tout pour le mal qu’il peut causer. Il le vit alors plus comme une malédiction et ainsi, il est facile de comprendre son fonctionnement. Russell Tovey a rendu George attachant, que ce soit dans les moments de doutes ou d’affirmations, mais il reste le personnage le plus facile à cerner, car finalement le plus proche de nous. Il fournit les pointes d’humour, il est un écho aux angoisses humaines. Pour le moment, Annie n’a pas été assez exposée pour qu’on comprenne réellement la place d’un fantôme parmi nous, tandis que l’univers de Mitchell se veut plus sombre. L’épisode permet par ailleurs aussi l’introduction de Nina (Sinead Keenan II), que rencontre George à son travail, et qui incarne ici un intérêt amoureux.

Il est dommage que l’épisode possède des longueurs, car l’intensité réussit à bien se faire sentir sur la fin, avec, d’un côté la fameuse vidéo vampirique où l’on voit Lauren tuer un être humain, et de l’autre, la confrontation entre George et Tully, qui réussit à être assez noire. L’ensemble n’est pas trop mal réussi même si la série a besoin de s’affirmer.